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L’auto-évaluation, c’est l’affaire de tous

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L’expertise de votre équipe a un prix, le consommateur doit en être conscient. PHOTO ShutterStock

Avec la complexification des automobiles qui nous sont confiées, la mise à jour des connaissances s’impose.

Vous prévoyez obtenir les meilleurs outils à votre disposition pour affronter les avancées technologiques automobiles, mais… le meilleur équilibreur de roue n’empêchera pas un véhicule de perdre une roue.

Pour faire suite à cette image, il est nécessaire d’identifier les spécialités techniques qui nécessiteront plus de formation, de cerner les aplombs des mécaniciens et le bon vouloir des propriétaires d’ateliers à l’égard de la formation.

Mesurer son savoir

L’auto-évaluation ou la formation en ligne permet au mécanicien d’établir un point de départ (palier) vers un cheminement d’apprentissage supérieur. Il faut bien comprendre que cette méthode ne remet pas en question les compétences acquises d’un technicien, au contraire, elle lui permet de poursuivre son métier en toute quiétude.

En tant que mécanicien, pensez-vous que l’équilibre entre la valeur de votre carte de compétence et de vos acquis vous permettra de progresser ? La réponse devrait être positive, si vous désirez maintenir sa valeur. Si je ne m’étais pas imposé ces exigences, en consolidant la formation en ligne sans en avoir fait la pratique, ma compétence ressemblerait aux prévisions météorologiques. Maintenant, je peux confirmer que mon titre à la valeur de celle d’un technicien.

Le nécessaire rafraîchissement

Bien que la plupart des techniciens aient déjà reconnu la nécessité d’un rafraîchissement à la suite d’une auto-évaluation, rien ne nous indique que certains propriétaires de garages seront enclins à se dispenser d’un technicien pour le retourner en formation, malgré les programmes de subventions maintenant disponibles.

Les avancées technologiques dépassent le savoir et il faut se rendre compte que l’électrification des véhicules et l’évolution des équipements autonomes sont les prochains grands défis pour l’industrie automobile.

Pour vous donner une petite idée, il y a déjà des gens qui nous demandent quel atelier pourrait être en mesure de vérifier l’état de santé de leurs batteries haute tension. Nous en sommes rendus là.

Avez-vous toutes les informations à la portée de vos mains avant d’acheter un outillage de pointe ? Les systèmes ADAS, par exemple, offrent plusieurs niveaux de technologie et la liste est longue. La question demeure toujours, que ferez-vous pour former vos techniciens et vous adapter à ces nouvelles technologies tout en augmentant vos profits ?

Faire la différence

Pendant les périodes creuses, la baisse du chiffre d’affaires peut être conséquente.

Ne pas baisser la garde ; sachant que vous devez ajuster votre facturation afin de pouvoir maintenir vos tarifs au comptoir. Durant la période d’achalandage, certains consommateurs potentiels continuent de remettre en question vos tarifs. Informer professionnellement vos clients sur l’état général de leur véhicule tout en expliquant les technologies de pointe utilisées pour les entretenir.

Si un travail ne vous rapporte pas d’argent, il ne devrait pas être accepté. Le point de rupture est à nos portes et il est important de se différencier, d’améliorer l’expérience client et ainsi accroître vos sources de revenus.


Conseiller en développement au sein du réseau des garages recommandés de CAA-Québec, Denis Pageau est un technicien et formateur émérite. [email protected].

 

Catégories : Chronique, Mécanique
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