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L’AIA et les élections fédérales

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JF Champagne
Jean-François Champagne veut que les candidats aux prochaines élections soient sensibilités au droit des consommateurs de faire réparer leurs véhicules où ils le souhaitent. PHOTO AIA Canada

L’AIA Canada veut mobiliser l’industrie pour sensibiliser les candidats aux élections fédérales de septembre à l’importance du droit à la réparation pour le secteur automobile.

Le déclanchement des élections signe l’arrêt de mort de deux projets de loi qui auraient pu mener les constructeurs à être obligés de partager de façon plus limpide les données des véhicules avec les ateliers du marché secondaire.

Le récent sondage commandé par l’AIA Canada démontre que 83 % des consommateurs veulent que les constructeurs automobiles soient obligés de partager les données permettant l’entretien des véhicules. PHOTO Autosphere\ABACUS DATA

Les projets de loi C11 et C272 visaient à offrir aux consommateurs une protection de leurs données personnelles et par prolongement, la liberté de choisir avec qui ils peuvent les partager.

Cette campagne électorale met en suspens la campagne de l’AIA sur « votre voiture, vos données, votre choix », campagne de sensibilisation qui va être recentrée.

C’est en effet sur la notion du droit à la réparation que l’AIA veut maintenant pousser de l’avant en demandant aux gens de l’industrie, et à leurs proches, d’interpeller directement les candidats aux élections fédérales sur cette question.

Droit à la réparation

« La notion du droit à la réparation est d’actualité, a expliqué Jean-François Champagne, président de l’AIA Canada, lors d’une allocution filmée le 24 août. Les consommateurs comprennent qu’ils devraient pouvoir faire réparer leur téléphone cellulaire ou leur électroménager où ils le souhaitent tout en ayant accès à des pièces de remplacement. Mais il faut déboulonner le mythe que la partie est gagnée dans le secteur automobile. C’est n’est pas facile d’offrir le choix au consommateur alors que l’accès aux données est de plus en plus complexe. Il faut que les candidats aux prochaines élections comprennent cet enjeu. »

En fait, l’AIA Canada appuie cette démarche avec des chiffres forts, tirés d’un sondage mené par la firme au cours des dernières semaines par la firme Abacus DATA auprès des automobilistes canadiens.

Un des résultats percutants de ce sondage indique que 83 % des répondants souhaiteraient que les constructeurs automobiles soient légalement contraints à partager les données des véhicules qu’ils mettent en marché avec l’atelier du choix du consommateur.

Un autre résultat indique également que 94 % des automobilistes souhaitent pouvoir faire réparer leur véhicule dans l’atelier de leur choix.

« Ainsi, peu importe la région du Canada où ils se trouvent, les consommateurs canadiens souscrivent au concept du droit à la réparation. » Selon M. Champagne, ces résultats indiquent aussi clairement la confiance des Canadiens envers les ateliers du marché secondaire.

Passez à l’action

La campagne sur l’accès aux données étant mise de côté pour l’instant, l’AIA met de l’avant celle qui s’adressera directement aux candidats fédéraux par le truchement du site righttorepair.ca.

Les signataires peuvent automatiquement trouver les candidats de leur circonscription et leur faire parvenir une lettre type préparée par l’AIA et qui présente l’importance et les différents enjeux du secteur automobile.

Comme le conclut M. Champagne, la moitié des États américains étudie présentement la possibilité d’implanter une législation accordant aux consommateurs le droit de faire réparer leurs biens où ils le souhaitent, qu’il s’agisse d’une montre, d’un téléphone intelligent d’une voiture ou même d’un tracteur agricole.

« Il est grand temps que nos élus s’y intéressent. »

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