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Une mission pour l’accès aux données avec Élisabeth Lambert

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Élisabeth Lambert, copropriétaire de Pièces d’auto Joliette et vice-présidente de la Division Québec de l’AIA Canada.

Élisabeth Lambert, copropriétaire de Pièces d’auto Joliette et vice-présidente de la Division Québec de l’AIA Canada nous a entretenus, le 13 mai dernier, des enjeux du secteur.

Tout d’abord, Mme Lambert a expliqué son implication au sein de l’AIA depuis 2018.

« L’AIA est un regroupement extrêmement intéressant de plein de gens des divers milieux liés à notre industrie. On travaille ensemble pour trouver des solutions. Notre industrie est confrontée à plusieurs défis, de relève ou encore de formation. »

Pour cette gestionnaire, son implication lui a aussi permis de découvrir beaucoup mieux les divers rouages du marché secondaire automobile.

Mme Lambert souligne le travail qui est fait par l’AIA auprès des centres de formation, car il y a un manque de compréhension envers les métiers de cette industrie.

Comme elle le mentionne, un DEP en mécanique automobile ouvre plusieurs portes, celle de technicien, mais aussi d’aviseur technique, commis aux pièces ou même représentant pour un manufacturier de pièces ou d’équipements.

L’accès aux données

« Nous vivons présentement une période cruciale pour notre industrie, reprend Mme Lambert quand nous abordons la question d’actualité de l’accès aux données des véhicules. L’industrie se mobilise et nous voulons leur donner les outils pour justement conscientiser les consommateurs. »

Ces derniers comprennent peu ou pas les implications découlant de ce contrôle par les constructeurs des données émanant de leurs véhicules.

« L’enjeu va beaucoup plus loin que l’accès aux codes d’anomalie pour le diagnostic et la réparation. Le véhicule va partager les habitudes de conduite, les habitudes de consommation et ça peut devenir une source de revenus pour les constructeurs s’ils monétisent ces informations avec des tierces parties. Il faut informer les consommateurs face à cet enjeu. »

Une pétition est accessible en ce moment à change.org\PétitionCanadienne où les gens de l’industrie, mais aussi les consommateurs, sont invités à réclamer leur droit d’accès à ces informations. Les données appartiennent au propriétaire du véhicule et il doit être en mesure de les partager avec l’atelier de son choix.

Afin de rapprocher cet enjeu du consommateur, la Division du Québec de l’AIA Canada entreprendra, dès ce mercredi 19 mai, une série de présentations auprès des magasins corporatifs et indépendants, aux ateliers ainsi qu’aux représentants qui sont sur la route afin de leur présenter les enjeux, mais aussi les outils qui sont à leur disposition pour expliquer aux consommateurs l’importance de ce défi.

« Nous avons créé une foule d’outils, reprend Mme Lambert, disponibles sur le site de la campagne, sous l’onglet trousse d’outils. Nous invitons nos gens à aller sur le site et à se servir des outils qu’ils y trouveront. On veut que le consommateur conserve son droit de faire entretenir son véhicule dans l’atelier de son choix. »

Elle mentionne aussi l’engagement des grands réseaux dans cette démarche, l’illustrant par l’apparition de vignettes à code QR, apposées aux plexiglas au comptoir des ateliers de mécanique, que le consommateur n’aura qu’à scanner pour aller signer la pétition.

Le marché des pièces

En cette période de turbulences sur le marché, nous avons demandé à Élisabeth Lambert comment elle percevait les lendemains de la pandémie.

« C’est certain que dans les derniers mois nous avons vécu une période d’incertitude, répond-elle. Mais je crois que nous sommes dans une excellente période. Nous avons encore des enjeux en matière d’approvisionnement, mais somme toute, ça se passe très bien. »

Elle souligne qu’évidemment les consommateurs ont changé leurs habitudes notamment par le télétravail. « Mais ce n’est pas parce qu’une voiture roule moins qu’elle n’a pas besoin d’entretien », souligne-t-elle. Cela a des effets bénéfiques en ce moment.

D’autant que les gens, dans le contexte, tendent à vouloir conserver leur voiture plus longtemps et que les problèmes d’approvisionnement de pièces et de composantes électroniques pourraient réduire la disponibilité de véhicules neufs.

L’effet électrique

Plus hypothétique est la question relative à l’impact qu’aura sur le marché des pièces l’arrivée, pour l’instant anecdotique, des véhicules électriques. À ceci Mme Lambert répond qu’elle voit ce phénomène comme un nouveau défi pour le secteur du marché secondaire.

« C’est une autre technologie qui est émergente au même titre que celles liées aux systèmes ADAS. Je crois que l’important sera d’assurer la formation. L’avenir nous dira comment cela changera le visage de notre industrie, il est difficile de le prévoir. »

Elle conclut d’ailleurs l’entretien en signalant que la formation reste un des chevaux de bataille de l’AIA qui veut continuer à structurer une approche permettant aux ateliers et à leurs techniciens de relever ces nouveaux défis.

Catégories : Éditorial, Mécanique
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