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Le mythe des garagistes par Denis Pageau

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La complexité des véhicules modernes exige une nouvelle approche envers le client et un programme de formation adéquat. PHOTO ShutterStock

Cette chronique met en évidence certaines considérations auxquelles sont confrontés les ateliers de réparations concernant les mythes en matière d’évolution, de sécurité et d’environnement.

Dans les années soixante, les gens conduisaient des véhicules à moteur simple, inefficaces et souvent peu fiables. Inévitablement, le véhicule du client se retrouvait souvent dans une cour ou au garage du coin.

Les choses ont considérablement changé aujourd’hui et les véhicules sont beaucoup plus complexes, beaucoup plus efficaces, dotés de systèmes électroniques sophistiqués très fiables, s’ils sont entretenus bien sûr.

Les automobilistes aujourd’hui s’attendent à ce que la réparation de leur véhicule soit réussie du premier coup.

Place aux professionnels

En mettant tout cela en perspective après avoir visité, audité et géré certaines lacunes, l’époque des bricoleurs est révolue depuis longtemps !

Je me permets tout de même de souligner que l’ensemble des ateliers forme un tout et que la culture des préjugés entre garagistes se doit parfois d’être peaufinée.

Déjà dans les années deux mille on prévoyait que la plus grande partie de la charge de formation serait supportée par les constructeurs automobiles, mais le mécanicien a évolué du fait de sa formation et continuera de le faire tout en ayant un œil ouvert à son processus évolutif.

Je souligne cependant que la réalisation de ceci dépendra de l’orientation des ressources humaines. L’électrification des véhicules est un défi à relever autant pour l’employeur que pour l’employée.

Il en va de même pour les concessionnaires et les ateliers du marché secondaire considérant que cette technologie ouvre la voie à de nouvelles générations de diagnostics embarqués au-delà de l’OBD II.

Je tiens à souligner qu’il est de plus en plus difficile, mais toujours possible, d’avoir accès aux informations du manufacturier aujourd’hui.

J’ai dernièrement eu l’occasion, le temps d’une sortie de deux semaines avant le retour du confinement, de visiter l’atelier de carrosserie Jean Blanchet qui utilise un appareil de diagnostic (asTech) pour les pré et post-scans.

Cet outil permet d’analyser à distance les données du véhicule, la programmation et permet d’offrir des services d’étalonnage.

Expliquer la reprogrammation

Le défi des garagistes versus les revendeurs d’appareils de reprogrammation est d’envisager d’élaborer un document de non-responsabilité qui explique comment, quoi, quand, où et pourquoi la reprogrammation.

Ce même document doit expliquer aussi que la reprogrammation est recommandée par le constructeur du véhicule et que l’atelier ne contrôle pas le contenu des fichiers d’étalonnage. L’avenir de la reprogrammation est clair.

Tous les constructeurs automobiles utiliseront cette technologie, s’ils ne l’ont pas déjà fait.

Quand est-il de l’environnement dans les ateliers ?

Comprendre que l’atelier de mécanique d’aujourd’hui n’est plus un lieu négligé et malsain, mais d’un endroit de travail sûr et écologique.

En plus de protéger les employés et la planète, l’ajout du programme de certification Clé Verte peut vous éviter des amendes lourdes, des frais juridiques ou des pertes de productivité due à des blessures. Il est dans votre intérêt de rester informé sur ce programme.


Conseiller en développement au sein du réseau des garages recommandés de CAA-Québec, Denis Pageau est un technicien et formateur émérite. [email protected]

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