fbpx

Droit à la réparation : La campagne progresse

Jean-Francois Champagne AIA Canada President
Jean-François Champagne, président de l’AIA Canada, a fait le point sur la campagne Ma voiture, mes données, mon choix. PHOTO AIA Canada

Lors d’une rencontre virtuelle avec les gens de l’industrie du marché secondaire le 26 janvier dernier, Jean-François Champagne, président de l’AIA Canada, a fait le point sur la progression de la campagne Ma voiture, mes données, mon choix.

Le nombre d’entreprises et d’individus signataires de la pétition progresse à vitesse grand V et l’AIA Canada compte sur cet appui pour sensibiliser les autorités législatives canadiennes qui travaillent présentement sur le dossier de la protection des données personnelles.

La révision actuelle de cette charte représente une opportunité pour le marché secondaire automobile, souligne M. Champagne, puisqu’une de ses motivations, outre le contrôle des données et son partage sécuritaire, est de s’assurer d’une saine concurrence bénéfique pour le consommateur.

Champagne réitère son invitation aux partenaires de l’industrie à signer la pétition qui sera envoyée au ministère du Commerce qui planche en ce moment sur la révision.

L’AIA Canada avait aussi invité, lors de cette discussion, Bill Hanvey, président de l’organisme AutoCare aux États-Unis à faire le point sur la progression de la campagne Ma voiture, mes données, mon choix au sud de nos frontières.

Bill Hanvey, président de l’organisme AutoCare aux États-Unis. PHOTO AIA Canada
Informer toute la filière

« Cette démarche est critique et repose sur l’information, a expliqué M. Hanvey. C’est important quand on sait que 85 % des consommateurs ne savent pas que leur véhicule partage des données, en temps réels, avec les constructeurs. Puisque l’on sait que dans deux ans 95 % des véhicules neufs vont être connectés avec leurs constructeurs par télématique il est grand temps de mettre de la pression sur le dossier. »

Pour lui, le consommateur doit être informé de ces enjeux, mais aussi le secteur du marché secondaire et les instances gouvernementales. La pétition est une excellente approche pour sensibiliser les consommateurs aux enjeux liés à l’accès à ces données.

Il a mentionné aussi que la récente décision des électeurs du Massachusetts d’avoir accès aux données de leurs véhicules nécessaires à leur entretien était contestée en cours par les constructeurs. Selon M. Hanvey cette opposition des constructeurs, qui évoquent la sécurité liée au partage d’informations personnelles ou encore à la propriété intellectuelle, n’est pas une mauvaise chose en soi.

« Alors que nous voulions organiser des rencontres avec les constructeurs pour établir des normes pour le partage de données avec les consommateurs ils nous ont servi une poursuite, explique avec calme M. Hanvey. Cela aura comme effet de mousser grandement la visibilité de notre démarche. » Tout indique que les constructeurs ne vont s’entendre sur un accès ouvert aux données de leurs véhicules que s’ils y sont légalement contraints.

Des solutions technologiques

Une discussion récente avec Billy Thomas, directeur des services aAIAutomobiles pour la firme Vehicule Mind, nous apprend que des technologies sont en développement pour faciliter le partage des données des véhicules avec leurs propriétaires. Un module, inséré dans le port OBD2, permet à l’automobiliste d’obtenir, directement sur son cellulaire, l’information essentielle sur la condition de sa voiture.

« Nous estimons que cet été, avec l’accord du propriétaire du véhicule, ces données pourraient être directement partagées avec le garagiste de son choix », explique M. Thomas.

Vous pouvez signer votre engagement envers cette cause en suivant ce lien.

 

Catégories : Éditorial, Mécanique
Étiquettes :

ARTICLES POPULAIRES

Calendrier

Nos partenaires

Menu
X