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Des freins aux ventilateurs

Rick Jamieson, PDG d’ABS Friction, IDEAL Brakes PHOTO Jason Janssen, ABS

Rick Jamieson d’ABS Friction nous fait part de ses réflexions sur l’aide à apporter aux prestataires de soins de santé pour lutter contre COVID-19 et sur la nécessité de soutenir les entreprises locales et nationales.

Être choisi par le gouvernement pour construire des ventilateurs pour les Canadiens a été une véritable plume dans le chapeau de Rick Jamieson, PDG de IDEAL Brakes and ABS, Guelph, Ontario. Commencer à les assembler en quatre mois a été une réalisation importante, car le produit prend normalement jusqu’à deux ans à développer.

Autosphere a contacté Rick pour lui expliquer pourquoi il a commencé à produire des ventilateurs… bien loin des plaquettes de frein ! Il a fondé ABS Friction il y a environ 25 ans et, en tant que fabricant sous label privé, il fournit des dizaines de millions d’ensembles dans le monde entier. Voici ce qu’il a dit.

AS : Quand l’idée de produire des ventilateurs avec ABS Friction est-elle née ?

RJ : Lorsque la pandémie COVID-19 s’est produite en mars, le gouvernement canadien a demandé à certaines entreprises canadiennes de l’aider. J’ai inventé le terme « Ventilateurs pour les Canadiens » et j’ai créé un site web pour exprimer cette vision. L’objectif était d’acheter ou d’assembler des ventilateurs qui, au début de la pandémie, étaient les appareils médicaux les plus nécessaires.

AS : Quel aspect commercial a rendu logique le passage de la production de plaquettes de frein à celle de ventilateurs ?

RJ : Ce n’est pas une étape logique. Cependant, chez ABS, nous sommes habitués à fabriquer de nouveaux produits qui sont des dispositifs de sécurité. Mon objectif était de trouver un ventilateur dont la fabrication serait autorisée au Canada. Nous fabriquons maintenant le ventilateur Baylis V4C-560, basé sur la plateforme de ventilateur Medtronic PB-560.

AS : Quelles pièces étaient nécessaires pour rendre la production de ventilateurs réalisable du point de vue de l’équipement et du personnel ?
  1. Une conception de ventilateur éprouvée — nous avons obtenu une licence open source de Medtronic lorsqu’ils l’ont proposée à certains fabricants pour leur permettre de produire ce produit.
  2. Nous avions besoin d’une installation de qualité médicale — nous nous sommes associés et avons sous-traité avec Baylis Medical à Toronto.
  3. Nous avions besoin d’une chaîne d’approvisionnement pour soutenir la fabrication — nous avons développé des fournisseurs essentiels pour Baylis.
  4. Nous avions besoin d’une commande — le Canada a commandé 10 000 ventilateurs.
  5. Nous avions besoin de l’approbation de Santé Canada — nous l’avons obtenue à la mi-juin !
AS : Comment les choses ont-elles évolué depuis avril ?

RJ : Nous travaillons sans arrêt, sept jours sur sept, depuis plus de cinq mois. Nous expédions maintenant des ventilateurs à la réserve nationale du gouvernement à Ottawa.

AS : Que pensez-vous que cette expérience et la pandémie nous ont appris sur la façon de faire des affaires et de penser au monde qui nous entoure ?

RJ : Nous devons fabriquer davantage au Canada. Il y a une énorme capacité d’ingénierie ici — c’est un mythe que nous ne pouvons pas rivaliser efficacement. Nous devons mieux planifier et comprendre les risques de la mondialisation sur les chaînes d’approvisionnement.

AS : Comment voyez-vous la suite des événements jusqu’en septembre, peut-être jusqu’en 2012 — du point de vue des entreprises et des ventilateurs nécessaires ?

RJ : Dans le secteur des freins, nos clients ont enregistré des ventes record en juin, juillet et août. Notre gamme IDEAL, vendue uniquement au Canada, est expédiée à un taux de remplissage de 99,9 % parce que nous n’avons jamais arrêté la fabrication — le fait d’être un « service essentiel » nous a permis de constituer des stocks. Nous pensions que les ventes reviendraient plus fortes que jamais ; c’est ce qui s’est produit. Nous avons supposé que personne ne se rendrait dans le sud des États-Unis cet automne et n’investirait probablement dans la réparation de ses voitures. Par conséquent, je pense que les ventes seront excellentes jusqu’à la fin de l’année.

AS : Y a-t-il autre chose que vous aimeriez mentionner ?

RJ : Le premier ministre Doug Ford a déclaré que les Ontariens doivent soutenir les entreprises canadiennes. Les acheteurs et les distributeurs canadiens devraient soutenir des entreprises comme la nôtre. Les entreprises comme la nôtre créent des emplois au Canada et « Acheter canadien » fait une différence. La fabrication locale soutient les organisations caritatives, les fournisseurs et les familles locales. Si nous n’étions pas là, nous n’aurions pas eu l’infrastructure nécessaire pour pouvoir nous lancer dans la fabrication de ventilateurs pour les Canadiens.

Enfin, M. Jamieson a déclaré qu’il s’attendait à remplir son contrat de 10 000 ventilateurs d’ici la mi-décembre — il a déjà entamé un quatrième quart de travail compte tenu des pics d’activité de COVID 19 que nous observons déjà cet automne.

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