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L’électrique prend son envol

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Tesla
Tesla tient encore le haut du pavé, mais la croissance de l’offre des autres constructeurs pourrait avoir un impact sur le prix d’achat des VÉ. PHOTO Cam Bradford / Unsplash

Un récent rapport de Scotiabank Economics signale une accélération des ventes de véhicules électriques à l’échelle mondiale et un positionnement du gouvernement américain qui pourrait changer la donne sur notre continent.

Diffusée le 26 août, cette analyse constate que les ventes de véhicules électriques (VÉ) ont presque doublé en 2020 à travers le monde dans un contexte où les ventes de voitures neuves se sont rétractées de 16 % comparativement à l’année antérieure.

C’est le marché européen qui a marqué le plus de gain, notamment par le resserrement de ses normes environnementales et la bonification des incitatifs à la conversion.

Les ventes sur ce continent poursuivent leur accélération alors que la première moitié de 2021 indique que l’option VÉ représente 15 % des nouvelles ventes.

Il n’en demeure pas moins que c’est en Chine que l’électrification des transports privés va le plus rondement.

L’Empire du Milieu profite d’un réseau élargi de bornes de recharge et du plus grand nombre de constructeurs automobiles nationaux offrant des véhicules électriques.

Les visions de Biden

Washington semble vouloir emboîter le pas. Dans un décret exécutif signé la semaine dernière, le président Biden souhaite que 50 % des véhicules neufs vendus sur le marché américain soient électrique en 2030.

Ce coup d’accélérateur historique signifierait la mise en marché de quelque huit millions de nouvelles unités électriques aux États-Unis pour l’année 2030.

Ce virage serait appuyé par un programme d’investissement en infrastructures électriques et d’incitatifs de l’ordre de 174 milliards de dollars US.

Selon Scotiabank Economics, ces incitatifs rejoindraient presque les offres actuellement offertes au Québec.

Cet objectif de la Maison-Blanche est moins ambitieux que celui du Québec, du Japon, du Royaume-Uni et même de la Californie qui visent un virage 100 % électrique en 2035.

Mais le volume brut de voitures que cette mesure représente est colossal.

Un sondage effectué par CarGurus ce printemps indiquait que 52 % des consommateurs américains seraient probablement ou assurément propriétaires d’un VÉ d’ici les dix prochaines années.

Bref, la population semble réceptive à ce changement.

Toujours selon ce rapport, il faut s’attendre à ce le coût d’achat d’un véhicule électrique affiche une baisse au cours des prochaines années.

Alors que les trois quarts des VÉ vendus aux États-Unis sortaient des usines Tesla en 2020, cette proportion est appelée à diminuer avec l’élargissement de l’offre des autres constructeurs, notamment dans la catégorie des VUS et camionnettes, des véhicules en forte demande.

Un choix plus vaste devrait se traduire par une réduction des prix à moyen terme.

Selon l’analyse, d’ici cinq ans le prix des batteries alimentant les VÉ devrait diminuer sensiblement, représentant le même investissement que pour manufacturer un moteur à essence ou diésel (ICE).

Mais une mise en garde s’impose au chapitre des métaux rares nécessaires à alimenter la fabrication des batteries des VÉ, surtout en cas de forte demande.

Au Canada

Sur notre territoire, la popularité de la solution électrique est tributaire, en grande partie, aux incitatifs financiers.

Par exemple, lorsque l’Ontario a laissé tomber les incitatifs à l’achat de VÉ en 2018 les ventes sont tombées en dormance.

Même phénomène, mais de moindre ampleur, en Colombie-Britannique où les ventes se sont redressées après que le soutien financier ait été sabré de 50 %.

C’est encore au Québec que les ventes sont les plus solides et où l’on retrouve le plus d’unités sur les routes.

Finalement, le rapport de Scotiabank Economics confirme qu’au-delà du prix d’achat plus élevé, c’est l’autonomie des VÉ qui représente le frein le plus important à l’acquisition par les consommateurs canadiens.

Cela est particulièrement perceptible lorsque l’on compare les réticences des automobilistes urbains par rapport à leurs concitoyens ruraux, confrontés à de grandes distances.

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