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TPMS : À la source du problème

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Un voyant TPMS qui s’illumine peut annoncer une situation qu’il faut corriger immédiatement. Trop d’automobilistes passent outre à cet avertissement. PHOTO Denny Muller / Unsplash

L’indicateur TPMS s’allume dans le tableau de bord du client. Où est le problème ?

Les capteurs de pression des pneus montés sur les voitures de vos clients sont des équipements de sécurité qui, s’ils ne sont pas obligatoires au Canada, le sont aux États-Unis et un peu partout dans le monde, notamment en Chine.

Une perte de pression dans un pneu peut entraîner, dans le pire des cas, une perte de contrôle, mais plus fréquemment, une usure inégale et prématurée des pneus.

Même si tous les automobilistes le comprennent, plusieurs d’entre eux ne réagiront tout simplement pas à ce voyant qui brille soudainement sous leurs yeux.

« Les gens sous-estiment l’importance de ce système, souligne Alexandre McCabe, conseiller aux opérations réseau chez Point S. Aux États-Unis, il est reconnu comme un système de sécurité au même chapitre que la ceinture de sécurité. Un atelier qui les enlèverait à la demande d’un client pourrait se faire poursuivre. »

Informer le client

Tous nos experts martèlent le fait que le centre de pneus devrait bien informer son client de l’importance d’agir rapidement quand le TPMS se déclenche, même s’il peut s’agir, comme l’explique le conseiller technique Serge Desjardins de Les Équipements Qué-Mont, d’une défaillance du capteur.

« Avec la période de changement de températures, il arrive qu’un capteur dont la batterie est en fin de vie lance le signal d’anomalie dans le tableau de bord au démarrage le matin avant de s’effacer, quelques minutes plus tard, quand le roulement et la chaleur grimpante redonnent un second souffle à la batterie. »

Selon lui, un TPMS devrait rendre l’âme à l’âge de six ou sept ans, un peu plus rapidement en cas de fort kilométrage.

Bref, quand le voyant s’illumine, l’automobiliste devrait rapidement se garer pour vérifier s’il ne s’agit pas d’une crevaison exigeant l’immobilisation du véhicule en attendant d’installer la roue de secours ou l’arrivée de la dépanneuse.

« Rouler sur un pneu insuffisamment gonflé va en augmenter la chaleur interne ce qui va endommager les composantes internes et le caoutchouc, explique Andrew Decker, ingénieur de projet chez Bridgestone Americas. Les dommages de cette nature ne sont pas nécessairement décelables à l’œil nu et le pneu va se dégrader prématurément. »

Les sources possibles

Comme le résume Alexandre McCabe, plus le client va attendre et plus les dommages seront graves.

« Une fois à l’atelier, il faut déterminer si la cause de l’alerte n’est pas justement le TPMS en fin de vie. Sinon, le truc du savon liquide vaporisé sur la surface du pneu devrait indiquer si la fuite provient d’une crevaison, d’une valve mal ajustée ou d’un jeu entre la jante et le talon du pneu. »

La jante attaquée par une corrosion fréquente dans nos conditions climatiques doit être sablée et scellée avant d’être réinstallée.

Il recommande le démontage du pneu avant sa réparation, car la présence de poudre noire à l’intérieur va trahir un pneu qui a roulé sous faible pression et dont la structure des flancs risque d’être irrémédiablement abîmée.

Et si le pneu peut être réparé, M. McCabe recommande aux techniciens de suivre attentivement les processus des fabricants.

Certains fabricants de pneus vont ainsi inviter les spécialistes à dire à leurs clients que la cote de vitesse du pneu réparé est réduite de tant de kilomètres.

« Chaque cas est unique », résume-t-il.

Comme le rappelle d’ailleurs M. Decker de Bridgestone, un pneu va naturellement perdre un ou deux PSI mensuellement, un peu plus lors des changements de température.

Et les automobilistes n’y portent guère attention.

Heureusement pour eux, le TPMS veille et dès qu’il manque entre 20 et 25 % de la pression recommandée (selon les constructeurs), une note d’avertissement visuelle va apparaître dans le tableau de bord.

Ce dernier indique que tous les centres de pneus devraient avoir en main le guide de l’association des fabricants de pneus américains (USTMA Guidelines) qui donne tous les détails des réparations possibles.

C’est un document important à avoir en main quand on doit annoncer au client qu’on ne peut réparer son pneu et qu’il devra en acheter un neuf.

Alexandre McCabe dit qu’en l’absence de ce document de référence, les directives du fabricant du pneu font le travail.

En bref

Informer le client du rôle et de l’utilité du capteur de pression et du signal qu’il peut partager avec lui est important.

Cela pourrait aussi justifier l’installation de TPMS sur le deuxième ensemble de roues, le cas échéant, pour plus de tranquillité d’esprit.

Le voyant peut vouloir dire simplement que le capteur est en fin de vie et doit être remplacé.

Si la perte de pression est réelle, il faut en identifier la cause.

Et s’il s’agit d’une crevaison, il est très important d’appliquer les bonnes pratiques de réparation, c’est avant tout une question de sécurité.

Catégories : Éditorial, Pneus
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