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Confier l’entretien du parc à un tiers ou s’en charger soi-même ?

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« L’entretien mécanique des véhicules doit reposer entre bonnes mains. » Photo Pixabay

Faut-il s’occuper à l’interne de l’entretien mécanique des véhicules de la flotte ou déléguer le mandat à des spécialistes? L’alternative implique matière à réflexion.

La certification ASE 

Puisque la productivité des véhicules du parc automobile dépend largement de leur entretien rigoureux, le responsable de la flotte songera nécessairement à soumettre ce délicat travail à des gens de confiance. Pour une entreprise, vaut-il mieux tout mettre en œuvre pour prendre en charge cet aspect ou solliciter un tiers externe compétent? Afin d’approfondir la question, nous avons d’abord consulté Sasha Arasteh, directrice, mobilité électrique et services chez Shell Fleet Solutions. D’entrée de jeu, elle aborde le suivi manuel de l’entretien des véhicules, stipulant qu’il peut prendre du temps et demander beaucoup de travail. En revanche, elle propose une piste de solution. 

Sasha Arasteh, directrice des services de mobilité, Shell Fleet Solutions pour l’Amérique. Photo Shell Fleet Solutions

« Shell Fleet Maintenance Hub simplifie cette tâche en localisant les données et en fournissant aux entreprises des alertes et un aperçu des besoins en entretien de leurs véhicules. Grâce à ces données, par l’entremise de notre plateforme, les directeurs de parc sont en mesure de trouver un fournisseur de services, de prendre rendez-vous et même de payer pour les services d’entretien. Shell Fleet Maintenance Hub peut simplifier le processus de gestion de l’entretien des véhicules en offrant commodité, expertise et contrôle. »

Dans tous les cas, les directeurs de parc voudront s’assurer que les techniciens sélectionnés, qu’ils soient basés à l’interne ou à l’externe, ont reçu la précieuse certification ASE.

« Ces experts sont considérés comme ayant des connaissances à jour en vertu d’une formation sur les normes les plus récentes, ce qui, en fin de compte, permet à votre parc de rester au mieux de sa forme. En utilisant Shell Fleet Maintenance Hub, vos besoins en matière d’entretien seront supervisés par des techniciens certifiés ASE », précise Madame Arasteh.

Bonnes notes et bémols

Afin de faciliter le processus décisionnel entourant le dossier du suivi mécanique des véhicules de la flotte, il devient intéressant de soupeser les options. Interrogé à cet effet, Pierre Bernier, gérant des ventes, magasins corporatifs chez NAPA Pieces d’auto, se prête au jeu des avantages et des inconvénients. Notre répondant énumère d’abord les raisons invitantes, pour une entreprise, de s’occuper elle-même de ce volet.

« L’entreprise a toujours la possibilité de faire le travail de suivi à son propre rythme et de mettre ses priorités dans l’ordre qui lui convient. Elle peut également obtenir des prix avantageux pour une flotte et négocier un contrat en sa faveur. » 

Pierre Bernier, gérant des ventes, magasins corporatifs, NAPA Pieces d’auto. Photo NAPA Pieces d’auto

Puis, au fil de son analyse, en termes d’incommodités, M. Bernier avance deux éléments. 

« Tout d’abord, n’oublions pas le vieillissement de la main-d’œuvre qui affecte le domaine des techniciens. Ensuite, il faut que l’entreprise trouve un emplacement pour y mettre tous les véhicules de la flotte en attente de maintenance. »

Toujours selon le point de vue de notre intervenant, voici les deux côtés de médaille auxquels peut s’attendre le directeur de parc qui délègue cette mission à l’externe, aux bons soins d’une firme établie. 

« Le premier avantage, c’est de ne pas avoir le personnel sous sa responsabilité. Actuellement, mentionnons aussi le fait de ne pas subir les restrictions des pièces partout, dans tous les domaines de l’industrie. Enfin, l’entreprise peut négocier un prix compétitif sur la maintenance de la flotte auprès de ses fournisseurs. L’irritant principal, par contre, c’est de ne pas avoir le contrôle sur les réparations et de devoir souvent attendre que le travail des techniciens soit terminé dans un atelier qui peut prendre soin des véhicules de ses clients fidèles avant ceux du parc », décrit Pierre Bernier.  

Le meilleur des deux mondes

Évidemment, les gens du milieu conçoivent que l’approche concernant le suivi mécanique des véhicules fait partie d’une politique de rentabilisation de la flotte. Mais est-il possible pour un directeur de parc d’y arriver sans mettre tous ses œufs dans le même panier? Apparemment, oui. Du moins, c’est ce qu’explique Pierre-Olivier Cyr, copropriétaire de l’entreprise Déménagement Le Clan Panneton, qui emploie, à l’interne, deux techniciens à temps plein pour les tâches moins coûteuses. 

Pierre-Olivier Cyr, copropriétaire, Déménagement Le Clan Panneton. Photo Déménagement Le Clan Panneton

« Les avantages, à l’interne, c’est que nous pouvons réparer à moindre coût les petits bris dès qu’ils surviennent, ainsi que les points mineurs à régler à la suite de l’inspection des camions. Ainsi, nous relançons les véhicules rapidement pour une meilleure productivité. »

Advenant des problèmes mécaniques plus costauds, nécessitant de l’équipement qui occupe une superficie importante et qui exige un entretien rigoureux et coûteux, Déménagement Le Clan Panneton s’en remet à deux entreprises qualifiées. 

« Ces ateliers spécialisés ont investi dans un équipement qui coûterait cher à une entreprise comme la nôtre, qui souhaite plutôt investir pour élargir son parc. En plus, ils profitent d’une bonne accessibilité aux pièces, qu’ils peuvent nous vendre à un tarif préférentiel. »

Un juste milieu

M. Cyr pousse plus loin la réflexion en rappelant que l’équation parfaite en lien avec le questionnement « suivi mécanique à l’interne ou à l’externe? » n’apparaît pas sur-le-champ dans les livres de comptabilité. Selon lui, l’exercice nécessite de tabler pendant quelque temps pour finalement cibler quelle partie de la démarche prendre en charge et quels pépins remettre entre les mains d’un tiers.  

« Nous effectuons chez nous les travaux moins dispendieux jusqu’à ce que nous rencontrions des tâches qui, après calcul, coûtent moins cher à confier à une entreprise. C’est ce point de juste milieu que le gestionnaire souhaite trouver pour rentabiliser l’aspect entretien mécanique. »

En terminant, Pierre-Olivier Cyr parle aussi de collaboration au beau fixe menant à de saines relations d’affaires, surtout dans un contexte plus épineux.

« Établir une bonne communication avec ces entreprises nous permet une liaison d’affaires basée sur le donnant-donnant. Par exemple, nous pouvons régler le problème de main-d’œuvre d’un partenaire d’entretien mécanique en accomplissant nous-mêmes la tâche avec la pièce qu’il aura eu plus de facilité à commander », image-t-il.

 

Catégories : Éditorial, Parc
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