fbpx

Préceptes pour faciliter la gestion du carburant 

Autosphere » Parc » Préceptes pour faciliter la gestion du carburant 
Gérer l’utilisation du carburant représente un défi. Photo Stockvault, photos libres de droits

Parmi les éléments influant sur la rentabilité du parc de véhicules, l’utilisation du carburant trône en tête de liste.

Une préoccupation qui incite le gestionnaire de parc à développer des outils pour atteindre les objectifs fixés à ce chapitre.

Une pollution évitable

Guillaume Poudrier, Président, Geothentic. Photo Geothentic

Déployer jour après jour des véhicules à essence implique de veiller à ce que leurs réservoirs soient constamment alimentés. Dans ce contexte, si le geste de faire le plein s’avère somme toute banal, le processus de sensibilisation qui s’orchestre en coulisses devient un cheval de bataille incontournable.

« Toute entreprise qui gère un parc a intérêt à conscientiser ses chauffeurs en matière d’utilisation de carburant », énonce d’emblée Guillaume Poudrier, président de Geothentic.

Pour étayer sa philosophie, notre intervenant cite rapidement trois raisons majeures. Des motifs que l’entreprise qui aspire à accroître sa productivité et à bonifier ses services ne peut dissimuler sous le tapis.

« D’abord, l’aspect environnemental, quand on connaît la quantité de GES déployée par les véhicules à essence. C’est une pollution évitable. Ensuite, le principe de réaliser des économies concrètes, car le prix de l’essence ne cesse de fluctuer et d’augmenter. Enfin, le souci d’améliorer la rentabilité, car il devient quasi impossible de prédire le coût total d’essence pour une année. »

Wo, les moteurs !

Questionné quant à la façon d’éveiller les conducteurs à l’aspect économie de carburant, le président de Geothentic lance une image récurrente du paysage routier québécois, pourtant nullement projetée sous le couvert de mauvaises intentions.

« Pour moi, la pire dépense, c’est quand il n’y a aucune action, comme c’est le cas avec la marche au ralenti. Elle représente entre 30 et 50 % de l’utilisation totale du moteur dans un temps donné. Notre système breveté, en contrôlant les arrêts et les redémarrages, permet des économies substantielles en ce sens », précise-t-il, chiffrant entre 700 et 1200 le nombre de litres pouvant être épargnés par véhicule annuellement.

Par conséquent, M. Poudrier suggère d’employer des outils télémétriques servant à emmagasiner les éléments du comportement de conduite de chaque chauffeur. Établir ainsi le profil de chacun mènera à une approche personnalisée afin d’obtenir de meilleurs rendements.

« Un système de cartes pour les employés permet de contrôler l’accès aux véhicules et de récolter les informations personnelles de chacun selon l’emploi du véhicule en temps réel. En bout de ligne, les statistiques recueillies servent aussi à mieux planifier la maintenance mécanique », argue-t-il en terminant.

Une saison à la fois

Leo Gualtieri, Directeur de comptes, Foss National Leasing, Laval. Photo Foss National Leasing, Laval

Pour faciliter la fixation d’objectifs en matière d’utilisation de carburant, Leo Gualtieri, directeur de comptes chez Foss National Leasing, à Laval, conseille d’adopter des techniques de conduite selon les saisons. Ainsi, par temps froid, il avance que les moteurs se réchauffent généralement plus vite en conduisant.

« Nous recommandons de laisser le véhicule se réchauffer pendant environ trente secondes, puis de repartir doucement. On doit aussi éviter d’utiliser les dégivreurs et les réchauffeurs de sièges plus que nécessaire. »

En période estivale, particulièrement lors de canicules, M. Gualtieri ajoute que la surutilisation de la climatisation peut entraîner une perte de carburant. Il conseille entre autres de baisser les vitres du véhicule pour rester au frais lors de la conduite en ville.

« Sur l’autoroute, le conducteur peut garder les fenêtres fermées et utiliser l’air climatisé si nécessaire. »

Trajets et pneumatiques

Afin d’épargner les détours inutiles, le logiciel de suivi GPS s’avère une option de choix pour les parcs automobiles. De même, diverses applications empêchent les conducteurs de s’engouffrer dans un bouchon de circulation, où le moteur tourne inévitablement au ralenti.

« Les gestionnaires peuvent aussi améliorer la planification des itinéraires en informant les conducteurs de l’existence d’applications de gestion du trafic, comme Waze. Elles les aident à éviter les problèmes de circulation en temps réel. »

En outre, Leo Gualtieri mentionne que les pneus à faible résistance au roulement, qui contribuent à améliorer le rendement énergétique, constituent une excellente option, et que le manuel du propriétaire indique la qualité de carburant requise pour tirer le maximum de rendement du véhicule.

« Les gestionnaires qui souhaitent aider leurs conducteurs pourraient leur parler de l’application Gas Buddy, qui aide à trouver les meilleurs prix de l’essence. Pourquoi aussi ne pas investir dans une formation sur la sécurité des conducteurs, qui les aidera à identifier leurs points faibles… », conclut-il en guise de piste de réflexion.

Plus d’implication pour moins d’émissions  

De son côté, Claude Bonneau, directeur, développement des affaires, chez Northern Business Intelligence, revient à la charge avec l’utilisation d’une plateforme qui permet de visualiser les tendances en matière de consommation et de remplissage de carburant, en plus d’offrir un accès à des données essentielles sur le moteur.

Claude Bonneau, Directeur, développement des affaires, Northern Business Intelligence. Photo Northern Business Intelligence

« Les cartes d’essence peuvent être intégrées au système Geotab, qui aide à surveiller les transactions de carburant par type et par quantité. La plateforme favorise aussi l’établissement de règles qui facilitent la gestion proactive, entre autres concernant l’excès de vitesse et la marche au ralenti. Le gestionnaire peut même envoyer des commentaires verbaux ou des alertes sonores en direct à bord lorsque le chauffeur enfreint les règles prédéfinies. »

En résumé, force est de constater que la technologie allège le travail des gestionnaires de parc lorsque vient le temps de sensibiliser les chauffeurs quant aux avantages économiques et environnementaux d’une saine utilisation du carburant. À cet effet, Claude Bonneau soulève quelques statistiques.

« Un de nos clients du secteur public, un parc d’environ 225 véhicules, a économisé 250 000 $ la première année en utilisant notre technologie GPS. Le nombre de kilomètres parcourus a baissé de 400 000 et la marche au ralenti, d’environ 30 %, soit l’équivalent de près de 13,000 heures. La capture de ces données a permis à l’employeur d’impliquer les chauffeurs en leur démontrant les retombées environnementales positives de ces mesures, soit 181,700 kg en émissions de CO2 dès la première année. »

Un effort commun sûrement apprécié par dame Nature…

 

Catégories : Éditorial, Parc
Étiquettes :

ARTICLES POPULAIRES

Calendrier

Menu
X