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Mesurer les bénéfices de l’électrification des parcs

Ce sont surtout les véhicules légers qui sont remplacés par des VÉ dans les parcs municipaux.

Dans le cadre d’une discussion en ligne, des gestionnaires américains de grands parcs véhiculaires ont détaillé leur engagement dans un virage vert de leurs opérations.

Invités par Sustainable Fleet technology, associée à la NAFA américaine, des gestionnaires de parcs des villes de Charlotte, Austin et Seattle aux États-Unis ont témoigné de leurs stratégies pour alléger le bilan carbone des véhicules dont ils ont la responsabilité.

L’électrification des parcs apparaît pour plusieurs comme une approche offrant plusieurs avantages.

Plusieurs véhicules électriques sont plus efficaces et présentent un cout total de propriété (TCO) inférieur à leurs équivalents à combustion interne.

Les VE peuvent réduire de 50 % les gaz à effet de serre tout en réduisant la pollution de l’air.

Les participants ont souligné également qu’un nombre croissant de véhicules électriques faisaient leur entrée sur le marché américain pour les applications plus lourdes.

La dépendance envers les carburants fossiles est aussi réduite, d’autant qu’aux États-Unis, 70 % des produits pétroliers importés le sont pour alimenter les véhicules.

Tous les gestionnaires sont d’accord que le virage vers des carburants plus verts ne doit pas se faire aveuglément.

Mais une grille d’analyse prévoit que plus de 75 % des véhicules légers pourraient possiblement être avantageusement remplacés par leurs équivalents électriques. Puis, que pour le 25 % restant, ce remplacement s’impose pour des raisons économiques.

Le portrait est moins clair pour les véhicules plus lourds, les classes 3 à 6, où seulement dans la moitié des cas il y aurait des avantages financiers à transiter vers l’électrique en tenant compte de tous les facteurs durant la vie du véhicule.

Collecte de données

Les consultants sont souvent évoqués comme étant une solution intéressante pour accompagner les gestionnaires dans l’analyse de leurs besoins en véhicules et leur possible conversion à des carburants moins polluants.

C’est par la collecte de données que doivent se prendre les décisions de remplacement axées sur les meilleurs candidats à l’électrification.

Chris Davis, gestionnaire du parc municipal à Charlotte, en Caroline du Nord, constate toutefois que dans cette grande aventure de l’électrification, il ne faut pas oublier les bases.

Nafa Chris
Ce sont surtout les véhicules légers qui sont remplacés par des VÉ dans les parcs municipaux. PHOTO Sustainable Fleet technology

« Passer à l’électrique, c’est souvent la solution qui s’impose dans la catégorie de nos véhicules plus légers. Mais leur entretien demande des équipements et de la formation auxquels nos techniciens n’ont pas facilement accès. »

Le virage effectué par cette municipalité repose sur l’analyse de données de télématique qui lui permet de suivre les utilisations.

Rick Harland pour sa part est responsable des quelque 7000 véhicules du parc de la ville de Austin, au Texas : du tracteur à gazon au camion de pompier.

« Nous regardons globalement les technologies liées aux véhicules. Cela inclut les carburants alternatifs. Certes, mais aussi l’autopartage, la télématique, l’outillage des ateliers et tous les systèmes avancés d’aide à la conduite. Par exemple, les systèmes ADAS, qui ont une incidence directe sur la sécurité de nos utilisateurs. La réduction des collisions seront des options que nous choisirons en priorité. »

Des résultats prometteurs

En ce moment, un peu plus de 5 % du parc municipal est électrique.

Déjà, selon le gestionnaire, ces efforts donnent des résultats prometteurs.

« On parle ici d’une réduction de 52 % des frais comparatifs de carburant.  Ainsi qu’une réduction de 48 % des frais d’entretien, constate M. Harland. Mais ce ne sont que des indicateurs puisque nous en sommes relativement qu’au début de l’expérience. »

Soulignons que dans ce parc, 13 modèles électriques, provenant de 6 constructeurs, sont mis à l’essai dans la catégorie des véhicules légers.

Son collègue Philip Saunders de Seattle a conclu la discussion en partageant son approche.

« Depuis longtemps nous avons une approche simple. Avons-nous besoin de remplacer ce véhicule et si oui, une version électrique est-elle disponible et rentable ? Nous regardons ensuite la disponibilité des modèles hybrides. Dans le pire de cas, nous irons avec un moteur à combustion interne, mais de plus petite cylindrée. »

Quand un véhicule conventionnel peut être remplacé par une version électrique d’un véhicule plus petit, les économies sont significatives.

« Et côté durabilité, nous devons revoir nos estimations à la hausse, témoigne M. Saunders. Nous avons encore des Nissan Leaf de première génération dans notre parc et elles refusent de mourir. »

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