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Les outils pour une bonne gestion des inventaires

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Assure-t-on soi-même le suivi mécanique et la gestion des pièces? PHOTO Stockvault

Mettre sur pied une flotte de véhicules constitue une démarche de longue haleine entraînant plusieurs réflexions. 

L’une d’elles concerne la gestion de l’entretien mécanique et, en parallèle, de l’inventaire de pièces. Pensez-y bien.

Dans notre cour

À la lumière d’un conciliabule impliquant les responsables du projet, plusieurs entreprises décrètent qu’au moment de lancer leur parc automobile, elles assureront la logistique inhérente à l’entretien des véhicules et à l’inventaire des pièces.

Derrière ce statut se glissent entre autres des raisons financières et le souci de bien maîtriser l’ensemble des opérations.

« Souvent, les entreprises ont l’impression qu’elles pourront effectuer les entretiens et les réparations plus rapidement et à un meilleur coût. Cette solution offre assurément un contrôle accru de l’horaire », évoque Jean-François Dumas, vice-président, ventes, chez Element Fleet Management.

« Souvent, les entreprises ont l’impression qu’elles pourront effectuer les entretiens et les réparations plus rapidement et à un meilleur coût », avance Jean-François Dumas. PHOTO Element Fleet Management

Il s’agit donc d’une avenue qui engendre une mobilisation à long terme d’intervenants qualifiés et de gestionnaires soucieux d’obtenir le maximum de rendement du parc automobile.

En effet, compter sur son propre atelier amène son lot de défis et de complexités qui croissent au même rythme que le quotidien, rappelle notre intervenant.

« En plus du coût associé aux pieds carrés, l’équipement et les outils de diagnostic sont de plus en plus dispendieux. Les véhicules évoluent en technologie et les réparations demandent une expertise poussée dans un contexte où les employés compétents sont difficiles à trouver. »

Un compromis à l’horizon

Dans l’éventualité où l’entreprise opte pour des véhicules identiques et que le territoire qu’elle dessert, plus restreint, facilite le retour de ceux-ci en atelier pour l’entretien, le processus s’avère intéressant.

Toutefois, parce que gérer à la fois un atelier, des données et le déploiement d’un parc automobile demande des aptitudes différentes, une tendance au compromis se dessine dans l’industrie.

« De plus en plus d’entreprises délaissent leur atelier, surtout pour les véhicules légers, afin de favoriser l’impartition avec un gestionnaire de parc et d’utiliser les concessionnaires ou les bannières nationales.

Celles qui disposent d’autres types actifs, comme de la machinerie ou de l’équipement, peuvent concentrer les efforts de leur atelier sur ces éléments », résume M. Dumas.

Relativement au concept de partage des tâches, Shawn Morris, directeur, services de gestion de la flotte chez ARI Fleet, mentionne qu’en fonction de la complexité de la flotte, ce sont l’aspect géographique et les objectifs de l’entreprise en matière de parc automobile qui détermineront l’équilibre entre les réparations à l’interne et le recours à un réseau de fournisseurs externes.

Shawn Morris souligne que « des données précises constituent la clé de la gestion d’une installation de réparation, quels que soient sa taille et son emplacement ». PHOTO ARI Fleet

« Parce qu’il est parfois difficile de gérer efficacement la maintenance, certains de nos clients se tournent vers une société de gestion de flotte pour les aider à rationaliser leur processus et à supprimer les coûts cachés de la démarche. »

M. Morris ajoute que les firmes externes réparties sur une vaste zone peuvent coordonner rapidement les réparations tout en minimisant les temps d’arrêt.

En outre, en offrant des taux avantageux sur les pièces et la main-d’oeuvre, elles peuvent contribuer à minimiser les coûts de réparation.

« Les entreprises externes disposent probablement aussi d’une grande équipe de mécaniciens qualifiés qui sont au courant des dernières formations et qui peuvent fournir un bon soutien technique et une étroite supervision. »

Compter sur un système fiable

De l’autre côté de la médaille, l’entreprise qui souhaite développer son entière autonomie quant à la rotation des réparations mécaniques et à l’organisation des pièces en inventaire misera d’abord sur un système généreux en informations.

Celui-ci aidera notamment à gérer les données relatives aux bons de travail, à l’utilisation des pièces et aux heures investies par les techniciens.

« Des données précises constituent la clé de la gestion d’une installation de réparation, quels que soient sa taille et son emplacement. Il est essentiel de disposer d’un système de gestion de flotte adéquat pour connaître son parc automobile et l’utilisation des biens », soutient Shawn Morris.

Avec ce précieux outil, qui contribuera à réduire les coûts et les temps d’arrêt, l’entreprise disposera des éléments essentiels pour honorer un calendrier complet de maintenance préventive et un processus de conformité réglementaire, optimisant du même coup le rendement de la flotte.

Selon Shawn Morris, l’étape suivante consistera à diffuser l’information afin de bien sensibiliser les troupes.

« Il faut s’assurer que l’équipe est pleinement formée à tous les aspects nécessaires pour réparer les actifs de manière rapide et efficiente, tout en sachant comment optimiser les ressources telles le capital et l’inventaire, entre autres. »

Le meilleur des deux mondes

En termes de conciliation entretien mécanique et pièces de rechange, l’univers idéal existe, par exemple en Mauricie. Chez Pièces d’auto Simon André, qui compte sur une flotte d’une dizaine de véhicules électriques, on a réglé depuis longtemps la logistique de ces deux pans de la gestion d’entreprise.

Les Chevrolet Spark EV et Bolt EV roulent douze kilomètres pour leur entretien, effectué chez… Véhicules Simon André à Trois-Rivières, et ce n’est pas une coïncidence.

« Ce jumelage d’entreprises nous apporte une rapidité de réparation des véhicules à un coût beaucoup moins élevé, en plus de nous permettre de bien gérer les entretiens préventifs, effectués par des techniciens qui s’y connaissent en VÉ », explique Alissa André, directrice, marketing et ressources humaines pour les deux entreprises familiales.

« En installant des pièces issues de l’après-marché à nos VÉ, nous adoptons un processus vert et moins coûteux », assure Alissa André. PHOTO Véhicules électriques Simon André

Après avoir développé cette facette plus écologique de l’utilisation de son parc automobile, la famille André pousse plus loin avec un centre de démantèlement de véhicules électriques, favorisant ainsi la récupération et la rotation des pièces, qui restent à portée de main.

Tout pour pallier les imprévus et épargner dame Nature.

« En installant des pièces issues de l’après-marché à nos VÉ, nous adoptons un processus vert et moins coûteux. De plus, en priorisant l’uniformité des marques et des modèles pour notre flotte automobile, nous gardons moins de pièces en stock, ce qui facilite le roulement de l’inventaire », expose Alissa André.

Catégories : Éditorial, Parc
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