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Ce que les consommateurs recherchent

L’intérêt pour les véhicules sans émission reste fort quoiqu’il ait souffert de l’incertitude provoquée par la pandémie. PHOTO Shutterstock


Dans une étude sur les consommateurs de l’industrie automobile, la firme Deloitte trace un portrait des tendances d’achat des véhicules neufs au Canada.

Cette étude récemment diffusée repose sur les résultats découlant d’un questionnaire remis à plus de 1000 participants canadiens, en âge de conduire, lors de groupes de discussion en ligne.

Comparant les résultats de la même étude réalisée au cours des trois dernières années, le rapport souligne que l’intérêt des consommateurs pour les véhicules à moteur à combustion internet renaît. 

Cette tendance s’expliquerait en partie par les préoccupations financières qui ont émergées depuis le début de la pandémie de COVID-19. Ainsi, en 2020, 46 % des répondants souhaitaient que leur prochain véhicule soit à essence ou diésel alors que ce pourcentage a grimpé à 59 % en 2021.

Les 41 % de consommateurs qui songent encore à passer aux véhicules électriques, hybrides, au gaz naturel ou à hydrogène, le font principalement dans l’objectif d’économiser sur le carburant et l’entretien. 

La préoccupation environnementale fait aussi partie de cette réflexion, tout comme la possibilité de profiter d’incitatifs gouvernementaux ou de connaître une nouvelle expérience de conduite.

L’intérêt pour les véhicules sans émission reste fort quoiqu’il ait souffert de l’incertitude provoquée par la pandémie. CRÉDIT Deloitte
Des préoccupations

Cependant certaines préoccupations persistent dans l’esprit des consommateurs au sujet des véhicules électriques. En premier lieu, l’autonomie, suivie de près par le coût supérieur. 

Ainsi, 27 % des répondants sont encore inquiets de l’autonomie et un quart par le prix plus élevé comparativement à une voiture à essence. 

Un pourcentage significatif des consommateurs se préoccupe aussi de l’accessibilité à des bornes de recharge publiques et au temps nécessaire à recharger leurs véhicules électriques.

L’étude de Deloitte indique également que 77 % des consommateurs veulent payer moins de 50 000 dollars pour un VÉ et déplorent le manque d’offre dans cette fourchette de prix.

La majorité des futurs acheteurs de véhicules électriques, soit 74 %, comptent sur une recharge à la maison, car seulement 22 % envisagent la recharge sur des bornes publiques. Un faible 4 % considèrent une recharge au travail, sur une borne rendue disponible par l’employeur.

Le doute du véhicule autonome

L’étude démontre aussi que les consommateurs entretiennent des doutes sérieux sur la sécurité des véhicules à conduite entièrement autonome. 

Près de la moitié des répondants croient que ces véhicules ne seront pas sécuritaires. Les consommateurs craignent aussi les dangers de piratage des véhicules connectés à près de 60 %. 

Toutefois, les technologies de connectivité sans fil rendent les véhicules de nouvelle génération plus intéressants auprès de 44 % des répondants.

La firme Deloitte a aussi demandé aux participants à quel point les technologies avancées d’aide à la conduite et de confort sont importantes pour eux. 

Dans l’ordre d’importance, les consommateurs considèrent importants ou très importants :

  • l’avertissement d’angle mort
  • les sièges chauffants ou refroidissant
  • le freinage d’urgence automatique
  • le système de navigation intégré
  • les boutons de commande physique
  • l’avertisseur de sortie de voie
  • le système de caméra à 360 degrés
  • le régulateur de vitesse adaptatif
  • le climatiseur automatique à deux zones
  • le wifi intégré
  • l’assistance électronique au stationnement
  • l’interface Apple ou Android
  • la mise à jour des logiciels à distance
  • le mode de conduite semi-autonome.
Financement

Au chapitre du financement, il ressort de cette étude que les trois facteurs les plus importants aux yeux des acheteurs sont les taux les plus bas possible, un processus de paiement simple et un compte de prêt souple.

 Mentionnons que les plus jeunes consommateurs souhaitent davantage une gestion numérique de leur compte. Ils vont également souhaiter effectuer la transaction par le l’intermédiaire d’un site web ou d’une application mobile. 

Les consommateurs de plus de 55 ans vont, toutefois préférer, en majorité, s’adresser directement avec un agent.

Notons par ailleurs que le manque de transparence du processus de financement, la complexité de la terminologie, l’attente, la nécessité de partager des renseignements personnels et le besoin de remplir des formulaires papier sont des irritants lors de cette opération.

Glissement des habitudes

La pandémie a aussi eu un impact sur le report de la décision d’achat d’un véhicule, et ce, toutes catégories confondues. Le quart des répondants ont ainsi dit avoir l’intention de reporter leur achat. 

L’incertitude financière provoquée par la pandémie porterait 12 % des consommateurs à reconsidérer leur acquisition pour un véhicule moins cher, plus petit ou plus écoénergétique. 

La distanciation sociale a comme effet de pousser 14 % de l’ensemble des répondants à envisager l’achat d’une voiture personnelle.

Même si une tendance de fond pousse les consommateurs à magasiner virtuellement, ces derniers veulent encore voir et essayer un véhicule avant d’en faire l’achat. 

Par exemple, 80 % disent vouloir voir la voiture, en faire l’essai (67 %), négocier le prix en personne (46 %) et pouvoir poser leurs questions à une personne (43 %) avant de conclure la transaction. 

Le même pourcentage de répondants (43 %) se dit hésitant à effectuer une si importante transaction en ligne. 

Près du quart des répondants souhaite également établir une relation avec le concessionnaire en cas de problème ou en vue de planifier l’entretien de leur véhicule. 

Bref, 13 % des consommateurs se disent prêts à acheter leur prochain véhicule sans l’essayer, ce qui peut quand même sembler un pourcentage élevé.

Les participants ont aussi été sondés sur leur ouverture à un service d’abonnement, leur permettant de changer périodiquement de véhicule.

 Environ le tiers des répondants âgés de 18 à 34 ans aimerait ainsi pouvoir changer régulièrement de véhicule pour choisir une automobile d’occasion différente, une autre marque de véhicule ou un modèle différent dans la même marque. 

Dans la catégorie des 55 ans et plus, l’exercice n’intéresse en moyenne que moins de 15 % des répondants.

Les consommateurs sont rares à vouloir acheter une voiture sans en faire l’essai. CRÉDIT Deloitte
La fidélité

Le dernier volet du questionnaire touchait à la fidélité des consommateurs envers une marque ou un concessionnaire. Globalement, 36 % des répondants vont faire confiance au concessionnaire où ils ont acheté leur dernière voiture pour leur prochaine acquisition. 

Les répondants démontrent aussi un certain attachement à la marque puisque dans 21 % des cas, ils achèteraient un véhicule auprès du même constructeur. 

Les consommateurs ont aussi affiché un taux intéressant de confiance, de l’ordre de 19 %, envers le concessionnaire qui effectue actuellement l’entretien de leur véhicule. 

Tous ces facteurs combinés laissent se dessiner le fait que les trois quarts des consommateurs seraient attachés au concessionnaire avec lequel ils ont fait affaire par le passé s’ils sont satisfaits du véhicule et des services offerts.

Catégories : Concessionnaires, Éditorial
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