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Hausse de 70 % des ventes canadiennes après une chute importante en 2020

Perspectives de ventes de véhicules légers au Canada. CRÉDIT Scotiabank Economics

Sans surprise, la pandémie de COVID-19 a fait des ravages dans l’industrie automobile en 2020. Les ventes mondiales ont chuté de 15 % par rapport à l’année précédente, et cette baisse se chiffre à 20 % au Canada.

Malgré cela, ce n’était pas une chute libre toute l’année, mais plutôt une série de chutes et de rebonds. Dans les premiers mois de 2020, de nombreuses grandes économies ont vu leurs ventes de voitures chuter de jusqu’à 80 % par rapport à l’année précédente.

Lorsque l’économie a repris après la première vague, les ventes ont rebondi à un rythme exceptionnel, le Canada affichant une amélioration de 70 % au troisième trimestre. Les ventes ont commencé à se normaliser en raison de la demande refoulée, bien que les ventes canadiennes aient fléchi à mesure que la deuxième vague s’intensifiait.

Des hauts et des bas

De nombreux facteurs ont stimulé le marché, notamment l’aide publique aux ménages, l’augmentation du revenu disponible – principalement parce que les restrictions en vigueur signifiaient qu’il n’y avait peu de raisons de dépenser –, l’amélioration de la confiance des consommateurs, la reprise des marchés financiers et la baisse du coût du crédit. Tous ces facteurs ont fluctué au cours de l’année, mais ont eu un impact suffisant sur les ventes de voitures.

Malgré cela, il y a eu des vents contraires, notamment en raison de l’inflation des prix des véhicules neufs. Cette tendance a été bien supérieure à l’inflation globale pendant la plus grande partie de l’année au Canada et, en décembre, l’inflation des véhicules a augmenté de 2,5 % par rapport à 0,7 % pour l’inflation globale.

Les États-Unis ont connu une tendance similaire, J.D. Power ayant signalé que le prix moyen des véhicules avait augmenté d’environ 4 000 dollars américains à la fin de l’année par rapport aux prix du début de l’année 2020.

Répondre à la demande

L’offre a également créé des problèmes, car les acheteurs ont demandé plus de véhicules, mais les constructeurs automobiles ont souvent dû arrêter ou perturber leur production en raison des restrictions imposées par la COVID-19. Actuellement, le ratio stocks/ventes aux États-Unis est à son plus bas niveau depuis plusieurs années, et ces difficultés devraient se poursuivre jusqu’au premier trimestre 2021, voire plus longtemps, car les puces informatiques essentielles à la production automobile sont rares.

Les prix des véhicules d’occasion diminuent normalement en cas de ralentissement économique, mais ils ont plutôt augmenté, le Canadian Black Book ayant publié à la fin de l’année un rapport sur les véhicules d’occasion qui maintient les valeurs des véhicules de 2 à 6 ans à leur plus haut niveau dans l’histoire de son rapport.

Avec la normalisation de l’offre de véhicules d’occasion, les prix devraient s’affaiblir, et l’on s’attend à ce que davantage d’acheteurs optent pour ces véhicules en 2021.

Le meilleur est à venir

L’impact net d’un fort rebondissement des ventes automobiles canadiennes en milieu d’année en 2020, ainsi qu’une activité de vente relativement résistante face à la deuxième vague vers la fin de l’année, permet un solide départ à 2021.

Tout au long de cette année, nous prévoyons une amélioration des ventes aux États-Unis d’environ 15 % et, à l’échelle mondiale, les ventes d’automobiles devraient augmenter de 9 % par rapport à l’an dernier, principalement grâce aux marchés chinois et américain.

Nous prévoyons que les ventes canadiennes connaîtront une forte reprise d’environ 15 % en 2021, et nous avons provisoirement prévu 1,77 million d’unités de vente pour l’année. Ce chiffre serait encore inférieur d’environ 8 % aux ventes de 2019, mais ce rythme de reprise serait sans précédent par rapport aux récessions précédentes.

Les restrictions actuelles reliées à la COVID-19 atténueront les effets à court terme, mais la vaccination, la reprise de l’emploi et la probabilité de nouvelles mesures de relance budgétaire devraient faire la différence. Souhaitons une nouvelle année bien meilleure !


Rebekah Young est directrice de l’économie fiscale et provinciale à la Banque Scotia. Forte de son expérience au sein du FMI et en tant qu’ancienne haute fonctionnaire du ministère des Finances à Ottawa, elle a abordé un large éventail de sujets, de l’économie du développement au budget fédéral, en passant par les questions de financement vert.

 

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