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Canadian Black Book : Baisse des prix de gros des véhicules en décembre

PHOTO : Shutterstock

Selon le Canadian Black Book, les deux principales tendances qui détermineront le cours de 2021 sont les deux bases économiques que sont l’offre et la demande.

Du côté de l’offre, nous prévoyons des perturbations intermittentes de l’assemblage des véhicules et de la production de pièces dans le monde entier. Cette situation persistera jusqu’à ce que les questions de l’immunisation et de la santé des gens qui fabriquent les voitures et leurs dizaines de milliers de pièces soient pleinement résolues.

Étant donné qu’il existe une certaine résistance à la vaccination, et dans certains cas, une incapacité à recevoir un vaccin, il pourrait y avoir des effets persistants. Il est à espérer que ceux-ci seront beaucoup moindres après le troisième trimestre.

Pour ce qui est de la demande, le niveau de confiance des consommateurs et la perception de sécurité personnelle lorsqu’il s’agit de sortir de la maison pour aller acheter une voiture neuve ou d’occasion seront des facteurs tout aussi critiques. En ce moment, en raison des diverses restrictions en place dans toutes les régions et des dirigeants qui encouragent les Canadiens à rester chez eux, on ne prévoit pas un départ très solide pour les ventes au détail en 2021.

Aperçu du marché de gros actuel

Perspectives de ventes aux enchères
  • Les encans canadiens de gros commencent l’année 2021 comme ils ont terminé 2020, c’est-à-dire exclusivement en ligne. Les restrictions imposées dans les diverses régions du Canada ont obligé les canaux de revente à fonctionner de cette façon depuis la fin du printemps 2020. L’on prévoit que les activités en ligne demeureront la seule option pour la plupart des encanteurs, du moins jusqu’à ce qu’un grand nombre de personnes aient été vaccinées et que les nouveaux cas quotidiens soient réduits de façon durable.
  • Pour les deux dernières semaines de décembre, l’équipe du Canadian Black Book a noté une réduction du nombre d’acheteurs, chose non surprenante étant donné le ralentissement habituel durant les Fêtes. Avant cette période, on voyait régulièrement moins de 200 acheteurs pour un encan, ce qui est considérablement inférieur au nombre noté plus tôt à l’automne.
  • Certains encans continuent de permettre aux acheteurs potentiels de visiter les véhicules sur le terrain avant la vente. Ceci aide à piquer l’intérêt des acheteurs et la confiance dans le produit.
Volume de ventes aux enchères

Normalement, la fin décembre est une période moins achalandée pour tous les canaux de revente. Le CBB note que les volumes de vente aux enchères sont en baisse progressive depuis la mi-septembre. Pour les deux dernières semaines de l’année, le CBB estime que les volumes de ventes aux enchères ouvertes sont à environ 50 % de ce qu’ils étaient en octobre. Une partie de cette réduction est entraînée par la saisonnalité normale du marché canadien ainsi que par la faiblesse de l’approvisionnement dans tous les segments.

L’année 2020 s’est terminée avec une pénurie persistante de véhicules usagés. Ce problème perdure depuis le mois d’août, lorsque le rebond des ventes a consommé les stocks limités qui se trouvaient sur le marché. Compte tenu de la baisse de 10 % des ventes de véhicules neufs enregistrée en novembre et d’un mois de décembre que l’on prévoit faible (les résultats n’ont pas encore été publiés), le nombre de véhicules d’échange arrivant sur le marché poursuit sa tendance baissière.

Pour le premier trimestre de 2021, le Canadian Black Book prévoit que le marché de gros continuera de faire face à un approvisionnement insuffisant en véhicules d’occasion. Au cours des deux dernières semaines, nos outils exclusifs d’analyse de marché ont indiqué que la moyenne mobile de 14 jours (indiquée par la ligne verte ci-dessous) du nombre de jours de rotation pour les véhicules usagés annoncés en vente par les marchands est demeurée inchangé à 47 jours, soit sensiblement la même depuis la mi-octobre.

Le fait que la courbe n’ait pas baissé durant cette période est positif, mais il signifie également que le marché fait face à des pénuries chroniques. Les stocks étaient à 75 jours à la fin de mai, puis ont chuté rapidement et sont demeurés essentiellement inchangés depuis la mi-octobre. Le point bas de l’année a été de 45 jours, enregistré le 11 octobre.

Pour que le niveau soit plus « normal », il faudrait voir un gain au-delà de 60 jours, ce qui est un écart important si l’on considère que nous sommes à une époque plus lente de l’année. Nous prévoyons qu’en raison de l’incertitude qui règne dans le marché, de nombreux détaillants gardent leurs niveaux de stock beaucoup plus bas que la normale pour la période, ce pour des raisons stratégiques.

Le marché continue d’indiquer qu’un pourcentage de marchands de loin supérieur à la normale achètent les véhicules en fin de bail. Certaines marques et certains segments populaires affichent un taux de retour de près de zéro en fin de bail. Cette tendance persistante signifie qu’une quantité importante de l’approvisionnement naturel en véhicules d’occasion n’arrivent jamais sur le marché. De plus, divers encans fermés en amont détournent les stocks des ventes publiques.

CRÉDIT : Canadian Black Book

Taux de vente aux enchères

Pour les deux dernières semaines, le taux de vente des encans est demeuré le même que pour la deuxième semaine de décembre, soit en moyenne de 40 %. Ceci est beaucoup moins élevé que les taux observés plus tôt cette année par notre équipe et continue de surprendre étant donné les pénuries citées par le marché. L’on suppose que les acheteurs recherchent des bonnes affaires en fin d’année et que les consignataires ne sont pas disposés à compromettre leurs prix minimums pour vendre des unités.

Dans l’ensemble, les taux récents sont beaucoup plus bas que les taux élevés (90 % et plus) observés plus tôt en 2020. Étant donné les faibles taux de vente et le fléchissement des prix, notre équipe prévoit que les vendeurs seront forcés de réduire leurs prix minimums afin de vendre plus de produit en ce début d’année.

Tendances actuelles des prix de gros

Comme c’est la tendance depuis le début d’octobre dernier, les valeurs de gros moyennes des segments de voitures et de camions canadiens ont baissé la semaine dernière, les voitures ayant reculé de -0,30 % et les camions, de -0,13 %. La semaine précédente, les camions n’avaient baissé que de 0,09 % alors que les voitures avaient enregistré une chute notoire de -0,33 %.

Les résultats à la fin de décembre ont porté à 12 le nombre de semaines consécutives de déclin des valeurs de gros. Durant cette période, la baisse moyenne pour les segments de camions a été de -0,16 %, et celle des voitures, de -0,19 %.

Nous avons terminé décembre 2020 avec une baisse hebdomadaire moyenne de -0,22 % pour les voitures et de -0,24 % pour les camions. Ceci poursuit la tendance de baisses moins marquées qu’à la période correspondante en 2019, alors que la chute avait été de -0,36 % pour les camions et de -0,34 % pour les voitures.

Des neuf segments de voitures suivis par le Canadian Black Book, tous ont reculé la semaine dernière.

Canadian Black Book valeurs des segments de voitures, 5 janvier 2021. CRÉDIT Canadian Black Book

La baisse la plus marquée de la semaine, soit -0,51 %, a été enregistrée par le segment des voitures sport. Les voitures sous-compactes viennent au deuxième rang avec une baisse de -0,46 %, suivie en troisième place par le segment des voitures de luxe d’entrée de gamme, qui a reculé de -0,45 %.

Les camions ont subi des baisses moins marquées que les voitures, affichant un déclin moyen de -0,13 %. Des 13 segments de marché que le CBB suit dans la catégorie des camions, quatre ont gagné de la valeur et neuf ont accusé des baisses pour la semaine.

Valeurs des segments de camions, 5 janvier 2021. CRÉDIT Canadian Black Book

L’augmentation la plus marquée la semaine dernière a été enregistrée par les camionnettes pleine grandeur, qui ont gagné 0,37 %, ce après avoir augmenté de 0,29 % la semaine dernière, mettant fin à cinq semaines de recul pour ce segment important. Le segment des fourgonnettes compactes, utilisées principalement à des fins commerciales, a augmenté de 0,30 %, ce qui le place au second rang. En troisième place on retrouve le segment des camionnettes compactes, dont les valeurs ont gagné 0,21 % pour la semaine.

On peut observer ces fluctuations hebdomadaires dans le graphique ci-dessous, provenant de l’un de nos outils d’analyse exclusifs, le Canadian Black Book Visual Analytics. Le graphique (Canada – pourcentage pondéré de changement dans la valeur du segment des modèles de deux à huit ans) illustre les tendances hebdomadaires des valeurs de gros, en fonction de transactions provenant du marché de gros canadien, recueillies et analysées par notre équipe.

Les voitures sont illustrées en bleu et les camions en rouge (comprend fourgonnettes, VUS et camionnettes). En avril 2020, les valeurs ont amorcé leur chute en raison du bouleversement entraîné par la pandémie. L’on se souviendra que c’est le moment où les marchands d’un bout à l’autre du Canada ont été obligés de fermer leurs portes en raison de restrictions, ou l’ont fait volontairement. Ceci a été suivi d’une montée en flèche des valeurs, puis d’un fléchissement aux niveaux que l’on observe dans le marché aujourd’hui.

La CBB illustre les changements de tendance de la valeur de gros d’une semaine à l’autre. CRÉDIT : Canadian Black Book

Comparaison entre les marchés canadien et américain

La semaine dernière, les valeurs du marché américain ont poursuivi leur déclin hebdomadaire, tant pour les voitures que pour les camions. Ces derniers ont reculé pour la dix-septième semaine d’affilée, accusant une perte de -0,33 %, semblable à la baisse de -0,35 % notée la semaine précédente. Les segments de voitures américaines ont accusé une perte de -0,70 %, ce qui est supérieur au taux de -0,62 % noté la semaine d’avant. Il s’agit de la dix-huitième semaine consécutive de déclin pour les voitures.

Pour la dernière semaine de 2020, le dollar canadien est demeuré robuste, terminant l’année à 0,785 4 $, ce qui très proche du record de deux ans de 0,786 3 $ établit le 17 décembre 2020. Ceci représente un changement positif net de 0,02 $ pour 2020. Il est remarquable que le dollar ait gagné 0,10 $ vers la fin de 2020, alors qu’il avait atteint le point bas de 0,687 8 $ le 18 mars 2020.

Il reste un jeu d’environ 0,05 $ avant que le dollar canadien n’arrive au point où le CBB estime que les exportations vers les États-Unis deviendront beaucoup moins désirables. Si le dollar canadien continue de gagner des forces, les véhicules canadiens coûteront plus cher pour les acheteurs américains, ce qui réduira la demande et exercera une pression à la baisse sur les prix.

Prévisions de prix de gros des véhicules

Comme l’indique l’Indice de la valeur retenue des véhicules d’occasion du CBB pour décembre 2020, nous notons une augmentation des prix mensuelle moyenne de 0,7 % (rajusté pour la saisonnalité), ce qui se traduit par une hausse totale de 2,9 % par rapport à décembre 2019. Ceci représente un nouveau point haut pour l’Indice depuis sa création en 2005.

La fourchette des changements a été étonnamment large au cours de l’année écoulée, allant d’un gain de 3,4 % en février à une baisse de -5,3 % en juin. Le changement d’une année sur l’autre a été de 3,2 points d’indice, soit 3 %.

Indice de conservation de la valeur des véhicules d’occasion pour décembre 2020, un record. CRÉDIT : Canadian Black Book

Nous prévoyons que la demande de véhicules d’occasion au détail s’affaiblira progressivement et que le marché verra une hausse de l’offre de ces véhicules. En raison de ces forces du marché, le CBB prévoit que la baisse des prix de gros continuera cet hiver comparativement aux sommets vus au cours des derniers mois. Ceci sera suivi d’une reprise plus durable et d’une stabilité accrue des valeurs, en fonction de la conjoncture économique générale et de la demande de véhicules.

Prévisions à court terme (été-automne 2020)

Nous projetons que les prix de gros continueront de s’affaiblir par rapport à la base de référence d’avant-crise, la principale raison étant les dommages subis par l’économie canadienne en raison de la COVID-19. En août 2020, nous avons révisé nos prévisions en fonction des signes positifs observés dans les tendances de prix des véhicules d’occasion. Nous prévoyons tout de même que les prix de gros seront inférieurs en moyenne de 10 % aux prévisions d’avant-crise du printemps 2020 pour les trois à neuf prochains mois. Nous nous attendons à ce que les diminutions se poursuivent durant l’hiver et que la reprise commence plus tard en 2021.

Nous prévoyons que les segments de voitures baisseront de 13 % durant cette période. Toutefois, nous nous attendons à ce que les camionnettes et VUS ne perdent pas autant de terrain, soit seulement 8 %. Il s’agit d’une révision optimiste de nos prévisions, effectuée à la mi-août, lorsque la reprise des valeurs s’est avérée plus forte et plus précoce que prévu.

Nous anticipons également que les véhicules plus anciens (plus de six ans), moins coûteux et de condition moyenne ne connaîtront pas une baisse aussi importante en raison de l’accroissement de la demande pour ces unités. L’on s’attend à ce que de nombreux consommateurs recherchent un mode de transport fiable à faible coût. Le coronavirus et la distanciation sociale pousseront également certains utilisateurs des transports en commun ou du covoiturage à acheter une voiture, ce qui fera augmenter les ventes de l’industrie.

Prévisions à long terme (valeurs résiduelles après 36 mois, été-automne 2023)

Les effets de la pandémie continueront à se faire sentir au cours des trois prochaines années. Toutefois, nous prévoyons que les valeurs résiduelles retrouveront leurs niveaux d’avant-crise à mesure que l’approvisionnement en véhicules d’occasion s’amenuisera en raison de la perte de ventes au détail et aux parcs automobiles durant le reste de 2020 et en 2021.

Secteur du détail

Prix de détail

Pour la dernière semaine de 2020, les prix demandés moyens pour les véhicules affichés en vente chez les marchands sont restés essentiellement inchangés. La moyenne mobile de 14 jours se situe maintenant à 28 477 $, ce qui est très semblable à ce qu’elle était au début de décembre. Les prix ont atteint leur point haut début mai, puis ont reculé jusqu’à la mi-septembre, où ils ont commencé à rebondir et à se stabiliser. De la mi-septembre à la fin de décembre, les prix ont augmenté d’environ 2 %. Étant donné que l’offre de véhicules demeure faible, il n’est pas étonnant que les tendances de prix soient au positif. Cette estimation est basée sur une analyse de près de 100 000 véhicules par semaine affichés en vente par les détaillants canadiens.

 

Les prix de vente au détail actifs pour le 5 janvier 2021. CRÉDIT : Canadian Black Book

Perspectives de ventes au détail
  • Au moment de publier cette mise à jour, les chiffres de ventes au détail de 2020 n’étaient pas encore connus.
  • Pour décembre, l’on prévoit une autre baisse marquée, surtout en raison des diverses mesures de confinement qui touchent une grande partie de la population.
  • À la fin du troisième trimestre, les ventes de véhicules neufs avaient officiellement reculé de -23,7 %. Depuis, nous avons uniquement accès à des estimations provenant de rapports volontaires émis par une minorité de fabricants.
  • DesRosiers Automotive Consultants estime que pour octobre les ventes de voitures neuves ont reculé de -2,1 %, ce qui a été suivi d’une forte chute inattendue de -10,4 % en novembre, le déclin le plus marqué depuis le résultat de -16 % enregistré en juin.
Perspectives de ventes de véhicules neufs

Nos perspectives de ventes de véhicules neufs demeurent inchangées par rapport à notre dernière mise à jour. Nous continuons de prévoir une réduction marquée des ventes de véhicules neufs au Canada pour l’ensemble de 2020. Les ventes de détail et de parc ont été sérieusement touchées par l’affaiblissement de la demande, la perturbation des activités et l’énorme incertitude économique.

Ceci est attribuable à plusieurs facteurs, y compris la réduction du nombre de kilomètres parcourus par les consommateurs parce que des millions de Canadiens travaillent à domicile. Les mesures de distanciation sociale ont entraîné un taux de chômage élevé ainsi qu’une forte érosion de la confiance des consommateurs, ce qui a contribué à ralentir le marché. Tous ces facteurs ont un effet négatif sur la demande.

Dans notre scénario économique de base (A) du printemps 2020, nous avions prévu une baisse de 25 % (par rapport aux prévisions d’avant-crise) des ventes de véhicules neufs en 2020 pour atteindre 1 436 millions d’unités. Le taux de déclin du marché se situe actuellement à 21,6 % et l’on prévoit que le chiffre final sera semblable. Dans notre scénario de récession grave (B) initial, nous avions prévu une baisse de 40 % des ventes de véhicules neufs en 2020, atteignant 1 149 millions d’unités. Ce scénario était prévu au cas où de nombreux détaillants demeuraient fermés, comme ils l’étaient au début d’avril. Heureusement cette situation ne s’est pas matérialisée. À plus long terme, nous prévoyons que le volume de vente de véhicules neufs reviendra à son niveau d’avant-crise d’ici cinq ans. Pour 2021, le retour des ventes à des taux plus normaux dépendra de notre capacité de contrer les effets du virus et de rebâtir l’économie canadienne.

Projections des ventes de voitures neuves au Canada. CRÉDIT : Canadian Black Book

Prévisions de l’offre de véhicules d’occasion

Le Canadian Black Book anticipe une lente remontée de l’offre de véhicules d’occasion sur le marché de gros pour les mois d’hiver. Le nombre de jours de rotation des stocks demeure considérablement moindre que plus tôt au cours de la pandémie, lorsqu’on avait observé une stagnation en raison de l’interruption des activités et des restrictions imposées aux consommateurs. Pour la semaine écoulée, la moyenne mobile de 14 jours pour la rotation des voitures est demeurée la même, soit 47 jours.

  • La chute de 10,4 % des ventes enregistrée en novembre indique qu’il y a moins d’échanges qui arrivent sur le marché.
  • De nombreux mois de ventes réduites de véhicule neuf et d’occasion, et la diminution des échanges qui en a résulté ont eu pour effet de restreindre le nombre de véhicules disponibles pour l’achat et la vente sur le marché de gros.
  • Le CBB considère qu’il s’agit là d’une situation temporaire et que l’approvisionnement s’améliorera au cours des mois qui viennent, surtout lorsque le nombre de reprises de possession commencera à augmenter en raison de la hausse des faillites personnelles et que les prêteurs commenceront à consacrer plus de ressources au recouvrement des comptes en souffrance.
  • Pour 2021, on prévoit que plus de 400 000 baux viendront à échéance, semblable au nombre record de 2020. Ces unités arrivant sur le marché en 2021 aideront grandement à atténuer la faiblesse de l’offre.

Volume d’inscription actif. CRÉDIT : Canadian Black Book

Reprises de possession

Il y a eu une légère hausse des reprises de possession au sein de l’industrie, mais le taux demeure inférieur à ce que de nombreux membres de l’industrie prévoyaient. Nous nous attendons à une hausse de ces activités en 2021, ce qui contribuera à réapprovisionner les canaux de revente.

On a noté que le nombre de déclarations de faillite en octobre avait augmenté de 6,1 % par rapport au mois précédent. Le nombre total de faillites a tout de même été inférieur de 38 % à celui d’octobre 2019. L’aspect positif des reprises de possession, s’il en est un, est qu’elles améliorent l’approvisionnement en véhicules d’occasion pour le marché de gros.

Il y a plusieurs raisons au faible taux de reprises de possession jusqu’à présent en 2020. Au début de la crise, les prêteurs ont offert des mesures d’allégement à leurs clients, allant de 30 jours dans certains cas à jusqu’à six mois dans d’autres. Ceci a certainement permis à de nombreux consommateurs de se remettre financièrement et de recommencer à faire leurs versements. Même pour ceux qui sont en retard dans leurs versements, il semble que de nombreux prêteurs mettent en place un calendrier de remboursement pour éviter la reprise du véhicule. Les prêteurs prudents ont déterminé qu’inonder le marché de milliers de véhicules repris nuirait à leurs bénéfices, car les prix subiraient une pression à la baisse en raison de la hausse soudaine de l’offre.

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