fbpx

Ventes d’autos mondiales : retour à la normale

Ventes mondiales PHOTO Scotiabank Economics, Wards Automotive et DesRosiers Automotive Consultants

Les ventes d’automobiles canadiennes d’INTRO ont enregistré un nouveau rebond en juillet, marquant un troisième mois consécutif de reprise.

Les ventes se sont améliorées, mais la pandémie continue à se faire sentir

Après de solides rebonds à la fin du printemps et au début de l’été, les ventes mondiales de véhicules se sont normalisées en septembre comme prévu, reprenant de 5 % m/m après un léger ralentissement en août.

Les ventes devaient ralentir à l’approche du quatrième trimestre et la demande refoulée a été satisfaite. Il y a également eu quelques difficultés d’approvisionnement et une baisse de la confiance des consommateurs qui pourraient pousser certains achats à la nouvelle année. Dans l’ensemble, les ventes mondiales ont baissé de 21 % par rapport au quatrième trimestre, et nous nous attendons à des vents contraires avec la deuxième vague de COVID-19 dans de nombreuses régions du monde.

Un rebondissement des prévisions

Pour 2021, nous prévoyons un rebond d’environ 10 %, car les deuxièmes vagues de la pandémie sont derrière nous, ce qui ramènera les ventes mondiales à 9 % des niveaux d’avant la pandémie.

La légère reprise de septembre a été menée par la Chine, qui a connu une augmentation de 8 % en glissement annuel, bien que les ventes soient restées stables par rapport au mois d’août. L’Europe occidentale a connu une amélioration constante, tandis que les ventes en Amérique latine ont commencé à se redresser.

Pour la première fois, le Canada et les États-Unis ont connu une situation positive en septembre, avec une accélération d’environ 7 % en glissement annuel sur les deux marchés.

Des résultats différents selon les provinces

Les facteurs liés à la pandémie ont été à l’origine de différences entre les provinces jusqu’à présent cette année. Nos données préliminaires ont montré que si l’emploi a augmenté en Ontario en septembre, les ventes de voitures ont chuté lorsque les cas de COVID-19 ont commencé à s’accélérer dans la province. Dans l’ensemble du Canada, l’Ontario a enregistré les plus fortes baisses à la fin du troisième trimestre, ce qui est probablement le reflet de fermetures plus strictes et plus longues dans ses plus grandes villes, ainsi que d’une stagnation des flux d’immigration, puisque la province est le plus grand destinataire de nouveaux Canadiens. La baisse des ventes dans les provinces productrices de pétrole a été plus modérée, malgré l’impact économique plus grave des chocs pétroliers. Au fur et à mesure de la reprise, les facteurs économiques traditionnels devraient dominer les perspectives des ventes d’automobiles.

Nous pourrions voir une augmentation des ventes de véhicules d’occasion l’année prochaine, qui ont tendance à fonctionner de manière anticyclique par rapport aux véhicules neufs. Les prix des véhicules d’occasion au Canada et sur d’autres marchés ont rebondi de manière substantielle après une première baisse au printemps. Cela est probablement dû à des contraintes d’approvisionnement, car de nombreux consommateurs ont prolongé leur bail ou reporté leur prêt, ainsi qu’à la faiblesse du dollar canadien qui a vu de nombreux véhicules d’occasion partir aux États-Unis.

Un marché potentiellement plus fort

Comme le Canada a connu des baisses plus importantes que les États-Unis en 2020, nous prévoyons un rebondissement potentiellement plus fort ici en 2021, à un taux prévu de 15 % contre 12 % pour les États-Unis. Une reprise économique relativement similaire ramènerait les ventes d’automobiles à 7 % de leur niveau d’avant la pandémie en 2021 dans les deux pays.

Les ventes au Mexique devraient connaître des baisses beaucoup plus importantes (29 %) en 2020, et une reprise plus longue sera le reflet de la reprise économique. Nous prévoyons un rebond de 13 % en 2021, mais cela ne ramènera les ventes qu’à 80 % des niveaux prépandémiques.

Nous ajoutons que les niveaux de confiance autour de nos prévisions sont inhabituellement élevés, compte tenu de cette période sans précédent. Les politiques positives, telles que les dépenses de relance, ou les effets négatifs de la pandémie qui se poursuivront au cours de la nouvelle année, seront autant de facteurs qui influeront sur notre progression.

Calendrier

Nos partenaires

Menu
X