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Les ventes mondiales continuent de se renforcer

La Banque Scotia prévoit qu’il se vendra 59 millions d’exemplaires en 2020, ce qui correspond à une baisse estimative de -20 % sur un an. CRÉDIT Études économiques de la Banque Scotia, Bloomberg et WardsAuto

Mais il reste des défis à relever.

Les ventes mondiales de voitures ont continué à se renforcer en juin pour le deuxième mois consécutif, ce qui donne un peu d’espoir alors que nous nous éloignons du niveau le plus bas jamais atteint en avril. Les ventes de juin ont augmenté de 22 % par rapport à mai, mais elles sont toujours en baisse de 18 % par rapport à juin 2019.

Au niveau mondial, les ventes annualisées se sont élevées à 51 millions d’unités en juin, soit une baisse de 29 % par rapport aux ventes du premier semestre 2019. Nous prévoyons que cette tendance positive se poursuivra et nous prévoyons 59 millions d’unités pour 2020, ce qui représente une baisse estimée à 20 % par rapport au second semestre.

Sur certains marchés et segments automobiles, la demande est en fait supérieure à l’offre. Le rebond est dû à la réouverture progressive des grandes économies, et bien que certains craignent que les ventes ne se redressent pas parce que les gens travaillent à domicile et ne conduisent pas, ou parce qu’ils ont les moyens de s’offrir un véhicule, nous ne voyons pas ce phénomène se produire jusqu’à présent.

Les ventes d’automobiles dépassent les autres activités

Au Canada, la vigueur des ventes automobiles de juin a dépassé les autres signes traditionnels d’activité, notamment la croissance de l’emploi, l’activité manufacturière et les ventes au détail en général. Elle est encore plus forte si l’on déduit les ventes du parc automobile du total des ventes de juin. Les ventes au détail ont été positives, tandis que les estimations préliminaires ont montré que les ventes de véhicules ont diminué de 50 % en cumul annuel.

CRÉDIT Banque Scotia, Statistique Canada et Association canadienne des constructeurs de véhicules.

Mais nous ne sommes pas à l’abri des vents contraires. Une enquête de CarGurus a révélé que les répondants se sentaient « moins confiants » quant à leur capacité à s’offrir un véhicule en raison de la pandémie. Alors qu’un sondage Angus Reid a révélé que 80 % des Canadiens étaient confiants quant à leur situation financière, plus de la moitié estimaient que le moment était mal choisi pour effectuer un achat important.

L’Asie pivote, mais tout le monde n’est pas au top

La Chine a été le moteur de la reprise mondiale en juin, grâce à une réouverture plus précoce, ainsi qu’à un faible taux de motorisation et à un plus grand nombre de nouveaux clients potentiels. Les ventes se renforcent depuis quatre mois maintenant, les deux derniers en territoire positif. Alors que la Chine a enregistré une baisse de 22 % par rapport au premier semestre 2020, nous prévoyons que les ventes annuelles atteindront 19 millions d’unités, soit une baisse de 11 % par rapport à l’année 2019.

Les ventes ont également connu un essor dans d’autres pays asiatiques. Le Japon a augmenté de 31 % de mai à juin, même si, avec les nouveaux foyers apparus à Tokyo, le rebond pourrait être fragile. L’Inde et l’Indonésie ont également connu une forte augmentation des ventes en juin, bien qu’elles soient toutes deux en baisse significative par rapport à 2019, à 49 % et 80 % respectivement.

Depuis le début de l’année, les ventes ont baissé de 40 % en Europe, les pays durement touchés comme le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne et le Portugal ayant compensé les meilleures performances de l’Allemagne et de la France. De nouvelles mesures de relance dans l’UE devraient contribuer à la reprise, mais les réglementations en matière d’émissions continueront probablement à avoir un effet modérateur.

Des jours meilleurs à l’avenir

CRÉDIT ScotiaBank Economics et Bloomberg

Au Canada, les ventes du premier semestre ont baissé de 35 %, mais comme nous l’avons mentionné, nous prévoyons un meilleur second semestre. Les États-Unis ont enregistré une baisse de 24 %, les fermetures moins rigoureuses ayant permis de minimiser les pertes de ventes. Le Mexique a accéléré le rythme en juin, mais il a encore baissé de 32 % pour le premier semestre. Il est maintenant confronté à une reprise anémique, car le nombre de cas de COVID augmente dans ce pays.

Au Canada et aux États-Unis, les sommets cycliques des ventes entre 2016 et 2018 ont été difficiles à suivre. Avant la pandémie, on s’attendait à une stagnation des ventes en 2020. Dans le cadre de la reprise économique à long terme, nous restons prudents dans nos perspectives de ventes d’automobiles, car des risques importants subsistent malgré un rebondissement précoce relativement fort des ventes d’automobiles.

Catégories : Chronique, Concessionnaires
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