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Les carrossiers s’approprient l’électronique des véhicules

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La réparation en carrosserie exige maintenant une expertise en électronique. Photo CSN Fort Saskatchewan

Quel chemin suivent les carrossiers qui veulent atteindre le niveau de connaissances nécessaire à la calibration des systèmes avancés d’aide à la conduite des véhicules qui leur sont confiés ?

Diagnostiquer et régler les problèmes liés aux systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) demande aux carrossiers d’apprivoiser tout un nouveau champ de compétence. Rares sont ceux qui réussissent à assimiler ces connaissances techniques sans avoir recours à une formation spécialisée.

« Nos carrossiers sont rendus là, souligne Michel Bourbeau, président de la Corporation des carrossiers professionnels du Québec. Le balayage des données électroniques avant et après la réparation fait maintenant partie intégrante du processus de réparation. Maintenant, plusieurs ateliers commencent à ajouter les opérations de diagnostic et de calibration des composantes ADAS dans leurs opérations, ce qui est une évolution souhaitable. Souhaitable pourvu que les assureurs reconnaissent ces efforts et ces investissements dans leur tarification. »

Les carrossiers qui veulent se mettre à niveau en matière de calibration ADAS peuvent suivre plusieurs voies. Les fournisseurs d’équipements spécialisés accompagnent souvent la vente de leurs produits par de la formation. Cela peut se faire en atelier ou en centre de formation, selon la formule.

Le réseau Fix propose aussi un programme de formation portant sur la recherche des procédures de réparation des constructeurs et une initiation aux systèmes ADAS qui s’adressent à tous les ateliers.

Comme l’explique Sophie Pepin, gestionnaire stratégique de l’apprentissage du réseau chez Fix, ces journées de formation complètes incluent de la théorie tout comme des démos participatives en atelier.

Pour Michel Julien, l’expertise validée des carrossiers en diagnostic électronique et calibration doit être reconnue à sa juste valeur par les assureurs. Photo Michel Beaunoyer

Une formation spécifique

Michel Julien accompagne les carrosseries qui veulent être en mesure de faire de la calibration ADAS avec un programme de formation spécifique. Photo Michel Beaunoyer

On ne pourrait aborder la question de la formation en diagnostic électronique ou de la calibration ADAS sans parler du formateur Michel Julien de MJConsultec et de son programme de formation. Le volet calibration doit être précédé par la réussite de la formation de balayage et gestion des données électroniques aussi offerte par M. Julien.

Le programme se décline sous la forme de 25 capsules de formation en ligne menant à une certification.

« Nous constatons qu’entre 60 et 70 % des véhicules réparés sous couverture d’assurance par nos ateliers possèdent au moins un équipement ADAS, explique M. Julien. Le constat affligeant est que de 6 à 10 % de ces véhicules sont correctement calibrés avant de reprendre la route. » Raison pour laquelle M. Julien a mis sur pied le programme ADAP qui regroupe les ateliers ayant obtenu leurs certifications en matière d’expertise électronique. Le membership donne accès à des capsules de mise à jour, élément important face à une technologie en perpétuelle progression. M. Julien travaille avec ces ateliers de pointe afin qu’un tarif spécifique et bonifié leur soit versé par les assureurs en reconnaissance de leurs compétences et de l’investissement nécessaire à la réalisation des diagnostics électroniques et des calibrations.

Partager le savoir et le même langage

M. Julien travaille en collaboration avec des centres de formation professionnelle afin de préparer la nouvelle génération de techniciens. Il mentionne aussi avoir développé des relations étroites avec les assureurs afin que ces derniers comprennent bien l’impact de l’électronique sur les processus de réparation.

Anne Morin, responsable des affaires publiques pour le Groupement des assureurs automobiles GAA mentionne pour sa part que le volet des calibrations ADAS fait d’ailleurs partie de la formation des estimateurs en dommages automobiles qui travaillent auprès de compagnies d’assurances ou de firme d’estimation.

« Il est important que tout le monde parle le même langage, explique M. Morin en entrevue avec Autosphere. Les calibrations font partie de normes et procédures et représentent, comme toute la sophistication des véhicules, tout un défi technique. »

Des contrôleurs du GAA s’assurent aussi que le travail d’estimation est fait selon ces règles autant chez les assureurs que chez les réparateurs. Mentionnons que le GAA diffuse aussi sur son site des capsules vidéo présentant de courtes formations sur divers volets pointus de l’estimation des dommages, des capsules accessibles aux estimateurs des compagnies d’assurance, mais aussi à ceux travaillant en atelier.

Le chemin I-CAR

Bennett Douglas de l’atelier CSN Fort Saskatchewan réserve une baie de service aux opérations électroniques, où un tarif spécifique s’applique. Photo CSN Fort Saskatchewan

Autosphere a eu l’occasion d’avoir une longue discussion avec le carrossier Bennett Douglas de l’atelier CSN Fort Saskatchewan, en Alberta, au sujet de la formation pour l’analyse des données électroniques et la calibration des équipements ADAS.

« Nous sommes dans une zone rurale, loin des concessionnaires, et devons être autonomes, explique M. Douglas. Dans cette volonté d’autonomie, nous comptons depuis toujours sur nos propres mécaniciens. Ils sont familiers avec le diagnostic électronique. Quand nous avons décidé d’intégrer les calibrations ADAS nous avons suivi deux chemins de formation en parallèle. Le premier a été d’aller chercher les formations I-CAR touchant à ces opérations. Le second a été de suivre toute la formation possible auprès de nos fournisseurs d’équipements. Je dirais que même avec la formation, c’est en travaillant sur les voitures que mes techniciens peaufinent leurs connaissances et réalisent les opérations plus rapidement. »

Admettant qu’au début les assureurs se montraient tièdes à l’idée de payer pour les calibrations faites en atelier, le temps leur a démontré que la solution était plus économique pour tout le monde. En passant, dans cet atelier des Prairies, une baie est réservée au diagnostic électronique et aux calibrations et cette partie du processus de réparation est facturée comme un service distinct, au tarif horaire qui s’applique en mécanique.

Un atelier en région éloignée, comme celui de Fort Saskatchewan, compte une raison de plus pour développer une entière autonomie dans le processus de réparation. Photo CSN Fort Saskatchewan

 

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