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Salle comble pour le CCIF de Montréal

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Un total de 350 personnes ont participé au CCIF Montréal.
Caroline Lacasse, directrice du CCIF, a agi à titre de maîtresse de cérémonie.
Paul Prochilo, président du CCIF, a prononcé quelques mots en français dans son discours d’ouverture.
Le conférencier Darren Slind de la firme Clarify Group, accueilli par Paul Prochilo du CCIF.
Marc-Olivier Legentil de la firme Bell Nordic, a expliqué le processus Toyota Kata de résolution de problèmes.
Charles Aubry de Progi, a expliqué l’importance de travailler étroitement avec ses fournisseurs.
Jean-Luc Sauriol de AsTech, a parlé de la complexité des voitures modernes et de l’importance d’effectuer un bon diagnostic électronique.
Didier Dubois de HRM Group, a donné des trucs pour attirer et conserver les employés.
Notre collègue Huw Evans d’Autosphere immortalise le comité directeur du CCIF.
Photos Michel Beaunoyer

La rencontre du CCIF de Montréal, les 2 et 3 juin, a affiché complet alors que 350 représentants de l’industrie s’y sont donné rendez-vous.

Après cette longue absence, les gens du secteur ont répondu en grand nombre à cette invitation. Caroline Lacasse, directrice du CCIF, a souligné en ouverture que 26% des participants en étaient à leur première présence à ce rendez-vous montréalais. De ces participants, 23 % représentaient des ateliers de carrosserie, 13 % des assureurs et 51% des fournisseurs de biens et services spécialisés.

Le président du Comité directeur du CCIF, Paul Prochilo, a prononcé une allocution d’ouverte où, après avoir glissé quelques mots de français, a souligné comment la forte présence de représentants du secteur de la carrosserie était un signal positif dans le développement de l’industrie.

Revenant sur l’année écoulée, M. Prochilo a détaillé que le CCIF était demeuré actif malgré les contraintes organisant des évènements virtuels et des webinaires pour faire circuler l’information dans le réseau.

Il a ensuite fait un tour d’horizon de l’actualité soulignant l’augmentation de l’âge moyen des véhicules en circulation au pays, la problématique de l’approvisionnement en pièces ou encore les efforts du secteur pour réduire le coût des réparations. Il a également souligné les changements à venir alors que l’électrification des transports entame un processus inéluctable.

M. Prochilo a conclu son mot d’ouverture en soulignant : « Nous voulons vous présenter un contenu intéressant, de l’information que vous pourrez rapporter dans vos ateliers et qui vous sera utile. »

Un survol du secteur

Darren Slind, cofondateur de Clarify Group, a pris ensuite la parole pour tracer un portrait du secteur de la carrosserie. On compte 6386 ateliers de carrosserie au Canada dont 1814 indépendants. Au Québec, on retrouve 1671 carrosseries dont 1005 ne sont pas sous bannière. Cette industrie occupe 24 000 travailleurs à travers le pays. Selon M. Slind, la tendance de consolidation se poursuit alors que certains ateliers se spécialisent sur une marque ou un groupe de constructeurs. Qui plus est, selon le conférencier, les certifications des constructeurs pour les carrossiers seront presque incontournables dans les prochaines années.

L’expert notait une baisse dans le nombre de réclamations, mais une hausse dans leur valeur. Il estimait que le nombre de kilomètres parcourus par les automobilistes canadiens devrait dépasser les niveaux prépandémiques dès cette année. Concernant les relations avec les assureurs, il notait un débalancement entre les frais encourus par les carrossiers et leurs revenus. Cette situation est à suivre d’autant plus que les nouvelles technologies, concernant les systèmes ADAS ou encore les nouveaux matériaux sans parler des véhicules électriques, demandent des investissements en équipement et en formation.

Résolution de problèmes

Le conférencier Marc-Olivier Legentil de Bell Nordic a pris le relais en abordant une approche intéressante pour la résolution de problèmes. Face à une situation problématique, il préconise l’approche Toyota Kata, basée sur une démarche scientifique. « Trouvons un objectif pour l’entreprise et découpons-le en petits morceaux, illustrait-il. Établissons un objectif avec un échéancier et voyons comment on peut l’atteindre. »

Pour ce faire, par exemple pour modifier un processus, il faut documenter chaque changement effectué et en mesurer les résultats par rapport à l’objectif. Étape par étape, on pourra ainsi voir comment améliorer chaque processus pour le rendre plus efficace ou rentable.

Savoir s’entourer

Dans sa présentation, Charles Aubry de Progi, a expliqué l’importance de travailler avec les fournisseurs pour puiser dans l’expertise qu’ils peuvent offrir pour faire progresser l’atelier. « Les distributeurs ou encore les fournisseurs de peinture ont des experts qui peuvent vous aider, si vous êtes ouverts à l’idée de partager vos chiffres, à améliorer vos processus. Ils peuvent par exemple vous permettre de vous mesurer et d’améliorer vos pratiques. C’est d’autant plus important en ce qui concerne la capacité de votre chambre à peinture qui est le poste clé pour la profitabilité. »

M. Aubry mentionnait aussi que les réseaux de bannières et de franchises comptent dans leurs rangs des experts qui peuvent vous aider dans vos processus d’estimation, de formation, de certification et même dans vos relations avec les fournisseurs.

En ce qui concerne la relation avec les assureurs, M. Aubry indiquait l’importance d’établir une communication de qualité. « Soyez proche de votre expert en sinistres et développez une relation de collaboration, précisait-il. C’est important, surtout dans un contexte de manque de pièces. » Il soulignait aussi qu’il faut communiquer rapidement aux assureurs l’obtention de certifications.

Diagnostic électronique

D’un côté plus technique, Jean-Luc Sauriol, de la firme AsTech, a présenté l’enjeu que représente, pour les ateliers de carrosserie, l’incroyable développement des technologies dans les véhicules modernes. « Les véhicules récents peuvent entrer dans votre atelier avant même une première visite d’entretien chez le concessionnaire », illustrait-il. La capacité d’effectuer une analyse des données (scan) avant d’entreprendre les réparations est de première importance, selon lui, puisque d’une certaine façon c’est la voiture qui va dire à l’atelier les réparations et calibrations dont elle a besoin. De plus, elle permet de voir les dommages qui ne sont pas reliés au sinistre et donne accès à toute l’information du constructeur, notamment les très utiles bulletins de service.

L’analyse des données va ouvrir l’accès à tous les codes d’anomalie, notamment ceux liés aux systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS). « Beaucoup d’ateliers de carrosserie confient encore les calibrations à des sous-traitants, indiquait M. Sauriol. Je crois que le moment est venu de voir ce qui peut être fait à l’interne. La démarche est de voir quelles familles de véhicules l’atelier répare en plus gros volumes et de voir s’il est possible de s’équiper pour faire ces calibrations. C’est une décision d’affaires. »

Cela représente un défi de taille puisque la technologie évolue constamment et qu’il faut être rigoureux dans la démarche de réparation puisque ces systèmes sont directement reliés à la sécurité des automobilistes.

Ressources humaines

Didier Dubois de HRM Group a conclu la rencontre en abordant la question épineuse de la rareté de la main-d’œuvre, axant sa présentation sur les approches qui peut attirer et conserver les talents dans les entreprises du secteur secondaire automobile. « Avec un taux de chômage historiquement bas, on voit que pour 100 personnes qui partent de nos entreprises ne peuvent être remplacées que par 82 candidats, a-t-il expliqué. La pandémie indique aussi que 65 % des travailleurs sont ouverts à l’idée de changer d’emploi. Et les représentants de la nouvelle génération ont des attentes différentes envers le marché du travail. »

Pour eux, le plaisir doit être agréable et ils doivent sentir de la bienveillance et de la flexibilité de la part de leur employeur. Selon les chiffres donnés par M. Dubois, les candidats s’attendent à 89 % qu’ils auront droit à un programme de formation continue et 81 % considèrent les assurances collectives, entre autres, comme des incontournables.

Au lieu de parler de rétention, le conférencier préfère parler de fidélisation des employés en mettant en place des avantages qui les décourageront de regarder ailleurs. Un salaire et des avantages sociaux concurrentiels doivent nécessairement être bonifiés par des gestes de reconnaissance, des dîners en équipe, des rabais sur l’achat d’outillage ou encore des efforts pour créer un milieu de travail agréable et sécuritaire.

« Je vous invite à faire le point sur la façon que vous encadrez et traitez vos employés. Leur offrez-vous un environnement où ils se sentent bien et vont s’attacher à l’équipe ? Définissez ce que vous voulez offrir comme expérience employé et consolidez vos bonnes pratiques. »

Mentionnons que dans le cadre de cet évènement, un cocktail, fort couru, a été organisé la veille de la journée des conférences.

 

Catégories : Carrosserie, Éditorial
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