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Une saison des pneus mouvementée

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Les centres de pneus et mécaniques ont vécu une saison difficile, aggravée par les contraintes de la pandémie et le manque de main-d’œuvre. PHOTO ASPMQ

Consciente des défis de la dernière saison des pneus, l’Association des Spécialistes de Pneu et Mécanique du Québec (ASPMQ) a souhaité sonder les ateliers mécaniques pour connaître leur réalité. Ses membres ont répondu en grand nombre à son sondage.

Plus de 70 % des ateliers de pneus et mécanique, qui ont répondu au sondage envoyé vers la fin de l’automne, affichaient complet dès novembre concernant les rendez-vous pour la pose de pneus d’hiver. Considérant la date limite du 1er décembre qui arrivait à grands pas, le même pourcentage d’ateliers ont affirmé avoir été obligé de fixer des rendez-vous après la date butoir pour répondre à la demande.

Une saison difficile

Plus que jamais, la dernière saison des pneus aura été difficile pour les ateliers de pneus et mécanique.  Qu’est-ce qui a causé cette situation ? Est-ce en raison de la pandémie, qui non seulement obligeait le respect des mesures sanitaires, mais qui a aussi entraîné une pénurie de pneus ? Est-ce que le manque de main-d’œuvre qualifiée a ralenti le processus pour la pose de pneus ? Ou la date limite qui arrive trop vite ?

Selon les répondants, près de 63 % des ateliers estiment que le manque de personnel est en cause. D’autres ont toutefois abordé la demande toujours grandissante et le volume de travail s’ajoutant à la pose de pneus. Cette dernière devenant de plus en plus longue avec l’évolution de la technologie. Aussi, plusieurs ont souligné que la date limite arrive trop rapidement par rapport à la température. Le beau temps jusqu’en octobre n’invite pas la population à poser ses pneus d’hiver en amont. Le volume de travail est donc condensé dans le mois de novembre.

Que faire ?

La pénurie de main-d’œuvre n’est pas une nouvelle problématique. Depuis plusieurs années, les ateliers mécaniques doivent composer avec cette réalité. Surtout dans les périodes achalandées, cette problématique ne permet pas aux ateliers de mettre en place des solutions temporaires pour s’ajuster à la demande, par exemple, allonger leurs heures d’ouverture.

Devant ces enjeux, l’ASPMQ travaille très fort en partenariat avec d’autres acteurs de l’industrie pour épauler ses membres, notamment avec le CSMO pour le recrutement à l’étranger, qui demeure possible bien que cela demande une procédure plus complexe.

Aussi, plusieurs centres de formation offrent maintenant un apprentissage « d’homme de service ». Cet employé assiste le mécanicien dans ses tâches quotidiennes. Cela permet non seulement d’épauler les ateliers en fournissant une ressource, mais elle encourage aussi les étudiants à mieux connaître le métier avant de se lancer dans un DEP.

Les stagiaires

Également, les ateliers peuvent habituellement demander un stagiaire à leur centre jeunesse emploi local, car les stages correspondent souvent avec les périodes de changement de pneus. Cela permet de faire connaître l’atelier aux étudiants, ce qui augmente les chances de les compter dans l’équipe par la suite s’ils ont aimé l’environnement de l’entreprise.

L’ASPMQ continue son travail pour défendre les intérêts des ateliers de pneus mécaniques et d’épauler ses membres face aux enjeux liés à la pandémie et à la pénurie de main-d’œuvre. Ces ateliers ne devraient jamais hésiter à faire appel à leur association pour les aider avec une situation problématique ! Elle est auprès d’eux depuis 50 ans déjà !

 

Catégories : Chronique, Pneus
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