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La résilience du secteur avec Marc-André Boisvert

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Marc-André Boisvert, président de l’ASPMQ, en discussion avec le rédacteur d’autosphere.ca Michel Beaunoyer. PHOTO Autosphere

Lors d’une rencontre sur la plateforme autosphere.ca, Marc-André Boisvert, nouveau président de l’ASPMQ, a bien voulu nous partager sa vision de son industrie.

Copropriétaire de l’atelier Pneus et mécanique SL à Trois-Rivières, M. Boisvert est impliqué depuis longtemps au sein de l’Association des Spécialistes de pneus et mécanique du Québec (ASPMQ).

Il y a fait trois mandats de directeur avant de passer à la vice-présidence, puis à la présidence en juin dernier.

« Pour moi, devenir membre de cette association de spécialistes me permettait de mieux comprendre les enjeux de l’industrie et découvrir le rôle de nos partenaires, que ce soit le CSMO-Auto ou AutoPrévention par exemple. C’est un secteur en pleine évolution et nous pouvons partager, entre entrepreneurs, nos problèmes et nos solutions. »

M. Boisvert a tenu à féliciter son prédécesseur, Jean-Denis Quenneville, pour son travail à la présidence de l’ASPMQ.

« Ses efforts au sein de l’ASPMQ durant la pandémie ont été remarquables. Au cœur de l’action, il a contribué à faire reconnaître notre secteur d’activité comme étant essentiel. Cela a fait toute la différence avec les vagues successives où nous avons pu poursuivre nos activités. »

Du stress pour tous

En tant qu’entrepreneur lui-même, Marc-André Boisvert a été confronté aux effets de cette pandémie comme ses confrères.

« Ce fut une période stressante pour tous, notre équipe comme nos clients. Mais j’en tire la conclusion que nous avons une équipe formidable, constate-t-il. Nous avons perdu des joueurs comme toutes les entreprises et cela nous a démontré à quel point il faut offrir à nos employés des conditions favorables. »

Il insiste d’ailleurs sur l’importance qu’il accordera durant sa présidence à contribuer à redonner l’image du marché secondaire automobile.

« Il faut se faire attirants, offrir de la flexibilité et des salaires intéressants. Dans notre atelier, nous avons un programme pour nos techniciens qui peuvent acheter des pièces ou des outils pour leur coffre au coûtant. Il faut trouver des approches qui vont nous rendre plus attrayants que les concessionnaires. »

Une meilleure compréhension

La relation avec la clientèle a aussi évolué durant cette période de crise.

« C’est comme si nos clients comprenaient mieux notre réalité, constate l’entrepreneur. Ils sont moins en urgence et acceptent que nous ayons plus de délais avant d’obtenir un rendez-vous. Ce qui nous a aidé dans notre région, c’est que nous avons beaucoup de clients dans le secteur industriel qui avaient déjà l’habitude de nous laisser la voiture pour la journée. »

Outre l’attrait et la conservation de la main-d’œuvre dans un contexte de rareté, il voit comme un des grands défis de l’industrie la nécessité pour ses entreprises de développer leurs compétences techniques par la formation, notamment avec l’électrification graduelle des transports.

Crainte de pénurie

Sur une note d’actualité, comme plusieurs joueurs du secteur, Marc-André Boisvert craint les ruptures dans la chaîne d’approvisionnement de pneus sur notre marché.

« Il y a déjà des fournisseurs qui m’indiquent qu’ils ne pourront livrer certains pneus que j’ai précommandés au printemps pour cet automne. Certaines dimensions ou modèles chez certains fabricants ne pourront être livrés avant décembre, ce qui sera trop tard. C’est un peu alarmant, surtout pour les pneus qui viennent de loin. »

Plus rassurante est l’augmentation de la demande pour ses services dans sa région.

« Les activités reprennent et les voitures roulent, décrit-il. Ici, on compte deux ou trois véhicules par famille et le télétravail n’est pas la norme. De plus, le réseau de transport en commun n’est pas très développé, ce qui nous favorise. »

Revenant à son implication dans l’ASPMQ, M. Boisvert a d’ailleurs souligné l’importance qu’un plus grand nombre de gestionnaires de centres de pneus et mécanique joignent les rangs de cette association, nous seulement pour profiter des services offerts, mais pour y contribuer de leur expertise comme directeurs.

« Plus nous avons de gens impliqués et plus nous sommes forts. Nous sommes là pour défendre les intérêts de nos membres, des gens de notre secteur », a-t-il conclu.

 

Catégories : Éditorial, Pneus
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