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Accompagner l’apprentissage de nouveaux équipements

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formation de techniciens en atelier
La formation, en salle de montre ou en atelier, est essentielle pour mettre le personnel à niveau sur les nouveaux équipements. PHOTO Duret & Landry

Si les centres de pneus mettent à jour régulièrement leurs équipements, ils oublient parfois le technicien derrière la machine.

« On voit encore trop souvent des propriétaires ou gestionnaires de centres de pneus faire l’acquisition d’une nouvelle machine sans même avoir consulté auparavant les techniciens qui vont l’utiliser », déplore Vince Filice, président d’Équipement Filco.

« Ce sont eux pourtant qui connaissent les besoins de l’entreprise et qui sont en mesure d’indiquer la meilleure machine à acquérir ou remplacer. » Ajoute-t’-il.

La plupart des fournisseurs recommandent, comme ici chez Filco, d’essayer les machines avant d’en faire l’acquisition. PHOTO Équipement Filco

Selon lui, un gestionnaire pense qu’une machine moderne va accélérer le travail, ce qui ne sera pas le cas si son arrivée n’est pas préparée d’avance et que celle-ci n’est pas accompagnée par la formation nécessaire.

« Je ne conseille vraiment pas un achat d’urgence en pleine période de changement de pneus quand une machine doit être remplacée rapidement, reprend M. Filice. Il faut prévoir une période d’apprentissage, surtout qu’une bonne partie du personnel peut être composée de travailleurs saisonniers comptant peu d’expérience. »

Pierre Courchesne, de John Bean, n’hésite pas à passer en atelier bien après la vente pour s’assurer que les techniciens maîtrisent bien le nouvel équipement. PHOTO John Bean
Plus qu’une vente

Mario Mercier, directeur des comptes nationaux chez le fournisseur Duret et Landry, fait le même constat : « Il faut de la formation sur tous les nouveaux équipements qui entrent dans l’atelier, même s’il s’agit d’une machine semblable qui aura ses propres particularités. Pour nous, il n’est pas question de simplement vendre une machine, nous devons aussi fournir la formation pour que notre client en tire le plein potentiel. »

Il constate aussi que les équipes en place peuvent être réfractaires au changement. Beaucoup de machines à pneus sont livrables avec des accessoires pneumatiques qui facilitent le travail, quand on sait les utiliser.

M. Mercier indique que c’est par la formation des utilisateurs que passera une utilisation de machines de façon à alléger des efforts très physiques, et souvent, répétitifs.

Dans l’atelier

Comme ses collègues fournisseurs, M. Mercier tient à ce que la nouvelle machine, lors de son installation, soit accompagnée d’un technicien ou d’un représentant qui en présentera le fonctionnement.

Ensuite, place à l’utilisateur de voir s’il a bien compris et corrigé les erreurs d’utilisation de la nouvelle machine.
Cette période d’accompagnement est d’autant plus importante quand il s’agit de machines programmables demandant une bonne compréhension d’une technologie plus pointue.

« Vous savez avec la multiplication des dimensions, la popularité des roues d’alliage à grande valeur ou encore des pneus à profils bas ou run flat, chaque changement de pneu demande une approche différente, constate pour sa part Pierre Courchesne, représentant pour la compagnie John Bean.

Les techniciens sont les premiers à pouvoir conseiller leurs patrons dans l’achat de nouveaux équipements. PHOTO John Bean

 

Une mauvaise compréhension de cette réalité peut entraîner des bris sur les roues des clients, des dommages sur la machine ou pire, des blessures sur le travailleur. »
Il arrive à M. Courchesne d’effectuer une visite de courtoisie chez ses clients, quelques mois après la formation donnée lors de l’installation.

« Je veux valider que les techniciens ont bien assimilé les particularités de la nouvelle machine et qu’ils sont contents. J’écoute aussi leurs commentaires, car ce sont eux les utilisateurs. Je peux même partager leurs bonnes idées avec notre département d’ingénierie. »

Conseils d’entretien

Pour John Perron, directeur de Hunter Engineering pour le Canada, la main-d’œuvre du centre de pneus doit aussi être sensibilisée aux besoins d’entretien des équipements déjà en place dans l’atelier ainsi qu’à ceux des nouvelles machines.

« Nous sommes reconnus pour accompagner nos équipements pour en expliquer le fonctionnement. Il est aussi important de comprendre les entretiens qui éviteront les bris ou l’usure prématurée. »

Il souligne aussi que la technologie oblige aujourd’hui les techniciens à bien comprendre les équipements pour compléter des tâches importantes comme les calibrations lors des alignements.

« L’équipement, c’est une chose, mais il faut aussi les compétences pour être en mesure de faire des travaux qui autrement seraient retournés au concessionnaire », explique-t-il en soulignant que certaines machines de pointe de Hunter dispose d’un écran présentant au technicien les étapes à suivre.

Il constate aussi que certains gestionnaires vont souhaiter des machines plus simples, mais il faut s’assurer que le technicien en comprenne les différences.

Hunter compte sur sept centres de formation au Canada, dont cinq en association, pour démontrer et expliquer ses équipements, des plus simples aux plus complexes. Cela, appuyé par des capsules de formation sur le site du fournisseur.

Jean-François Dubois, président de Distribution Réal Dubois qui importe les machines Guiliano, rappelle que l’achat d’une nouvelle machine est un investissement important pour un centre de pneu et cette décision ne devrait pas être prise à la légère.

Jean-François Dubois insiste sur la formation des utilisateurs, surtout pour qu’ils fassent forcer la machine à leur place. PHOTO Distribution Réal Dubois

« Nous invitons toujours les acheteurs potentiels à venir essayer les machines dans notre salle de montre de Saint-Amable. Ils réalisent parfois en la mettant à l’essai qu’elle ne répond pas à leurs besoins et vont opter pour une autre machine. »

Une fois la décision prise, la formation suivra l’arrivée de la nouvelle machine vers le centre de pneus où tous les techniciens pourront y mettre la main. « On fait la démonstration, on donne des trucs, on explique le fonctionnement des accessoires, faut prendre le temps qu’il faut. » Ajoute Monsieur Dubois.

Moins de fatigue

M. Dubois souligne un élément important qui est aussi relevé par nos autres intervenants. « Aujourd’hui, avec les équipements de pointe que nous proposons, la machine peut absorber 90 % de l’effort nécessaire au changement de pneu. Les garagistes qui prennent de l’âge en ont plein le dos de se pencher, de soulever et de manipuler des roues de plus en plus grosses et lourdes. Savoir se faire aider par la machine c’est la meilleure façon de réduire la fatigue. À la longue, ça a un effet sur la performance, mais aussi sur la rétention du personnel. »

Mario Mercier témoigne en ce sens d’une expérience vécue récemment dans un atelier. « Je suis retourné dans un atelier quelques mois après avoir vendu une machine dotée d’accessoires de levage et le propriétaire m’a accueilli en levant les bras pour me dire que c’était la première fois en 20 ans qu’il n’avait pas mal aux épaules après une intense période de changement de pneus. »

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