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Stratégies de bornes et de véhicules électriques pour les parcs

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Planifier l’électrification des parcs véhiculaires. Photo Adobe Stock

Dans le cadre de ses webinaires, Sustainable Fleet Technology, en collaboration avec la NAFA américaine, organisait le 22 février une discussion sur l’électrification des parcs de véhicules.

La première à prendre la parole, Sarah Fischer, travaille pour l’organisme Electrification Coalition, qui soutient les gestionnaires de parcs municipaux comme commerciaux qui souhaitent effectuer un virage vert.

Cette spécialiste est revenue sur les bases d’une saine stratégie de conversion des parcs véhiculaires.

« Il faut comprendre toute l’information sur les véhicules du parc en analysant les données, explique-t-elle. Le regard des gestionnaires de parcs doit aussi se tourner sur les tableaux comparatifs des coûts totaux d’opération (TCO) pour les véhicules à carburant et leurs équivalents électriques. On pourra alors monter une liste des priorités et planifier les acquisitions de véhicules. »

Penser aux bornes

La même formule s’applique selon elle à la planification des stations de bornes de recharge.

Les kilomètres parcourus sont les plus importants indicatifs pour cette opération.

Elle signale que les outils de télématiques sont précieux pour les gestionnaires de parcs qui veulent avoir l’heure juste sur les utilisations des véhicules.

De plus, ces données peuvent aussi établir si certaines unités devraient simplement être retirées du parc ou se voir remplacées par des véhicules plus petits et économiques.

« Avant tout, le virage vert est une décision d’affaires, précise-t-elle. Il faut comparer ce que coûte le remplacement, incluant l’entretien, les assurances, le carburant et les recharges, avant de penser commander de nouvelles unités électriques ou non. »

Mme Fischer souligne finalement l’importance de prévoir d’avance l’acquisition de voitures électriques ou encore de bornes, puisque les délais de livraison se prolongent sur des mois.

Il est possible de déterminer quels véhicules sont les plus aptes à transiter vers l’électrique en entraînant des économies. Photo Sustainable Fleet Technology

Plaire au voisinage

Mentionnons qu’au cours de la discussion, les intervenants ont mentionné au passage qu’une entreprise qui veut passer à l’électrique a tout intérêt à le faire si elle est basée en zone urbaine.

La réduction des émissions et du bruit des moteurs à essence ou au diésel sera immédiatement appréciée par la communauté.

Chris Davis, gestionnaire du parc de la ville de Charlotte aux États-Unis, est venu témoigner ensuite de la volonté de sa municipalité de passer à zéro émission d’ici 2030.

« Nous comptons déjà 60 stations de recharge pouvant alimenter 200 VÉS. Le pourcentage de notre parc roulant à l’électricité va croitre, le frein étant la disponibilité de ces véhicules. De plus, l’achat de ces véhicules est la partie la plus facile. Notre expérience démontre que c’est l’achat, la répartition, l’installation et l’entretien des bornes de recharge qui est parfois un casse-tête. »

Cette municipalité a d’ailleurs installé des panneaux solaires pour alimenter les bornes attenantes à certains des bâtiments.

Selon M. Davis, la municipalité approche de la parité entre véhicules à essence et leur version électrique.

Ce constat tient compte de tous les facteurs, que ce soient les économies comme les dépenses d’infrastructures et d’électricité supplémentaires.

« Ce que je recommande aux gestionnaires de parc est d’être méthodiques, d’y aller graduellement et de documenter chaque étape, explique-t-il. Cela évite de répéter des erreurs d’être plus prévoyants. »

La ville de Charlotte a pris le virage vert depuis plusieurs années, malgré certaines entraves. Photo Sustainable Fleet Technology

Finalement Robert Horton de la ville d’Atlanta, qui gère 1435 véhicules légers, intermédiaires et lourds, a expliqué que la télématique est essentielle pour identifier les véhicules inutiles comme ceux que l’on peut remplacer par un VÉ.

Cette gestion de données permet aussi de maximiser l’efficacité des parcours routiers et réduire le temps où le moteur tourne au ralenti inutilement.

Ici, l’objectif est de passer aux carburants alternatifs pour l’ensemble du parc en 2035.

M. Horton constate toutefois que sa parc ne roule présentement qu’à 13 % avec ces sources d’énergie non polluantes.

« Un élément qui a brouillé les cartes c’est le phénomène du télétravail, observe-t-il. Cela a changé la donne puisque plusieurs employés municipaux passent trois jours semaine à la maison. »

Il reste convaincu que l’objectif pourra être atteint, surtout si l’approvisionnement en véhicules électriques intermédiaires ou lourds se bonifie rapidement.

 

Catégories : Éditorial, Parc, Voitures hybrides
Étiquettes : Évènement, NAFA,

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