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À qui revendre les véhicules en fin de vie utile ?

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À qui revendre les véhicules de parc à leur fin de vie utile ? Photo Markus Winkler, Unsplash

Après avoir décrété la fin des précieux services rendus par les véhicules au sein du parc, l’entreprise souhaite les revendre et en retirer le maximum.

Avant de trouver preneur pour les effectifs qui quitteront, le gestionnaire de parc doit évaluer leur état. À la lumière du dossier d’entretien, il sera en mesure de statuer si son matériel roulant est mûr pour une deuxième existence à l’extérieur du cadre de l’entreprise.

 Quand un conducteur sait qu’il peut acheter le véhicule, il devient plus susceptible d’en prendre soin, ce qui implique un entretien régulier, donc moins coûteux pour l’entreprise », explique Claudio De Angelis. Photo Foss National Leasing, Laval

À quand la seconde vie?

Questionné à cet effet, Claudio De Angelis, responsable du remarketing chez Foss National Leasing à Laval, allègue que « la plupart des clients des parcs automobiles vendent ou recyclent leurs véhicules après trois à cinq ans, en moyenne. Le principal coût de possession d’un véhicule de parc est la dépréciation, suivie du carburant et de l’entretien. »

Remercier le véhicule après cette période permet donc à l’entreprise d’en tirer le meilleur avant d’avoir à éponger d’onéreux frais associés à la réparation, un mal qui, de surcroît, prive le conducteur de son outil quotidien. Dans cet ordre d’idées, M. De Angelis argue que le fait de revendre aux membres du personnel des véhicules en bon état « constitue une incitation à attirer de nouvelles recrues et à maintenir la satisfaction des employés. Bien entretenus, ces véhicules d’occasion constituent d’excellents achats ».   

Temps et argent 

Dans le processus de remarketing, qui se veut stratégique, le gestionnaire considérera bien sûr le profit retiré de la transaction, mais aussi le temps de revente. Conséquemment, l’idée de proposer d’emblée le véhicule à un employé s’avère intéressante.

« Quand un conducteur sait qu’il peut acheter le véhicule, il devient plus susceptible d’en prendre soin, ce qui implique un entretien régulier, donc moins coûteux pour l’entreprise », poursuit M. De Angelis.

En outre, lorsqu’un véhicule de parc est revendu à l’interne selon sa juste valeur marchande, les deux partis en tirent des bénéfices.

« Le conducteur y gagne en achetant un véhicule qu’il connaît bien à un prix de gros ou presque. Quant à l’entreprise, elle le vend rapidement sans encourir de frais supplémentaires de transport, de reconditionnement et de vente aux enchères. » 

En terminant, Claudio De Angelis mentionne que le véhicule pourrait aussi, en seconde option, se retrouver à l’encan.

« Les ventes aux enchères facilitent tous les aspects de la vente et atteignent non seulement un public national, mais aussi international. »

Solution hybride

« Ces sites de vente aux enchères aident les gestionnaires de parc à trouver le bon acheteur pour chaque unité, en particulier pour les véhicules et les équipements professionnels hautement spécialisés… », mentionne Rob Luba. Photo Holman

Rob Luba, chef de département, chaîne d’approvisionnement chez Holman, développe davantage l’aspect vente aux enchères en combinant le volet virtuel à la version en présentiel de ces événements. Dans cette formule hybride, l’entreprise trouve donc l’opportunité de présenter ses véhicules à un plus grand nombre d’acheteurs potentiels dans le but de tirer le maximum de chaque transaction.  

« Ces sites de vente aux enchères aident les gestionnaires de parc à trouver le bon acheteur pour chaque unité, en particulier pour les véhicules et les équipements professionnels hautement spécialisés qui ne peuvent intéresser qu’un nombre limité d’acheteurs », avance M. Luba, spécifiant aussi que quelques-unes de ces plateformes se focalisent sur certains types d’unités ou sur une région particulière.

Conscient que l’étape de remarketing entraîne son lot de subtilités techniques et logistiques, Rob Luba précise qu’il s’agit d’un domaine où plusieurs entreprises s’en remettent aux bons soins d’un partenaire informé. Ce dernier, à la lumière d’une expertise, déniche des lieux d’encans plus appropriés au matériel soumis, donc plus propices à rentabiliser chaque revente. 

« Votre partenaire de recommercialisation peut vous aider à adapter votre stratégie de liquidation aux besoins spécifiques de votre organisation. Il vous aide à déterminer s’il est plus important de maximiser le rendement de la revente ou de liquider les unités aussi rapidement que possible, ou à cibler un point idéal entre les deux. »

Par ailleurs, au fil de ses propos, Rob Luba ne néglige pas l’idée, courante dans l’industrie, de céder les véhicules de la compagnie aux employés. Certains gestionnaires posent même ce geste dans le but de remercier un de leurs fleurons.     

« Certaines entreprises offrent le véhicule à l’employé à un prix bien inférieur à la valeur marchande dans le cadre d’un plan de retraite en reconnaissance de ses années de service au sein de la compagnie », image-t-il.

Véhicules municipaux

« Le matériel roulant est généralement vendu par appel d’offres, pour le matériel situé en région, et par enchères pour le matériel pouvant être acheminé sur les sites de Montréal et de Québec… » précise Claude Gauthier. Photo Ville de Richelieu

Qu’en est-il des options de remarketing qui s’offrent à un parc municipal intéressé à se départir de ses effectifs en temps opportun? À ce sujet, Claude Gauthier, maire de la Ville de Richelieu, énonce d’emblée que la vente de véhicules aux employés relève du Service de greffe de la Ville et qu’elle implique une procédure particulière. En revanche, il avance la possibilité de soumettre les véhicules du parc à des encans, à une autre municipalité qui souhaite répondre à un besoin précis, ou à une tierce partie. Cette procédure nécessite toutefois l’autorisation du conseil municipal.

Comme autre solution, le premier magistrat rappelle que le gestionnaire de parc peut utiliser le portail du Centre d’acquisitions gouvernementales pour la disposition des biens afin d’y revendre les éléments de son parc, qui englobe souvent un large éventail de types de véhicules et de matériel connexe.

« Le matériel roulant est généralement vendu par appel d’offres, pour le matériel situé en région, et par enchères pour le matériel pouvant être acheminé sur les sites de Montréal et de Québec, et ce, dans le but de favoriser la réutilisation du bien dans la collectivité. » 

M. Gauthier précise aussi que chaque véhicule proposé fait d’abord l’objet d’une inspection auprès de la SAAQ, procédure servant à déterminer le statut et l’état de la marchandise. Ensuite, il parle des délais de traitement et de livraison.

« Les délais varient. Par exemple, les biens vendus par appel d’offres sont affichés pour une période d’environ deux semaines. Après ce délai, le contrat de vente est délivré pour prise de possession. Pour ce qui est des véhicules vendus par encans, les contrats de vente sont distribués sur place pour prise de possession immédiate », résume-t-il, ajoutant qu’il « faut néanmoins respecter les périodes de participation émises par le gouvernement entre les mois d’avril et décembre ».

 

Catégories : Éditorial, Parc
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