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Brampton emprunte la voie électrique

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Un des Nova Bus LFSe électriques de Brampton Transit. Photo courtoisie de Brampton Transit

Tous les systèmes sont interopérables.

Lorsque la société Brampton Transit a décidé d’ajouter huit autobus électriques à batterie (BEB) à son parc, elle a voulu explorer une solution plus ouverte.

Il était important de travailler avec différentes agences et d’avoir un partenariat pour leur essai de démonstration qui offrait une interopérabilité totale entre les différents fabricants. « Un système entièrement interopérable garantit une chaîne d’approvisionnement robuste tout en favorisant des processus d’approvisionnement concurrentiels », explique Alex Milojevic, directeur général de Brampton Transit.

Brampton Transit a travaillé avec le Consortium canadien pour la recherche et l’innovation en transport urbain (CUTRIC), un organisme qui collabore avec les gouvernements, le secteur privé et le milieu universitaire, pour coordonner l’essai pancanadien de démonstration et d’intégration d’autobus électriques à batterie. Six BEB ont été acquis auprès de New Flyer Industries et deux auprès de Nova Bus, tandis que les systèmes de charge provenaient d’ABB Inc. et de Siemens Canada Ltd. Tous les participants sont non seulement basés au Canada, mais ont également fourni des systèmes entièrement interopérables.

Les huit BEB sont sur la route depuis mai 2021, et les résultats sont positifs. Les opérateurs aiment les conduire, les usagers apprécient la douceur du trajet, et même les habitants des quartiers où les bus circulent ont fait des commentaires sur leur silence.

10 000 heures de formation

Les opérateurs, les agents d’entretien et les premiers intervenants ont suivi environ 10 000 heures de formation combinée pour se familiariser avec les systèmes de bus électriques. À la fin de chaque trajet, l’opérateur s’arrête dans une aire de chargement à l’un des trois emplacements (deux dans la rue, un au dépôt), où un chargeur à pantographe aérien descend sur le toit du bus et effectue une charge rapide en moins de dix minutes. Après cela, le bus est prêt à reprendre sa route.

Les bus peuvent être chargés au terminal du village de Mount Pleasant. Photo courtoisie de Brampton Transit

Même sur un trajet plus long, la batterie du bus est rarement déchargée à plus de 30 %. Les bus New Flyer ont une autonomie d’environ 120 kilomètres, et la distance aller-retour sur les itinéraires est généralement inférieure à cette distance. « Même lorsque vous utilisez le système de climatisation, la capacité du bus reste largement suffisante », commente M. Milojevic.

Bien que le budget du projet ait été d’un peu moins de 16 millions de dollars, financé en grande partie par le gouvernement fédéral ainsi que par le gouvernement municipal, des économies ont déjà été réalisées sur le carburant, le service et l’entretien. « Nous réalisons des économies sur le plan de la maintenance, car les moteurs, les transmissions et d’autres composants s’usent moins », note M. Milojevic.

Ce n’est pas le premier pas vers l’électrification pour Brampton Transit. En 2010, lors du lancement du service de transport rapide Züm, des bus hybrides diesel-électriques New Flyer articulés de 40 et 60 pieds ont été utilisés et sont toujours en service aujourd’hui. L’expérience a été si encourageante qu’ils sont passés à l’étape suivante avec des bus entièrement électriques, qui ne génèrent aucune émission de gaz d’échappement.

Plus d’électrification

L’avenir réserve davantage d’électrification à Brampton Transit. « Fin 2019, le gouvernement fédéral a annoncé un mandat pour déployer 5 000 bus sur une période de cinq ans », explique M. Milojevic. « C’est une combinaison de transport municipal et de bus scolaires. »

Bien sûr, l’un des plus grands défis est de disposer des infrastructures nécessaires à l’électrification. Bien qu’il y ait actuellement trois emplacements de recharge à Brampton pour la flotte actuelle de BEB, il est prévu de construire une grande installation qui sera entièrement électrifiée. Le projet n’en est encore qu’au stade de la conception, et la Ville garde l’espoir d’obtenir le financement provincial et fédéral nécessaire à l’électrification complète de la nouvelle troisième installation.

Brampton Transit continue de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement fédéral dans le cadre du Fonds pour le transport en commun zéro émission et avec les gouvernements fédéral et provinciaux dans le cadre du programme d’infrastructure Investir dans le Canada. En mars, la Ville et la Banque canadienne d’infrastructure (BCI) ont conclu une entente visant à acheter jusqu’à 450 BEB à l’aide d’une facilité de crédit de 400 millions de dollars. « Les bus électriques sont beaucoup plus chers que les bus diesel, décrit M. Milojevic. Nous prévoyons que les économies supplémentaires réalisées grâce aux opérations permettront de rembourser l’investissement de la CIB. »

Cycle de vie de 12 ans

Actuellement, les bus diesel ont une durée de vie utile de 12 à 18 ans. Après 10 ans, les bus sont entièrement remis à neuf pour les huit années suivantes. Pour les bus électriques, les fabricants prévoient un cycle de vie de 12 ans, avec un remplacement de la batterie à mi-vie. Brampton Transit espère que la durée de vie des BEB pourra être portée à 15-18 ans.

Brampton a suscité beaucoup d’intérêt et de soutien pour ses programmes de transport en commun, comme en témoigne l’achalandage de la communauté. « Nous avons l’un des systèmes de transport en commun des grandes villes qui connaît la croissance la plus rapide au Canada », remarque M. Milojevic. La récupération de l’achalandage pré-pandémique pour les systèmes de la région du Grand Toronto/Hamilton n’est que de 50 à 80 %, mais Brampton a déjà connu une récupération de plus de 110 %.

« Beaucoup de personnes utilisent les transports en commun, et nous voulons offrir un service écologique et sain pour notre communauté », explique M. Milojevic. « Compte tenu de ce que nous faisons avec la CIB et nos partenaires fédéraux et provinciaux, nous espérons assurer la transition de notre flotte vers un résultat positif, où nous pourrons avoir des émissions zéro sur tous nos véhicules. »

 

Catégories : Éditorial, Parc
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