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La NAFA en restructuration

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Pour Simon Therrien, président du chapitre de la NAFA Québec, derrière l’incertitude se trouve la volonté de garder active la communauté des gestionnaires de parc. PHOTO Michel Beaunoyer

Une communication partagée par la maison mère de la NAFA aux États-Unis le 23 mai a semé l’incertitude dans les chapitres canadiens de ce regroupement de gestionnaires de parc.

Dans cette communication émanant de la direction de l’organisation à Boston, la NAFA annonce une restructuration des chapitres composant cette association nord-américaine de gestionnaires de parc. « Le bureau de direction a voté pour restructurer le modèle de membership des chapitres vers une gestion régionale visant à rehausser l’expérience des membres, indique ce message. L’objectif est d’accroître les occasions pour les membres de se réunir localement, de développer des relations et de partager leurs connaissances. »

C’est le flou concernant le découpage régional de la NAFA qui a semé certaines inquiétudes concernant la pérennité des chapitres canadiens. En effet, le Canada compte un chapitre dans l’Ouest, un en Ontario et un autre au Québec. La crainte de voir fusionner ces branches avec des états américains limitrophes génère une certaine appréhension.

« Le message que nous recevons c’est que nous pouvons poursuivre nos activés normalement pour 2022, mais difficile de savoir ce qui se passera par la suite », témoigne Simon Therrien, président du chapitre québécois de la NAFA. « Cette idée de restructuration plane depuis un bout de temps et nous allons analyser la situation pour déterminer si, derrière ces bonnes intentions, les changements seront avantageux pour les membres du Québec. Chose certaine, nous voulons garder active la communauté des gestionnaires de parc québécois. »

Mêmes échos du côté ontarien où le chapitre compte environ 250 membres. « Nous avons beaucoup de questions, mentionne son président Jonathan Grant. Il faudra voir jusqu’à quel point les chapitres régionaux canadiens seraient gérés par les États-Unis, mentionne-t-il. Il existe des similarités entre gestionnaires de parc des deux côtés de la frontière, mais aussi des différences significatives au chapitre de la réglementation et de loi ou encore de l’accès aux véhicules. Je comprends que la NAFA souhaite alléger l’administration, mais nous n’avons pas de problèmes ici. Peut-être irons-nous vers une association canadienne distincte ? Chose certaine, nous devons avoir une plateforme pour nos gestionnaires canadiens. »

Un message rassurant

Autosphere.ca a parlé avec Bill Schankel, directeur général de la maison mère de la NAFA qui comprend la période d’incertitude provoquée par la récente communication de son organisation avec les membres canadiens. L’association de gestionnaires de parc compte un total de 3000 membres en Amérique du Nord, dont environ 400 au Canada.

Bill Schankel, directeur général de la maison mère de la NAFA aux États-Unis, se veut rassurant. PHOTO NAFA

« La période de ralentissement des activités provoquée par la pandémie nous a permis de réfléchir à une stratégie pour augmenter notre membership tout en ajoutant de la valeur à l’ensemble de nos membres, explique-t-il. Cela s’adresse aussi au Canada dont nous comprenons les particularités. Notre intention est d’alléger la tâche des administrateurs régionaux, souvent des bénévoles qui assument des responsabilités importantes dans leurs entreprises, afin qu’ils concentrent leurs activités sur la formation et le réseautage dans leurs régions. »

Cette prise en charge administrative toucherait des postes comme la gestion et la mise à jour des listes de membres, la comptabilité et la préparation des rapports de taxes. Sous l’appellation OneNAFA, cette nouvelle mouture de l’association laisserait aux chapitres canadiens les coudées franches pour poursuivre leurs activités sous l’égide de la NAFA tout en ayant accès aux services de formation et aux grands évènements de l’organisation.

Des comités régionaux

« Nous considérons aussi intégrer les gestionnaires canadiens à notre programme 100 Fleet Best et créer des comités régionaux qui pourraient, par exemple, inclure le Québec, l’Ontario et quelques états du Nord-Est américain pour que leurs membres puissent échanger sur leurs différentes activités et le succès qu’ils en ont tiré, » reprend M. Schankel. Nous envisageons aussi la création d’un comité législatif spécial pour le Canada, qui ferait des mises à jour sur ce qui se passe à Ottawa, mais aussi dans les capitales provinciales. Il faut retenir une chose essentielle, nous avons besoin de la voix du Canada dans notre organisation. » 

Questionné sur l’absence de contenu canadien lors de la dernière présentation de la NAFA I & E virtuelle, M. Schankel mentionne que cette omission n’était due qu’au manque de temps des organisateurs et qu’une mise à jour législative serait communiquée aux membres canadiens sous peu.

Un programme à moderniser

Le président du chapitre ontarien de la NAFA, M. Grant, mentionnait lors de sa discussion avec Autosphere.ca que le programme CAFM (Certified Automobile Fleet Manager) aurait besoin d’une sérieuse mise à jour. « C’est un programme très important qui devrait être davantage reconnu par les employeurs de gestionnaires de parc, mais qui affiche un certain retard en matière de contenu par rapport aux réalités d’aujourd’hui. »

M. Schankel ne contredit pas son collègue ontarien. « Le programme CAFM existe depuis le milieu des années 1980 et doit être revu. Il a toutefois connu d’importantes évolutions notamment, au cours des dernières années, en devenant accessible en ligne. Nous travaillons sur la mise en place d’une commission de certification pour faire l’analyse des meilleures pratiques dans l’ensemble des modules composant cette certification et implanter un calendrier de mise à jour des contenus. » Il n’exclut pas qu’en collaboration avec le Chapitre du Québec, que certains modules puissent être traduits en français.

Le directeur général de la NAFA conclut en disant que son organisation va faire un suivi avec les représentants des chapitres canadiens pour les informer de la progression de cette évolution de la restructuration qui va s’e déployer sur plusieurs mois. 

 

Catégories : Éditorial, Parc
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