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Communauto, un effort écologique peu commun

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Pour son parc, Communauto met l’accent sur les véhicules branchables. PHOTO Communauto

Depuis 1994, Communauto vise à réduire l’empreinte environnementale laissée par les véhicules à essence en proposant des solutions en matière de parc automobile partagé.

Branché sur le vert

Aux yeux de l’être humain, le partage a toujours été vu comme un geste noble. De surcroît quand il concerne les déplacements automobiles au cœur d’une société où acquérir son propre véhicule constitue la plupart du temps une marque d’accomplissement. Ce principe de partage de voitures émane du paradigme voulant que dans un milieu urbain, les gens se montrent plus dépendants de ce mode de transport que ne l’expose la réalité.

« Le simple fait d’avoir un véhicule stationné dans notre cour nous incite à l’utiliser plus fréquemment que nécessaire. L’autopartage permet de se servir d’un véhicule de quatre à six fois moins souvent », résume d’entrée de jeu Marco Viviani, vice-président, développement stratégique, chez Communauto.

Marco Viviani occupe le poste de vice-président, développement stratégique, chez Communauto. PHOTO Communauto

À ce jour, l’entreprise poursuit son mandat en misant sur plus de 3500 véhicules au Québec, dont près de 2300 campés à Montréal. Le reste de la flotte est partagé entre les villes de Québec, Gatineau et Sherbrooke. Hormis par l’entremise de la quantité, Communauto consolide aussi sa présence sur le marché en vertu de la qualité de ses effectifs.

« Le premier critère de sélection de nos voitures est évidemment de nature environnementale, reprend M. Viviani. Nous possédons maintenant 110 véhicules électriques, soit le plus vaste parc partagé de VÉ au pays. Nous avons d’ailleurs acquis les 25 premières Nissan Leaf au Canada en 2010. »

En fait, si Communauto, qui lorgne essentiellement du côté des véhicules branchables, acquiert encore quelques modèles à essence, c’est notamment en raison de l’actuelle pénurie d’approvisionnement du marché. 

« Cette année, nous avons commandé 100 véhicules électriques additionnels, mais n’en avons obtenu que 30 », rappelle le principal intéressé, ajoutant que la marchandise obtenue en 2022 est particulièrement disparate en termes de modèles, un seul fabricant ne pouvant répondre à la demande.

Entretien scrupuleux

En mettant à la disposition des usagers des voitures simples à utiliser, allant de la sous-compacte aux modèles offrant un plus grand espace de chargement, entre autres pour les voyages en famille, Communauto satisfait largement à la demande. En complément à ce volet, M. Viviani martèle que les véhicules doivent être fiables et performants, doublés d’une importante valeur de revente. 

« Pour acquérir les véhicules, nous fonctionnons sous la forme de crédit-bail auto, puis les rachetons en fin de contrat. Après cinq, parfois même sept ans d’utilisation, nous les revendons essentiellement en lot aux partenaires ou aux concessionnaires avec qui nous transigeons. »

Afin de garantir une expérience sécuritaire aux usagers et de tirer le maximum de cette revente, Communauto procède à une maintenance rigoureuse de ses voitures. Comme ces dernières sont réparties sur le territoire sélectionné pour favoriser leur accessibilité, l’entreprise fonctionne avec des sous-traitants qui exploitent des ateliers de réparation. En ce qui a trait aux véhicules plus récents, ils sont confiés aux concessionnaires pour un étroit suivi du programme d’entretien recommandé par le manufacturier.

« Nos véhicules sont toujours appréciés dans le domaine de l’occasion, car l’historique de chacun est clair et sans équivoque », stipule M. Viviani.

« Communauto compte plus de 3500 véhicules répartis dans quatre villes au Québec. » PHOTO Communauto

Le contrôle par la technologie

À la lumière de ce déploiement automobile, on ne saurait passer sous silence la complexité de la gestion du parc, qui implique un roulement aussi aléatoire que constant et un nombre incalculable d’usagers. Pour faciliter la tâche à ce chapitre, Communauto s’en remet aux bons soins de la télémétrie, en particulier la technologie de la firme Astus. Le système adopté, à la fine pointe, permet de repérer la position de la voiture, de comptabiliser les kilomètres parcourus et, en vertu du lecteur à carte d’accès, de faciliter la prise de possession du véhicule au cœur de cette fonction de partage. 

« Le système émet aussi des messages vocaux pour orienter le client. Dans la boîte à gants se trouve un dispositif pour faciliter le contrôle des clés et l’usage de la carte à essence, qui s’active par un code sur l’application numérique », ajoute Marco Viviani.

Grâce à son souci de l’environnement et à sa vision avant-gardiste, Communauto revendique une longueur d’avance relativement au virage vert amorcé par le gouvernement québécois, qui a ciblé 2035 comme échéance pour la vente de véhicules à essence neufs. Même qu’à entendre les propos de Marco Viviani, lors de l’entrevue réalisée un 22 avril, Jour de la Terre, l’industrie pourrait verdir encore davantage et ne s’en porter que mieux…

Pour consulter le site Web de Communauto : Donnez de l’air à votre ville ! – Communauto Québec

 

Catégories : Éditorial, Parc
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