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Livraison à domicile, électrifiée !

Alex Schaumann, coursier de Purolator, avec le nouveau fourgon électrique. PHOTO Purolator

Purolator est la première entreprise de messagerie canadienne à lancer une flotte électronique à l’échelle nationale.

Alors que les gouvernements et les constructeurs automobiles s’engagent à atteindre un niveau d’émissions nettes nulles d’ici à 2050 au moins – et souvent avant – certaines sociétés de flotte font de même.

Purolator Inc. tient son engagement d’atteindre cet objectif en introduisant un parc de cinq camions de livraison en bordure de trottoir entièrement électriques à Vancouver, ainsi que des vélos de transport électriques.

Les camions de ramassage de 18 pieds ont été convertis en véhicules entièrement électriques par Motiv Power Systems, situé en Californie.

« Nous avons des véhicules hybrides dans notre parc depuis 2005, donc les véhicules à haute tension ne sont pas nouveaux pour nous « , déclare Serge Viola, directeur national du parc automobile chez Purolator. »

« Nos techniciens sont habitués à travailler sur des systèmes à haute tension. »

Tous les fourgons sont équipés d’un châssis Ford F-59, d’un PTAC de 19 500, et d’une carrosserie Morgan Olson.

« Ce sont des véhicules de ramassage et de livraison, pour le dernier kilomètre », explique M. Viola. Motiv a été choisi en raison de son expérience et de sa proximité avec Vancouver.

Ajout d’un plus grand nombre de VE chaque année

Cela faisait partie du programme de rafraîchissement de Purolator.

« Nous achetons normalement environ 10 % de notre flotte chaque année pour la rafraîchir », explique M. Viola.

« Nous allons ajouter plus de véhicules électriques chaque année, dans tout le pays. »

Ils ont testé un petit nombre de VE avec différents fournisseurs, et ont obtenu d’excellents retours de la part des coursiers et des techniciens, ainsi qu’une excellente fiabilité.

« Nous prévoyons de mettre en place des véhicules entièrement électriques à l’avenir », déclare M. Viola.

Parmi les avantages, citons la réduction des coûts de maintenance et des coûts d’exploitation. L’électricité sera moins chère que l’essence et le diesel.

Il y a moins d’entretien à effectuer, de sorte que, globalement, Viola espère atteindre une réduction de 85 % des coûts d’exploitation et d’entretien.

L’un des défis à relever est la recharge des véhicules.

« Nous devions être conscients de l’autonomie, puisqu’ils ont des batteries de 127 kWh, ce qui place l’autonomie entre 120 et 150 kilomètres par jour », explique M. Viola. « Mais la plupart de nos véhicules à l’intérieur de la ville qui font de l’enlèvement et de la livraison font moins de 100 kilomètres par jour. »

Cinq stations de recharge ont été installées dans les locaux de Purolator. « Nous devions être conscients de la quantité d’énergie dont nous disposions dans l’installation pour alimenter les véhicules », explique M. Viola. Les véhicules sont garés pendant la nuit, où ils sont chargés et rechargés.

Les chargeurs étaient montés en hauteur sur un système d’enrouleur, permettant de tirer le tuyau vers le bas et de le brancher.

Cela permet non seulement de protéger le chargeur contre les dommages ou l’intrusion d’eau, mais aussi d’éliminer les risques de trébuchement. Un autre chargeur a été installé au garage pour le service.

Les gens veulent devenir plus verts

Les conducteurs sont enthousiasmés par les fourgons électriques.

« Ils aiment l’idée d’un camion plus écologique et durable », explique M. Viola. « Les gens veulent devenir plus verts, et s’adapter aux nouvelles technologies. »

Les conducteurs n’avaient pas besoin de beaucoup de formation, si ce n’est qu’ils devaient apprendre à s’arrêter en pente.

Les techniciens ont déjà été formés sur les hybrides, donc passer à un hybride complet n’était pas un grand pas, et en fait, plus simple. Il s’agissait de savoir où se trouvaient tous les composants et comment les tester, comment comprendre les pannes.

Le fourgon électrique de Purolator a presque la même apparence que les autres, mais il porte un logo sur les portes avant et arrière qui l’identifie comme un véhicule électrique.

Cela peut changer, car la conception du châssis a environ 50 ans. « Il a été conçu pour gérer un moteur à essence, une transmission et un différentiel », explique M. Viola.

« Lorsque vous passez à un véhicule entièrement électrique, vous pouvez passer à des moteurs en bout de roue, vous n’avez pas besoin de différentiel. Vous pouvez abaisser le chargement, ce qui est plus ergonomique pour le coursier. »

Une autre catégorie de techniciens

Il n’y a pas encore eu de véhicules de livraison entièrement électriques sur le marché, bien que General Motors ait récemment annoncé une accélération du calendrier d’installation et de production de son fourgon BrightDrop EV600.

Pourquoi cela a-t-il été si long ? « Le coût supplémentaire rendait les gens nerveux », explique M. Viola. « Au fur et à mesure que l’on s’intéresse aux VE et que les gens comprennent la technologie, et que l’on voit que les batteries ont une longue durée de vie, ils seront plus à l’aise avec cette technologie. »

La gestion de la flotte se fait à l’aide de la télématique dans les fourgons, de sorte que des alertes sont émises si la batterie est faible. « Nous n’avons utilisé qu’environ 30 à 40 % de la charge en une journée de conduite », déclare M. Viola.

Lorsque les véhicules effectuent des livraisons ou des collectes sur le dernier kilomètre, il y a beaucoup d’arrêts et d’allers-retours, ce qui fonctionne bien pour le freinage par récupération d’un VE, qui permet de recharger la batterie. « Si vous conduisiez de ville en ville, vous n’auriez pas l’autonomie nécessaire », note M. Viola.

Il note que les jeunes techniciens qui arrivent aujourd’hui dans le secteur sont à l’aise avec les ordinateurs et la technologie, et aiment travailler sur les VE plutôt que sur les véhicules à gaz.

« Il y a plus d’électronique, plus d’analyse, plus de diagnostics qu’avec la réparation mécanique », explique M. Viola. « Vous obtenez une classe différente de techniciens aujourd’hui, qui ont probablement passé leur enfance à jouer à des jeux vidéo, donc ils aiment la technologie. »

 

Catégories : Éditorial, Parc
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