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CES 2021 : Autonomie – entre science et fiction

Un groupe d’expert a parlé des applications concrètes d’automatisation. PHOTO CES 2021

Lors du salon technologique CES 2021, un panel d’experts a parlé des applications pratiques des véhicules autonomes.

Pour Karl Weiss, de Caterpillar Robotics, les véhicules autonomes font partie de son quotidien depuis de nombreuses années. D’immenses camions travaillent ainsi sans conducteur dans le secteur minier. « On parle d’un secteur difficile, en activité 24 heures sur 24, et ce toute la semaine, explique M. Weiss. L’automatisation de ces opérations a éliminé les accidents et augmenté de 30 % la productivité. C’est aussi un travail répétitif sur des parcours privés, ce qui facilite l’application de cette technologie. »

Construction autonome

Puisque ces camions lourds sont en activité depuis 2008, l’entreprise a pu développer une grande expertise en matière d’automatisation. Elle propose aussi à ses clients un système semi-autonome, où un opérateur de chargeur peut travailler dans le confort de son bureau et contrôler de un à trois bulldozers simultanément. Des trains autonomes, sur circuits fermés, servent aussi au transport de minerai de la mine au lieu de traitement ou de transbordement. « Avec la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, l’automatisation suscite de plus en plus d’intérêt. »

D’immenses camions œuvrent déjà de façon totalement autonome dans les mines. Caterpillar veut introduire cette technologie dans le domaine de la construction. PHOTO Caterpillar

Les applications d’opération semi-autonome seront graduellement proposées aux entreprises du secteur de la construction.

Du côté de l’entreprise technologique Aurora, spécialisée dans l’automatisation des véhicules routiers, les demandes découlant de l’explosion du commerce en ligne provoquée par la pandémie de COVID-19 facile l’avancement de ses projets de camions autonomes de livraison locale. « Nous avons acheté une technologie développée par Uber et comptons la valider, explique Lia Theodosiou-Pisanelli. La COVID-19 a malheureusement ralenti certains travaux de validation sur le terrain, mais chose certaine, cette pandémie a donné un grand coup de pouce à l’acceptation de véhicules de livraison autonomes. »

Le projet Hyperloop

Dans un tout autre ordre d’idée, Sara Luchian, de Virgin Hyperloop, a parlé de l’avancement de ce projet qui semble tiré directement d’un film de science-fiction. Le Hyperloop est un train aérien électrique, circulant dans un tube où un vide presque parfait est créé, flottant sur des aimants, pouvant atteindre des vitesses supérieures à 600 miles à l’heure (près de 1000 km/h). Une installation d’essai aux États-Unis valide ce projet.

« Nous en sommes à la sixième année de recherche et d’essais », explique Mme Luchian, qui a d’ailleurs fait partie des premiers passagers de ce mode de transport futuriste en novembre dernier sur un circuit fermé. « Nous pouvons transporter des gens, mais aussi des marchandises en greffant une série de capsules. Nous pourrions ainsi déplacer des milliers de personnes à une vitesse phénoménale. »

Le projet progresse aux États-Unis, mais aussi en Europe et en Asie. Selon Mme Luchian, plusieurs réseaux pourraient être combinés pour rejoindre des grandes villes, voire même pour passer d’un continent à l’autre.

 

Catégories : Éditorial, Parc
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