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Comment encourager la relève en mécanique automobile
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Luigi Ricci ne regrette pas un instant son choix de se faire enseignant en mécanique automobile. Crédit : CFP Laurier Macdonald
Depuis 23 ans, l’enseignant Luigi Ricci a fait naître des centaines de vocations au Centre de Formation professionnelle (CFP) Laurier Macdonald. Quels sont ses meilleurs trucs pour encourager la relève en mécanique automobile ?
Luigi Ricci démontait et remontait déjà sa bicyclette à l’âge de six ans. Avant de faire la même chose sur la voiture de son père dès qu’il en a eu l’autorisation.
« Disons que ce n’est pas par accident que j’ai choisi de me diriger vers la mécanique ! » lance celui qui a réalisé la première partie de sa carrière au sein du groupe Volkswagen-Audi (15 ans), puis de General Motors (6 ans).
Le mécanicien aurait poursuivi son métier jusqu’à sa retraite, mais un accident de travail l’a contraint à tout arrêter. Cinq ans de CSST plus tard, l’une des options était cell de se reconvertir comme enseignant en mécanique automobile.
« J’ai étudié pour le bac pendant sept ans, tout en travaillant, tout d’abord comme assistant, puis comme professeur au CFP Laurier Macdonald. »
Enseigner, mais aussi accompagner les jeunes
Lorsqu’on lui demande ce qu’il préfère dans son métier, Luigi Ricci répond immédiatement : « Ma connexion avec les étudiants. Il n’y a rien de plus valorisant. »
Pourtant, la clientèle de son établissement n’est pas la plus évidente à encadrer. L’enseignant estime que 40 à 50 % de ces jeunes ont des problèmes de comportement. Le DEP en mécanique est souvent la voie de la dernière chance.
« Je ne juge personne. Je pars toujours du principe que si on veut que j’aide, on n’a qu’à me le demander, c’est tout », indique l’enseignant, qui réussit en moyenne à garder 85 % de ses cohortes jusqu’à la fin de leur formation.
Comment parvient-il à un tel résultat ? « Je pense qu’on doit enseigner la matière, mais aussi la rendre divertissante pour garder l’attention des élèves, explique-t-il. On guide, on écoute et on accompagne. Enfin, et je dirais que c’est l’élément le plus important, il faut respecter ses étudiants. Si ce n’est pas le cas, ils le voient et ne feront pas d’efforts. »
Dans trois ou quatre ans, Luigi Ricci projette de prendre sa retraite. Non par fatigue ou par dépit, mais plutôt pour continuer à travailler sur des voitures de chez lui, notamment des vieux modèles des années 60, 70 et 80.
C’est cette même flamme que l’enseignant essaie d’allumer chez ses étudiants. À l’école, il leur montre tout ce qui peut se faire sur une voiture à essence et, si le niveau de la classe le permet, sur des modèles diésel. Il aborde aussi de plus en plus avec eux la mécanique des véhicules électriques et des hybrides.
« Si j’ai un dernier message à adresser aux jeunes, c’est de suivre leurs rêves. S’ils aiment la mécanique, la mécanique leur rendra bien, et ils pourront s’épanouir dans ce métier », conclut-il.





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