Le « Droit à la réparation » : une nécessité pour l’abordabilité des Canadiens et l’industrie de l’entretien automobile

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Alors que les défis liés au coût de la vie persistent pour de nombreux Canadiens, une législation nationale sur le Droit à la réparation est devenue cruciale pour garantir l’abordabilité pour les conducteurs et la sécurité d’emploi des plus de 500 000 travailleurs du secteur de l’entretien automobile au pays.

Au Canada, les constructeurs automobiles contrôlent l’accès aux données de réparation et d’entretien ; des données pourtant indispensables aux ateliers de mécanique locaux pour entretenir adéquatement les voitures et les camions. Aujourd’hui, de nombreux ateliers indépendants ne peuvent accéder à ces données en temps opportun, ce qui force les conducteurs à se tourner vers les concessionnaires. Il en résulte des coûts plus élevés et des délais importants, particulièrement dans les communautés rurales où l’accès à un concessionnaire est plus difficile qu’à un atelier de quartier.

Un nouveau rapport tire la sonnette d’alarme

Pour attirer l’attention sur ces enjeux, l’Association des industries de l’automobile du Canada (AIA Canada) a publié un nouveau rapport intitulé Libérer l’accès : Pourquoi le droit à la réparation importe pour chaque propriétaire de véhicule. Réalisée par MNP Canada, l’étude souligne les coûts pour les conducteurs et les entreprises découlant d’un accès inadéquat aux données :

  • Économies majeures : Les conducteurs économisent considérablement dans les ateliers indépendants, soit jusqu’à 30 % (ou 500 $) sur les réparations courantes et jusqu’à 80 % pour les réparations complexes ou nécessitant beaucoup de main-d’œuvre (lorsque des pièces du marché secondaire sont utilisées).

  • Impact financier : Si chaque atelier indépendant perdait une seule réparation par semaine faute d’accès aux données, la perte de profit annuelle totale pourrait atteindre 336 millions de dollars à l’échelle nationale pour le secteur indépendant.

  • Enjeu rural : Les conducteurs en zones rurales — incluant les exploitants de véhicules d’urgence — font face à des coûts disproportionnés. Les ateliers indépendants jouent un rôle vital là où le concessionnaire le plus proche peut se trouver à plusieurs heures de route.

« Nos membres nous rapportent constamment des difficultés d’accès aux données des constructeurs, ce qui menace nos entreprises et pose de réels problèmes aux conducteurs », a déclaré Emily Chung, présidente et chef de la direction d’AIA Canada. « Alors que les Canadiens conservent leurs véhicules plus longtemps, les besoins en entretien augmentent. Comme l’automobile est souvent la deuxième dépense en importance des ménages, une action rapide pour instaurer le droit à la réparation est urgente. »

Appel à l’action fédérale

Bien que des provinces comme le Québec et des juridictions telles que l’Australie, l’Afrique du Sud et l’Union européenne aient pris des mesures pour protéger le droit à la réparation de leurs citoyens, le Canada n’a pas encore posé d’acte fédéral similaire.

AIA Canada demande au gouvernement fédéral de respecter ses engagements afin que des services de réparation abordables et rapides demeurent accessibles d’un océan à l’autre.

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