Abonnez-vous à notre magazine Autosphere et à notre infolettre hebdomadaire pour recevoir les dernières nouvelles de l’industrie.
Actualités automobiles, avis d’experts et conseils pratiques
Les inspections mécaniques de sécurité obligatoires au Québec ?
Autosphere » Mécanique »

Une inspection obligatoire pourrait retirer de la route certains véhicules à risque. (Crédit : Shutterstock)
Le moment serait-il propice à relancer la discussion sur les inspections mécaniques obligatoires sur les véhicules québécois ?
Cette question a sombré en arrière-plan ces dernières années. Avec le vieillissement du parc automobile québécois, plusieurs ténors de l’industrie automobile remettent ce dossier dans leurs conversations, un dossier soutenu durant de longues années sans jamais avoir obtenu l’écoute du gouvernement.
En fait, si mes souvenirs sont bons, les opposants à cette mesure de contrôle périodique y voyaient une stratégie malhabile des entreprises du secteur de l’entretien et de la réparation pour attirer plus de clients dans leurs baies de service tout en pénalisant la couche la moins fortunée de notre société, qui n’avait pas les moyens de s’offrir mieux que des véhicules en fin de vie ou mal entretenus.
Une pratique courante
Pourtant, plus d’une douzaine d’États américains imposent aux automobilistes un programme d’inspection basé sur la sécurité mécanique, mais aussi sur la mesure des émissions polluantes. Diverses formules s’appliquent selon les États, certains ne contrôlant que les voitures lors de la revente (ce qui peut être bénéfique pour l’acheteur potentiel, soit dit en passant) ou systématiquement sur tous les véhicules ayant atteint un certain âge.
En Europe, l’approche est simple, un contrôle technique tous les deux ans touche tous les véhicules de plus de quatre ans.
Évidemment, avec les enjeux que notre secteur connaît présentement, notamment en matière de ressources humaines et de travailleurs étrangers, relancer le débat sur l’inspection mécanique obligatoire n’est assurément pas la priorité la plus urgente. Il n’en demeure pas moins que la division du Québec de l’AIA Canada considère qu’une politique d’inspection périodique des véhicules, surtout ceux qui accumulent les années et les kilomètres, serait bénéfique à plusieurs niveaux.
Plus de sécurité
Tout d’abord, cela retirerait de la route des minounes dangereuses ou obligerait leurs propriétaires à les remettre au moins à niveau. On voit encore souvent dans nos ateliers des pneus lisses par l’usure ou des freins à bout de souffle que le client ne veut pas remplacer et que le garagiste n’a aucun pouvoir d’imposer.
De plus, si on enregistre un ralentissement de l’électrification des transports, la notion de véhicules sans ou à faibles émissions reste entière. Le réchauffement climatique est une réalité et le secteur des transports doit poursuivre ses engagements pour réduire son impact.
À ce chapitre, une mesure des émissions lors de l’inspection périodique pourrait obliger l’ajustement de moteurs qui nous précèdent de leur lourd nuage noir.
Certains véhicules au Québec doivent passer par un atelier certifié par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) au moins annuellement, notamment les taxis affichant plus de 80 000 Km au compteur, les autobus et les véhicules d’urgence. Je comprends la logique de vérifier la condition d’un véhicule commercial qui transporte un ou deux passagers sur un réseau urbain. Ce qui m’échappe, c’est pourquoi la même logique ne s’applique pas à un gros VUS chargé de la moitié d’une équipe de ringuette qui prend la route en plein hiver.
Bref, la question n’est pas close, le dossier est loin d’être mort et plusieurs associations et organismes de notre secteur semblent engagés à remettre ce sujet sur l’avant de la scène. Et nous en ferons partie.





LACHINE
Temps plein


