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Bien plus qu’une affaire de surface
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Mike Urban, propriétaire-exploitant, Urban Automotive, Oakville (Ont.) Source : Mike Urban
Derrière chaque atelier de réparation automobile indépendant prospère se cache un propriétaire qui mène une vie que la plupart des gens ne tiendraient pas une semaine – et qu’ils ne voudraient probablement pas non plus. De l’extérieur, on pourrait croire qu’il s’est « acheté une job » ou qu’il a simplement échangé son patron contre un plus gros chèque de paie. Mais en réalité, le parcours d’un vrai propriétaire d’atelier est bien plus complexe.
Un mode de vie

Posséder et exploiter un atelier n’est pas seulement une affaire, c’est un mode de vie. Cela demande un esprit entrepreneurial, une détermination sans faille et une capacité d’équilibriste qui épuiserait les plus coriaces. Il faut porter tous les chapeaux : leader, négociateur, mentor, planificateur financier, motivateur, et parfois même thérapeute.
La plupart des gens ignorent ce qui se passe quand les lumières s’éteignent à l’atelier. Ils ne voient pas les angoisses à 2 h du matin liées au solde bancaire, ni les textos envoyés à 6 h aux fournisseurs pour obtenir une pièce qui permettra de remettre un client sur la route. Ils ne voient pas non plus les paris risqués que d’autres refuseraient de faire – comme investir des milliers de dollars dans une nouvelle technologie ou une formation qui pourrait partir dès le mois suivant avec un technicien.
Demandez à n’importe quel vrai propriétaire, et il vous le dira : vous n’êtes pas seulement dans le métier de la réparation. Vous êtes dans le métier des relations humaines. Vous réglez les problèmes de clients que vous estimez, tout en prenant soin des gens qui travaillent pour vous. Vous ne décrochez jamais vraiment à 17 h – votre cerveau, lui, reste toujours en marche.
Une vision à long terme
C’est toute la différence entre posséder son emploi et être un entrepreneur. Un travailleur autonome se présente, fait le travail, et encaisse son chèque. Un entrepreneur réinvestit, prend des risques et pense à long terme – même s’il n’y a aucune garantie que ses efforts porteront fruit dès le lendemain.
Il voit plus loin : le prochain équipement qui permettra de générer de nouveaux revenus, le service qui le gardera un cran devant la concession du coin, ou encore l’apprenti qu’il faut encadrer aujourd’hui pour qu’il devienne le technicien maître de demain. Il sait que pour durer, il faut miser sur soi encore et encore.
Gérer deux clientèles à la fois
L’un des plus grands défis pour un propriétaire d’atelier est de concilier les attentes de ses deux clientèles les plus importantes : son équipe et ses clients payants. Les deux méritent le meilleur.
Tout propriétaire souhaite offrir une belle qualité de vie à son équipe – sa clientèle interne. Il veut que ses techniciens gagnent suffisamment pour faire vivre leur famille et profiter de la vie. Mais il sait aussi que les clients satisfaits – sa clientèle externe – sont vitaux pour la survie de l’entreprise. Ce sont eux qui paient les factures et permettent de garder les portes ouvertes.
Il passe ses journées à éteindre des feux qui ne sont souvent même pas de son fait. Une incompréhension au comptoir ? Il la règle. Une pièce qui flanche sous garantie ? Il assume. Un client qui lit mal sa facture et publie un commentaire incendiaire en ligne ? Il gère la situation avec professionnalisme.
Il est toujours conscient que sa réputation peut dépendre d’une seule étoile. Un mauvais avis peut annuler une douzaine de commentaires positifs. Il veut que son équipe sache qu’il est là pour elle, mais il sait aussi que la moindre erreur avec un client peut faire perdre la confiance envers toute l’entreprise.





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