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Discussion entre l’AIA et Québec sur les véhicules connectés

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Le droit à la réparation et la formation étaient au cœur des discussions entre l'Association et l'État. PHOTO Shutterstock

Le 19 novembre, le président de l’AIA Canada, Jean-François Champagne, et le président de l’AIA Division du Québec, Patrick Saint-Pierre, animaient deux évènements virtuels dans le cadre du travail de lobbying de l’AIA Canada dans la province de Québec.

Étaient présents aux rencontres vingt-cinq représentants de l’État, y compris des membres de l’Assemblée nationale du Québec (députés), accompagnés de leurs conseillers et de représentants de l’Office de la protection du consommateur et des ministères de la Justice et des Transports.

Les rencontres étaient axées sur les répercussions qu’auront les véhicules connectés et zéro émission (VZE) sur l’industrie et sur les solutions susceptibles d’aider l’industrie à mitiger les perturbations. Le député Guy Ouellette était également présent, lui qui, l’an dernier, avait soumis à la discussion de la Chambre un projet de loi contre l’obsolescence programmée.

Au cours des rencontres, les participants ont pu entendre comment l’importante problématique du droit à la réparation s’applique aux véhicules connectés. Le droit à la réparation fait référence au droit qu’ont les consommateurs de faire réparer les biens qu’ils possèdent, notamment leurs téléphones cellulaires, leurs ordinateurs, leurs lave-vaisselle et leurs véhicules.

Les véhicules connectés menacent le droit continu qu’ont les consommateurs de faire réparer leur véhicule à l’atelier de réparation de leur choix, et ce, parce que ces véhicules transmettent leurs données de diagnostic par le réseau sans fil plutôt qu’au moyen du port OBD-II. Actuellement, ce sont les constructeurs automobiles qui reçoivent les données de diagnostic et qui contrôlent l’accès à celles-ci.

Ainsi, les constructeurs ont le pouvoir décisionnel quant aux tierces parties auxquelles ils accordent l’accès aux données des véhicules ainsi que sur les conditions d’accès, c’est-à-dire à quel prix, dans quelle mesure et à quel moment. À moins d’une intervention, le statu quo sera maintenu.

Avenir des VZE

Or, le gouvernement du Québec s’efforce de stimuler la croissance des VZE. Donc, au cours de l’évènement, l’AIA a demandé au gouvernement d’envisager l’infrastructure qui sera nécessaire à la réparation et à l’entretien d’un parc de VZE, ce qui implique aussi un secteur du marché secondaire bien équipé.

Puisque les VZE seront sans doute des véhicules connectés, il est crucial que les consommateurs continuent d’avoir le droit de faire réparer leur véhicule.

Par ailleurs, la main-d’œuvre de l’industrie devra bénéficier d’une formation continue sur la nouvelle technologie automobile. En parallèle, les ateliers devront passer d’un modèle d’affaires centré sur un parc de véhicules équipés de moteurs à combustion interne qui nécessitent des pièces à un modèle axé sur un parc de véhicules équipés de dispositifs électroniques, de logiciels et de batteries.

Au lendemain de cet évènement, l’AIA Canada se trouve en relation avec le tiers des députés du Québec. L’association prévoit continuer de tenir des rencontres avec le gouvernement du Québec pour que les besoins de l’industrie restent d’actualité. De plus, des discussions se poursuivront avec l’État sur les véhicules connectés, afin de faire pression pour que la législation en matière de droit à la réparation s’applique aussi aux véhicules.

En dernier lieu, l’AIA Canada poursuivra ses efforts de sensibilisation au fait que l’augmentation du nombre de VZE circulant sur les routes du Québec obligera le marché secondaire de l’automobile à s’équiper adéquatement pour les réparer.

 

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