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Investir dans de l’équipement pour s’enrichir

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L’investissement dans des équipements nécessaires, mais dispendieux, notamment pour l’entretien des véhicules électriques, demande prudence et analyse. PHOTO Michel Beaunoyer

L’activité a repris dans nos ateliers du marché secondaire et des projets d’investissements, mis temporairement sur la glace, sont remis en route.

Remplacer des équipements désuets ou en fin de vie ou se doter de ce qu’il faut pour offrir de nouveaux services représente une dépense importante.

Les derniers mois nous ont montré que même si certaines entreprises prévoient dans leurs budgets les sommes nécessaires au remplacement ultérieur de certains de leurs gros équipements ces sommes peuvent rapidement être captées pour combler des besoins plus urgents.

Toutefois, souvent ces investissements s’imposent alors qu’on ne les prévoyait pas.

L’institution financière avec laquelle transige l’entreprise pourra offrir un financement advenant un manque de liquidité ou la réticence des gestionnaires à puiser dans le fonds de roulement pour immobiliser des sommes importantes.

Mais un emprunt peut alourdir les finances de l’entreprise et lui rogner les ailes si elle a besoin rapidement d’argent pour saisir une opportunité d’affaires.

« Les banques demandent souvent de lourdes mises de fonds pour appuyer un prêt », explique Sylvie Laplante, présidente de Groupe financier Laplante.

« De plus, je peux comprendre que les ateliers n’aiment pas s’endetter, mais ils ne devraient pas se pénaliser en payant d’avance le travail que leur donneront les équipements dans les prochaines années. »

Retour sur l’investissement

Mme Laplante propose la formule du crédit-bail aux garagistes, notamment ceux du réseau NAPA, depuis plus de 20 ans.

« Il y a reprise des activités et la nécessité d’une mise à jour des équipements. Quand on parle d’équipements dispendieux qui vont conserver une certaine valeur, cette formule peut s’avérer très intéressante pour le gestionnaire. La question est de mesurer combien va coûter un équipement mensuellement comparativement aux revenus qu’il pourra faire entrer dans l’entreprise durant la même période. »

L’avantage de faire l’acquisition d’une nouvelle machine ou d’en remplacer une ancienne avec cette formule c’est que les versements peuvent être considérés comme des dépenses d’opération, au même titre que le compte d’électricité par exemple.

Selon les formules offertes, l’équipement qui n’appartient pas à l’atelier avant la dernière mensualité peut être acheté à échéance pour un montant symbolique.

Libre à l’entreprise de le conserver ou de le revendre pour en acheter une neuve.

« Je dois dire que les ateliers ne sont pas encore rendus à l’idée de prévoir l’achat et le remplacement de leurs gros équipements aux cinq ans, même si cela leur donne un accès à des machines plus performantes », constate Mme Laplante.

Selon France Corbeil du Groupe Services Financiers Affiliés, également reconnu dans le secteur automobile pour ses services financiers, le crédit-bail devient de plus en plus populaire alors que les ateliers voient ses avantages.

« C’est une formule considérée comme une location, explique-t-elle. Les entreprises qui ont opté pour cette approche y retournent », constate la conseillère qui travaille depuis 33 ans dans notre secteur d’activité.

Parmi les avantages qu’elle pointe sont les mensualités qui restent stables pour la durée du contrat ( qui oscillent entre deux et cinq ans en moyenne, en fonction de la valeur de l’équipement et de la durée des versements ), le fait de pouvoir préserver le crédit, de contrôler plus facilement le budget et d’une tenue de livre simplifiée.

En fait, le crédit-bail est une formule semblable à la location à long terme d’une voiture.

Offrant le grand avantage de montants versés pour la location d’équipement considérés comme une dépense.

Il est aussi possible, dans certains cas, de racheter l’équipement à sa valeur marchande un peu avant la fin des versements.

Il est recommandé de valider avec votre comptable comment le crédit-bail peut s’inscrire dans vos solutions d’investissement.

« Cela vous permet de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier, illustre Mme Corbeil. Nous sommes aussi là pour conseiller les entreprises et bien des garagistes nous appellent avant d’acheter des équipements importants. »

Une option à considérer

Certains fournisseurs offrent leurs propres programmes de financement ou de location d’équipements.

D’autres ont laissé tomber la formule pour diriger leurs clients vers des fournisseurs de services financiers spécialisés.

C’est ce que fait, entre autres, Les Équipements Qué-Mont.

« Ça aide certains de nos clients à prendre leur décision », explique Serge Desjardins, représentant des ventes pour ce distributeur.

« Pour eux, il peut être très avantageux fiscalement de profiter d’un programme de location. Ce n’est pas encore dans les mœurs, car les gestionnaires préfèrent encore acheter un équipement que de le louer, même avec une option d’achat. Pourtant, cela peut les aider à toujours avoir dans leur atelier des équipements à jour technologiquement. »

Ce que recommande pour sa part Miguel Angers, président de ISN, est de bien mesurer les besoins présents et à venir de l’entreprise avant d’investir dans un nouvel équipement dispendieux.

« Avec la rapide évolution technologique des véhicules les ateliers du marché secondaire, mais aussi ceux des concessionnaires, doivent investir des sommes de plus en plus importantes pour l’achat d’équipements, notamment les outils spécialisés de diagnostic ou pour entretenir les véhicules électriques. L’entreprise ne peut pas investir partout. Ça explique pourquoi les entreprises restent prudentes et préfèrent encore acheter les équipements, quitte à les prendre plus petits ou moins chers. »

L’entreprise compte mettre en place une option de location sur ses équipements l’année prochaine.


Une approche innovante

On retrouve aussi des initiatives particulières aidant les ateliers à accéder à certains équipements dispendieux et spécialisés.

C’est le cas, par exemple, de Pièces d’auto Alain Côté, dans la région de Québec qui, afin d’aider ses ateliers clients à effectuer le virage électrique, rend disponible une table élévatrice permettant de soulever les lourdes batteries des VÉ.

« Nous savons que c’est un équipement dispendieux et que la demande n’est pas encore très forte », explique Mathieu Côté, directeur général de l’entreprise.

« Mais nous sommes étroitement associés aux ateliers de notre région qui progressent dans le développement de services d’entretien et de réparation des véhicules électriques. S’ils ont besoin de la table pendant quelques jours, nous allons leur livrer et leur louer le temps nécessaire. Nous sommes à l’écoute des besoins de cette communauté de spécialiste et il n’est pas exclu d’offrir d’autres équipements sous cette formule de location, selon les besoins. »

Catégories : Éditorial, Mécanique
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