L’Annuel de l’AMVOQ : Une vision claire, des bases solides

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L’Annuel de l’AMVOQ a attiré 280 personnes et abordé les questions de l’heure pour les marchands. Crédit : Michel Beaunoyer

Du 23 au 25 octobre, quelque 280 invités se sont retrouvés au Fairmont Le Manoir Richelieu, à La Malbaie, pour l’Annuel de l’AMVOQ sous le thème rassembleur de « Être AMVOQuois-e aujourd’hui. »

Cette déclinaison a été au cœur des discussions alors que suivant l’Assemblée générale annuelle, Steeve De Marchi, directeur général de l’Association des marchands de véhicules d’occasion du Québec (AMVOQ) et son complice Me François Boisvert, ont tracé un bilan d’une année particulièrement chargée en activités.

En fait, le duo a parlé des résultats d’un sondage envoyé aux membres dont les réponses ont alimenté les discussions lors de la réunion, notamment au sujet du contrôle souhaité du nombre de permis de marchands, de formation sur les bonnes pratiques ou encore sur le développement de nouveaux partenariats avec des fournisseurs de services.

« Ce n’est pas facile de rejoindre nos membres, a constaté M. De Marchi, et nous allons continuer à utiliser plusieurs canaux. Ceux qui sont ici aujourd’hui démontrent leur intérêt pour profiter de ce que leur association peut offrir pour augmenter leur efficacité et leur rentabilité. Nous voulons aussi rejoindre tous les autres. »

Un hommage a été rendu à Steeve De Marchi, quittant ses fonctions de DG en décembre. Crédit : Tricia Photo

Une appellation « AMVOQ recommandé »

En fait, le directeur général souhaiterait un plus important engagement de la part de membres qui ne semblent être dans l’association que pour bénéficier des ententes commerciales avec les partenaires. Il a d’ailleurs évoqué du même souffle l’idée de créer une catégorie de marchands « AMVOQ recommandé » pour mettre de l’avant les membres les plus fidèles à l’engagement de l’association. « C’est en respectant les règles et les procédures qu’on construit la confiance », a lancé M. De Marchi, tout en mentionnant que les échanges avec le gouvernement visent en grande partie à clarifier les faits entre ce que le client veut et les réelles obligations des marchands. 

Cette volonté de redorer l’image des marchands de véhicules d’occasion passe en partie par un resserrement des conditions d’entrée. L’annonce de l’exclusion d’une demi-douzaine de membres de l’association l’an dernier par le comité de discipline a été accueillie positivement par les participants dans la salle. En rencontre avec Autosphere durant l’événement, M. De Marchi s’est réjoui de constater que la pression pour rehausser la qualité des marchands de l’AMVOQ ne venait plus de l’association, mais des membres eux-mêmes.

Toute l’équipe de l’AMVOQ a veillé au bon déroulement de cet événement rassembleur. Crédit : Tricia Photo

Efforts de représentation

M. Boisvert a à son tour expliqué comment les nombreuses rencontres avec les instances gouvernementales visent à participer à l’élaboration de solutions qui ont un impact direct sur les opérations commerciales des marchands. Évidemment, le changement de gouvernement à Québec rebrasse les cartes et certaines relations devront être rebâties de zéro.

Cela étant dit, M De Marchi, qui animait son ultime Congrès ayant annoncé sa retraite effective en décembre plus tôt cet été, a mentionné que la collaboration avec la Société de l’assurance automobile du Québec était exemplaire et établissait des relations gagnantes pour les marchands et l’organisme gouvernemental. Une bonne entente qu’il aimerait voir aussi se développer avec Revenu Québec ou l’Office de la protection du consommateur (OPC), où les échanges sont plus laborieux.

Un des éléments qui revient dans la salle, mais aussi lors de conversations durant les pauses, c’est la surabondance de permis de marchands de véhicules d’occasion. L’AMVOQ compte plus de 1200 membres alors que selon le registre de l’OPC, il y a environ 5700 permis de vente de véhicules d’occasion, incluant les véhicules récréatifs ou agricoles.

« Il y a plus de marchands de véhicules d’occasion que de dépanneurs au Québec », s’exclame M. De Marchi, en précisant qu’il est nettement plus facile d’en obtenir un que de devenir membre de l’AMVOQ. Un meilleur contrôle de ces émissions contribuerait à réduire l’entrée sur le marché d’entreprises moins à cheval sur les bonnes pratiques.

Des sujets de première importance, comme l’IA en entreprise, ont été abordés par des spécialistes. Crédit : Michel Beaunoyer

Promesses et pièges de l’IA

Après ce tour d’horizon des principaux dossiers sur lesquels l’AMVOQ poursuivra son travail, le spécialiste en nouvelles technologies Bruno Guglielminetti a pris le micro pour présenter sa conférence portant sur l’intelligence artificielle au service client. Le conférencier a constaté que la plupart des participants utilisaient les outils pratiques offerts par des plateformes comme ChatGPT, Gemini et Claude. Il recommande d’investir dans un abonnement à ces services, puisqu’en version gratuite toutes les requêtes et leurs résultats seront versés dans l’apprentissage public. « C’est-à-dire que votre concurrent pourrait très bien bâtir à même vos résultats une campagne de marketing encore plus efficace que la vôtre, puisqu’en apprenant de toutes les sources, la plateforme améliore constamment ses recommandations », illustre l’expert.

Que ce soit pour écrire une réponse à un client, construire un scénario d’entrevue ou envoyer un résumé d’une conversation enregistrée avec l’accord d’un client potentiel, M. Guglielminetti insiste sur l’importance de lire et de valider tout ce que l’intelligence artificielle peut nous soumettre.

Dans un aide-mémoire remis aux participants, le conférencier recommande aux nouveaux utilisateurs des plateformes d’intelligence artificielle de les aborder avec prudence et méthode. Dans nombre d’opérations quotidiennes, l’IA aide à préparer, mais le marchand doit toujours vérifier et s’assurer de protéger les données personnelles et autres informations critiques qui pourraient faire partie des échanges entre membres de l’équipe, la clientèle ou encore le grand public.

Il recommande de commencer l’expérimentation avec des tâches simples. Il donne cet exemple de demande à l’IA : « Agis comme assistant de rédaction. Voici une fiche fictive : berline 2021, 68 000 km, transmission automatique. Rédige une annonce de 80 mots au maximum, dans un ton clair. Utilise seulement les faits fournis. N’invente pas l’état, l’historique, les équipements ni la garantie. Indique les renseignements manquants à confirmer. » Notons que plus la demande est précise et plus le résultat risque de l’être. Il revient au responsable de revenir sur la réponse et de demander davantage de précision ou d’ajuster le tir dans sa requête.

L’expert résume en trois conseils simples l’approche que devraient privilégier les marchands de véhicules d’occasion face au potentiel des solutions IA. « Commencez petit avec des faits fictifs. Protégez les données en utilisant les outils et accès permis et gardez votre jugement, c’est-à-dire vérifiez avant de publier. » Avec ces conseils à garder en tête, il a encouragé les participants à vraiment partir à la découverte des possibilités de ces outils.

Une touche d’humour

Les organisateurs savaient que le programme de cette rencontre était lourd en contenu. Pour alléger le tout, l’humoriste Olivier Martineau a conclu la soirée d’ouverture alors que l’artiste polyvalent Denis Bouchard aura été le dernier conférencier de la journée consacrée aux présentations.

Cette journée s’est d’ailleurs poursuivie par la légendaire soirée de gala dont le point d’orgue a été la prestation musicale du LBA Band. La soirée a aussi permis d’amasser, par le truchement d’un encan, 16 985 $ au profit d’Enfant Soleil, somme qui inclut un don de 5 000 $ de la Fondation ARPAC.

Mentionnons aussi la contribution de fournisseurs et partenaires de l’AMVOQ dans la réussite de cet événement. Plusieurs étaient d’ailleurs présents au salon des exposants où les marchands pouvaient les consulter ou découvrir leurs plus récentes offres.

Nous présentons à nos lecteurs quelques photos des faits saillants de cet événement et de la rencontre avec les exposants.

Catégories : Concessionnaires, Éditorial
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