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Clutch renverse les mythes sur les indicateurs de fiabilité des véhicules d’occasion

Lexus, secondé par cinq autres marques japonaises, arrive en tête de peloton du Rapport de fiabilité certifié publié par Clutch. Crédit : Lexus
La publication Clutch Certified Reliability Report vient bousculer les idées préconçues quant aux éléments qui garantissent la fiabilité d’un véhicule d’occasion. Les données, recueillies par le détaillant en ligne, démontrent que ce n’est pas le prestige, le prix et le kilométrage, mais plutôt la marque et sa nationalité qui sont les meilleurs indicateurs.
D’entrée de jeu, force est de constater que les griffes japonaises dominent le palmarès. Une fois le cap des 100 000 km franchi, les Américaines font piètre figure, avec un taux d’échec de plus de 60 % lors des inspections réalisées par Clutch. Les modèles coréens et allemands échouent, pour leur part, 24 % et 39 % plus souvent que ceux provenant du pays du Soleil-Levant.
Pour Dan Park, président-directeur général de l’entreprise, le constat est clair : « Un prix élevé ne garantit pas une expérience de propriété haut de gamme. L’origine de l’ingénierie demeure un indicateur clé de qualité à long terme, et les marques conçues au Japon continuent d’offrir des véhicules durables, tant dans les segments de luxe qu’abordables. »
Lexus, Subaru, Acura, Toyota et Honda raflent les cinq premières positions. Avec Mazda, classée au 7e rang, ces six marques figurent parmi les sept constructeurs ayant obtenu une note supérieure à 9,0 (sur un total de 10 points). Audi, Mercedes-Benz et BMW se contentent, respectivement, d’un indice de 7,58, 7,27 et 6,63. Quant à RAM, il ferme le bal avec un résultat de 6,21.
Le bémol des Allemandes
Bien qu’elles soient « reconnues pour leurs motorisations et leur finition », les griffes allemandes de prestige voient leur performance plombée principalement par un coût d’entretien élevé. « Entre les pièces haut de gamme et la main-d’œuvre spécialisée, la possession d’un véhicule de luxe demeure coûteuse à maintenir, et lorsqu’un entretien est négligé, la dépréciation s’accélère », peut-on lire dans le rapport.
Le compte rendu met aussi en exergue la place prépondérante qu’occupe la corrosion au sein du parc automobile québécois. Première cause d’échec lors de l’inspection (48,5 %), la rouille entache lourdement le bilan de RAM (64 %), Dodge (62 %), Chevrolet et Subaru (tous deux à 56 %). Dans le paysage électrique, Tesla cumule deux fois plus de problèmes ayant trait à la carrosserie (57 %) par rapport aux autres bolides qui font appel aux électrons pour se mouvoir.
Cette faiblesse, qui découle d’un problème de fabrication propre au constructeur, tire cependant vers le bas la cote globale des véhicules électriques, la marque représentant 78 % des acquisitions de Clutch pour ce type de motorisation. Le rapport précise toutefois que « les autres VE se situeraient à un niveau comparable aux modèles à essence et hybrides », ajoutant au passage que ces derniers disposent d’un indice de fiabilité supérieur à ceux dotés d’un moulin thermique lorsqu’ils comptabilisent entre 7 et 10 ans de service. Après la rouille, les principaux facteurs sont les défaillances moteur (40,8 %), les problèmes de groupe motopropulseur (29,7 %), de même que les fuites de fluides (16,5 %).
En conclusion, le rapport de Clutch rappelle qu’en matière de véhicules d’occasion, la réputation d’une marque et la qualité de sa conception pèsent souvent davantage dans la balance que le prestige du badge qui orne le capot ou le kilométrage affiché à l’odomètre. Le constat, basé sur des données provenant de plus de 100 000 inspections réalisées par Clutch depuis sa fondation en 2016, offre une nouvelle perspective sur les éléments qui influencent la fiabilité sur le long terme.





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