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Perspectives canadiennes : Les nuages de la récession sont toujours présents

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Rebekah Young est directrice de l'économie fiscale et provinciale à la Banque Scotia. Photo Rebekah Young

Les États-Unis pourraient faire exploser les taux d’intérêt dans leur lutte contre l’inflation.

Les taux d’intérêt semblent être l’histoire sans fin de nos jours, mais elle comporte tellement de rebondissements. En tant que Canadiens, nous avons parfois tendance à nous regarder le nombril parce que nos systèmes ont une certaine résilience, mais nous sommes une petite économie ouverte dans un grand monde global, et les nuages de récession à l’extérieur de nos frontières s’agrandissent de semaine en semaine, et souvent de jour en jour.

La Chine est probablement déjà en récession, et l’Europe s’y dirige probablement cet hiver, avec sa crise énergétique liée à la guerre qui s’ajoute à des taux d’intérêt élevés. Le troisième grand bloc mondial est constitué par les États-Unis. Ces dernières semaines, nous avons appris que la banque centrale américaine envisageait de relever ses taux d’intérêt plus que prévu. Actuellement, le taux est de 3,25 % et tout le monde pensait qu’il pourrait atteindre 3,50 %, voire 3,75 %, mais on s’attend maintenant à ce que le taux au jour le jour atteigne le niveau stupéfiant de 5 % au début de l’année prochaine.

Un dollar canadien plus souple

Si les États-Unis augmentent leurs taux de façon aussi agressive, qu’est-ce que cela signifie pour le Canada ? Les monnaies du monde entier, y compris celle du Canada, sont déjà affaiblies par la fuite vers le billet vert américain, qui constitue une valeur refuge. Des taux américains plus élevés, ainsi que des craintes de récession plus fortes, renforceront cette tendance, ce qui aura pour effet d’accroître la pression à la hausse sur les taux d’intérêt au Canada, tout en important davantage de pressions inflationnistes en raison de la hausse du dollar américain.

Cela signifie des taux de financement plus élevés pour les véhicules, et cela réduira un peu l’appétit de consommation que nous avons apprécié il y a quelques mois. Les stocks sont toujours un défi, car les chaînes d’approvisionnement sont encore en train de se rétablir, et les concessionnaires peuvent vendre tout ce qu’ils peuvent mettre sur leurs terrains, mais nous voyons venir d’autres vents contraires qui, à leur tour, feront que le Canadien moyen sera confronté à une multitude de défis pour sa « psyché d’achat ».

Passage du « pic » de richesse

Le soi-disant « pic de richesse » est passé et les Canadiens le ressentent maintenant. L’effet de richesse – c’est-à-dire ce que les Canadiens voient dans leur situation financière et dans leur maison – dépend de l’état de l’économie. Les investissements sont en baisse et les prix des maisons ont chuté par rapport à leur sommet de février dernier, de sorte que les consommateurs se sentent plus pauvres qu’au début de l’année, même s’ils sont toujours en bonne santé financière. Cela affecte leur envie de dépenser, avant même qu’ils ne réalisent à quel point il sera coûteux d’acheter de gros biens.

Comme toujours, il y a des aspects positifs et négatifs à cela. Nous n’en avons pas fini avec les hausses de taux d’intérêt, mais l’inflation devrait commencer à baisser. Nous avons vu les chiffres d’un mois sur l’autre pivoter en août avec un certain refroidissement de l’inflation au Canada. On ne peut pas se fier à un seul mois, mais nous avons constaté une baisse et c’est un signe d’optimisme.

Les salaires vont augmenter, l’inflation devrait diminuer

Les salaires sont en hausse, les salaires horaires ayant augmenté en août d’environ 10 % d’un mois sur l’autre sur une base annualisée, ce qui est bien supérieur à la tendance de l’inflation. Les salaires ne compensent toujours pas l’inflation, mais ils ont tendance à augmenter avec un effet de décalage, car les gens renégocient leurs salaires ou trouvent des emplois mieux rémunérés. Même si les taux d’intérêt et le coût du financement augmentent au cours des 18 prochains mois, nous devrions simultanément voir les salaires augmenter et l’inflation diminuer. L’accessibilité financière globale devrait connaître quelques signes d’amélioration, même avec un chômage qui, selon nos prévisions, devrait augmenter légèrement avec le ralentissement général de l’économie.

Les concessionnaires vont devoir tenir compte des acheteurs individuels et de la vulnérabilité de leurs revenus alors que nous entrons dans cette nouvelle phase de l’économie. L’histoire continue, et nous devons nous attendre à quelques rebondissements.

 

Catégories : Chronique, Concessionnaires
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