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Mandats sur les VÉ et réalités des concessionnaires

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Rebekah Young est directrice de l'économie fiscale et provinciale à la Banque Scotia. Photo Rebekah Young

Les incitations américaines et les matériaux des batteries pourraient poser des problèmes.

La récente loi sur le climat adoptée aux États-Unis a suscité beaucoup d’euphorie, notamment parce que les incitations en faveur des véhicules électriques (VÉ) s’appliqueront aux véhicules fabriqués dans toutes les régions d’Amérique du Nord, et non plus seulement à l’intérieur des frontières américaines.

Bien que personne ne fabrique encore de VÉ au Canada, il s’agit d’une reconnaissance de l’intégration étroite de la production de véhicules et de leurs chaînes d’approvisionnement dans les trois pays. En plus d’uniformiser les règles du jeu pour la production de véhicules électriques, les incitatifs augmenteront probablement le volume des ventes régionales, ce qui permettra au Canada d’obtenir une plus grande part de ce gâteau en pleine croissance.

Des objectifs pour un mandat final

Actuellement, nous traversons une période d’incertitude pour les concessionnaires en général, car les gouvernements établissent des mandats pour les VÉ qui peuvent poser des problèmes. Dans le cadre du Plan de réduction des émissions 2030 du Canada, le gouvernement fédéral s’est engagé à atteindre l’objectif de 100 % de ventes de véhicules à émission zéro (ZEV) d’ici 2035, avec des objectifs intermédiaires d’au moins 20 % d’ici 2026 et de 60 % d’ici 2030. Mais 60 %, c’est seulement dans huit ans, et au premier trimestre de 2022, les VZÉ ne représentaient que 8 % de toutes les ventes de véhicules neufs. Ce chiffre est en hausse par rapport à celui de 5 % en 2021, mais actuellement, les stocks de véhicules électriques sont encore plus restreints que ceux des véhicules à moteur à combustion interne (MCI), et la production de VÉ ne commencera à s’accélérer que dans les années à venir.

Les difficultés liées à la fixation des prix et à l’accessibilité financière devraient persister dans les années à venir. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) se penche sur la demande de matériaux pour les batteries et la hausse correspondante de leurs prix.

En mars 2022, l’AIE a indiqué que les prix du lithium et du cobalt ont plus que doublé en 2021, tandis que ceux du cuivre, du nickel et de l’aluminium ont augmenté de 25 à 40 %, soit les plus fortes hausses annuelles depuis les années 2010 et de loin. Certains de ces matériaux sont concentrés dans des pays comme la Russie, et nous ne nous attendons donc pas à ce que les prix baissent au moment où la demande commence à augmenter. Des pressions plus larges sur les prix concernant les coûts de l’énergie, les pénuries de main-d’œuvre et les réformes de la chaîne d’approvisionnement ne feront qu’accroître ces coûts.

Vers la parité des prix

Si le coût d’assemblage des VÉ peut baisser grâce à l’augmentation des volumes de vente qui permet de réaliser des économies d’échelle, les métaux nécessaires à la fabrication des batteries risquent d’éroder cette diminution de coûts. Pour atteindre la parité de prix avec les véhicules à moteur à combustion interne, les innovations dans les technologies des batteries doivent faire baisser les coûts et les VÉ devront peut-être devenir plus petits pour atteindre le niveau de prix des consommateurs moyens. Actuellement, l’acheteur type de VÉ aux États-Unis, en particulier, se tourne vers les modèles de luxe. Ce n’est pas nécessairement parce qu’ils sont soucieux de l’environnement, mais parce qu’il s’agit d’une version électrique du type de véhicule de luxe qu’ils ont toujours acheté.

Ce qui pourrait accélérer la transformation de l’industrie automobile, c’est qu’il pourrait s’avérer de plus en plus inefficace et coûteux pour les constructeurs de construire simultanément des véhicules VZÉ et des véhicules à moteur à combustion interne, et qu’ils seront impatients de passer à un seul de ces véhicules. Mais il y a encore quelque 25 millions de véhicules sur les routes canadiennes, presque tous à moteur à combustion interne, et il faudra donc attendre longtemps avant que ce stock ne se retourne.

Préoccupations des concessionnaires concernant les VÉ

Ce changement soulève également de nombreuses préoccupations pragmatiques pour les concessionnaires. Avec des stocks limités à l’horizon et une demande concurrente d’achats incitatifs aux États-Unis, ils pourraient se démener pour mettre des VÉ sur leurs terrains, même si les mandats gouvernementaux exercent une pression sur les objectifs de vente. Ils devront faire face à des coûts supplémentaires pour réparer deux types de véhicules totalement différents.

Les concessionnaires seront également impliqués dans un marché VZÉ d’occasion où les consommateurs peuvent se méfier des vieilles batteries ou des véhicules qui ne peuvent pas être mis à jour avec les dernières technologies.

Tout cela dépend en grande partie des décideurs politiques, et les concessionnaires doivent suivre le paysage politique pour aider à déterminer la meilleure ligne d’action au fil du temps.

 

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