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Une période difficile

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L'insuffisance des stocks de véhicules signifie que les livraisons de nouveaux véhicules sont rares et souvent retardées. PHOTO Stellantis

L’année 2022 s’est déjà révélée être une année marquante. Non pas que 2021 ou 2020 ne l’étaient pas, mais ces premiers mois ont déjà donné lieu à une série d’évènements qui auront des répercussions à long terme sur les finances des ménages et le marché canadien des véhicules.

Les principaux problèmes qui ont eu un impact sur le marché des véhicules en 2022 jusqu’à présent sont l’inflation, l’augmentation des taux d’intérêt, la guerre en Ukraine et le prix de l’essence. Par conséquent, tout le monde va étudier les statistiques, les mesures, les indices du marché, les chiffres de vente – tout et n’importe quoi pour essayer d’évaluer l’impact et les tendances de toute cette volatilité.

Alors que nous terminons le premier trimestre, jetons un coup d’œil à certains des premiers chiffres depuis le début de l’année que nous voyons chez Dealertrack Canada. Comme le portail Dealertrack est largement adopté par les concessionnaires du Canada, ses données sur les transactions fournissent un bon taux d’échantillonnage pour donner un aperçu des tendances potentielles et des répercussions sur le marché. Alors, comment se passe l’année 2022 jusqu’à présent ? (Note : Au moment de la rédaction de ce rapport, nos mesures de prêts à la consommation ne reflètent pas tout l’impact des évènements les plus récents en Ukraine et des flambées des prix de l’essence qui viennent juste de commencer).

Financement de véhicules neufs

Sur le marché des véhicules neufs, la pénurie de véhicules à l’échelle du secteur se manifeste davantage par les délais de financement (le temps entre l’approbation et le moment où le prêteur envoie les fonds au concessionnaire) pour les prêteurs que par le prix moyen. Le retard moyen est passé de 11 jours en 2021 à près de 19 jours en 2022 (soit une augmentation de 70 %). Comme les constructeurs connaissent un retard de trois à six mois pour certaines commandes, on peut s’attendre à ce que cette moyenne continue de croître en 2022.

Le montant moyen financé pour un véhicule neuf est passé de 50 300 $ en 2021 à 52 500 $ pour 2022, soit une augmentation de 4,3 % jusqu’à présent. 

Qu’est-ce que cela signifie pour le consommateur ? La plupart des constructeurs ont fait évoluer leur production d’un modèle « push » vers un modèle « pull », c’est-à-dire qu’ils produisent à la commande. Attendez-vous à des délais identiques ou supplémentaires entre l’achat et le départ avec une nouvelle voiture. Les consommateurs devront également revoir leurs attentes à la baisse en ce qui concerne le niveau de personnalisation de l’usine.

Véhicules d’occasion

Le marché des véhicules d’occasion, quant à lui, a connu une augmentation de 22 % des prix, passant de 28 200 $ en 2021 à 34 350 $ en 2022, sans réel retard supplémentaire sur les jours de livraison. Il y a moins de véhicules disponibles avec peu ou pas de négociation sur le prix. Le retard n’a augmenté que de 0,5 jour et s’établit à 8,4 jours en 2022.

La pénurie de stocks rend le marché très compétitif pour les prêteurs. Les taux d’approbation ont augmenté pour démontrer un appétit plus fort des prêteurs. Mais l’une des mesures clés que les prêteurs surveillent a inévitablement été affectée : le rapport entre le nombre d’affaires réservées et le nombre d’affaires examinées, exprimé en pourcentage. Depuis le début de la pandémie, cette mesure a chuté de plus de 16 %, passant de 63 % en 2020 à 47 % plus tôt cette année.

La grande inconnue est peut-être la réaction des consommateurs canadiens à la hausse des taux d’intérêt. La Banque du Canada a déjà augmenté son taux préférentiel et a clairement indiqué qu’elle avait l’intention de pousser de nouvelles augmentations en 2022. Le financement des véhicules est la deuxième dépense la plus importante d’un ménage. Un pourcentage élevé de Canadiens ont des prêts hypothécaires à taux d’intérêt variable, ce qui pourrait signifier des centaines de dollars de moins dans le budget d’un ménage pour le financement d’un véhicule. La grande question est de savoir comment les consommateurs canadiens vont changer ou adapter leurs besoins en matière d’achat de véhicules.

Michel Archambault. PHOTO Cox Automotive Canada

Michel Archambault est responsable des services aux prêteurs pour Dealertrack chez Cox Automotive Canada. Vous pouvez le joindre à l’adresse suivante : [email protected]

 

Catégories : Chronique, Concessionnaires
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