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Commander son nouveau véhicule

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Le consommateur a tout intérêt à prévoir longtemps d’avance l’acquisition d’un nouveau véhicule. PHOTO AdobeStock

Je n’apprécie pas beaucoup quand des gens, spontanément sur n’importe quel sujet, ont pour réponse sans explication : « Ah tu sais, les temps changent ».

Cependant, dans ce cas-ci, je serai d’accord avec ça, surtout quand on me demande : « Comment se fait-il qu’actuellement, il soit si difficile d’acquérir un nouveau véhicule électrique ou même traditionnel, chez un concessionnaire ? »

En effet, différents événements internationaux que nous ne pouvons contrôler ici au Québec et qui viennent chambouler de façon importante les anciennes habitudes d’achat de véhicules sont en partie responsables de cette problématique que j’énumérerai ici-bas :

  • En tête la COVID-19, celle qui a fait que les constructeurs ont dû suspendre les chaînes de montage durant une bonne période.
  • La rareté des puces électroniques, celles qui sont essentielles dans la construction des véhicules modernes toujours de plus en plus technologiques, résultant en une difficulté accrue des sous-traitants de l’ensemble des constructeurs pour obtenir certaines pièces essentielles à différentes phases de montage.
  • La monopolisation par les grands armateurs qui sont à la fois propriétaires des bateaux et des conteneurs. En effet, ceux-ci possèdent maintenant presque l’ensemble des flottes, ce qui a pour résultat un contrôle complet du marché du transport maritime.
  • Enfin récemment, sont venus s’ajouter les différents conflits internationaux qui ont lieu présentement dans certains pays d’Europe et qui affectent la planète entière.

La promesse électrique

Autant de situations qui viennent influencer négativement la bonne marche des activités des constructeurs automobiles mondiaux. À ceci vient s’ajouter une nouvelle stratégie marketing des constructeurs dans le domaine électrique. En effet, ils présentent au grand public leurs nouveaux modèles électriques, tout en sachant qu’ils ne seront disponibles que dans une année et qu’ils ne pourront pas les livrer avant 12 mois. Ils invitent donc les consommateurs à précommander en ligne leurs véhicules. Cette tactique semble déteindre doucement dans la catégorie des véhicules à essence également.

Des terrains dégarnis

Tout cela pour dire que des inventaires totalisant des centaines de véhicules, un peu partout sur le terrain des concessionnaires, ne sont peut-être pas près de revenir. Les constructeurs semblent de plus en plus vouloir privilégier la technique « précommandes » de 3 à 4 mois avant la livraison des véhicules, dépendamment des spécifications des consommateurs quant aux modèles, couleurs et options reliées à leurs choix individuels.

Oui les temps ont changé et rien ne nous indique à court terme qu’il y aura un ajustement de pratiques quant aux nouvelles orientations des constructeurs mondiaux. Cependant, nous devons spécifier que le Québec représente une goutte d’eau dans l’univers mondial de l’automobile. Le Québec ne construit pas de véhicules et notre pouvoir d’influence sur l’industrie des constructeurs est limité.

Alors, voici mon conseil : il y a et il y aura encore des véhicules automobiles disponibles, incluant les spécifications désirées par vos clients. Toutefois, il serait sage, pour eux, de mieux prévoir la date réelle de l’acquisition pour obtenir le véhicule de leur choix.


Robert Poëti est le président-directeur général de la CCAQ. Auparavant député de Marguerite-Bourgeoys, il a occupé successivement les postes de ministre des Transports et de ministre délégué à l’Intégrité des marchés publics au sein du gouvernement, après 28 ans à la Sûreté du Québec.

 

Catégories : Chronique, Concessionnaires
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