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À véhicules bonifiés, valeur rehaussée

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Un regain esthétique et mécanique permet de hausser la valeur d'un véhicule d'occasion. PHOTO Stockvault

Avant de relancer sur le marché les véhicules rachetés, le concessionnaire adopte une série de mesures servant à augmenter leur valeur.

Qu’il s’agisse d’esthétique ou de mécanique, rien n’est négligé pour remettre au goût du jour un produit correspondant aux besoins du consommateur.

Argent bien investi

« La première chose à faire avec un véhicule d’échange qui arrive est de le rendre esthétiquement parfait. Que l’on décide de le vendre au détail ou qu’il soit soumis à l’encan, le but de la démarche consiste à en obtenir le meilleur prix » lance d’entrée de jeu Dominick Desrosiers, président de l’entreprise DesRosiers Solution inc.

« La première chose à faire avec un véhicule d’échange qui arrive est de le rendre esthétiquement parfait », annonce Dominick Desrosiers. PHOTO Dominick Desrosiers

Notre intervenant précise que tout bon entrepreneur ne considérera pas cette étape comme de l’argent jeté par les fenêtres.

S’ensuivra une inspection mécanique servant à établir un bilan pour expliquer au futur client l’état du véhicule convoité et ainsi justifier sa valeur.

« Les concessionnaires doivent se distinguer, avoir en main le Carfax et le plus de documents possible de son entretien pour en faire un véhicule unique. Ici, étant donné l’augmentation des prix dans l’occasion pendant la pandémie, plusieurs seront tentés d’attendre pour procéder au reconditionnement. Ils négocieront plutôt cet aspect lors de la revente. »

Conséquemment, si le client potentiel déniche un véhicule dont l’esthétique correspond à ses attentes dès sa première visite, le concessionnaire en retirera le maximum du prix du marché, en plus de profiter d’un roulement d’inventaire accru.

« En l’évaluant, il est important d’entrevoir la capacité du véhicule à devenir beau et bon. Avant de l’intégrer à l’inventaire, le concessionnaire doit procéder à un essai routier. Une fois le véhicule esthétiquement prêt, il sera affiché à la vue des clients », décrit Dominick Desrosiers.

Un travail d’équipe

« Chaque concession établit un montant moyen pour le reconditionnement de ses véhicules d’occasion », précise André Beauchesne. PHOTO Montmagny Mazda

Questionné sur les différentes étapes destinées à procurer une tranche de vie supplémentaire au véhicule, André Beauchesne, directeur des opérations fixes chez Montmagny Mazda, rappelle que ce procédé sollicite le savoir-faire de plusieurs acteurs.

« Le directeur du rayon des véhicules d’occasion procède à l’inspection visuelle pour relever les éventuels dommages à la carrosserie. Il compare ensuite le véhicule à ses semblables pour en estimer la valeur approximative, puis le soumet à l’inspection mécanique complète. »

Incidemment, l’estimation du travail de remise en état agit sur la suite des choses.

« Après cette évaluation, selon les coûts de reconditionnement, la décision de réparer ou de remettre à neuf est prise. Chaque concession établit un montant moyen pour le reconditionnement de ses véhicules d’occasion. Ce processus doit être rigoureux et s’effectuer rapidement pour que le véhicule soit mis en vente le plus tôt possible, à un prix comparable à celui de la compétition. »

Au fil de ses propos, André Beauchesne énonce que l’évolution du marché amène les ateliers de service des concessionnaires à prendre en charge les véhicules d’occasion.

« Les points d’entretien des nouveaux véhicules sont de plus en plus éloignés. Avec la croissance des ventes de véhicules électriques, qui ne demandent que peu d’entretien, les dirigeants des ateliers de service doivent êtres créatifs. »

Pour ces motifs, les spécialistes en esthétique automobile occupent actuellement un rôle appelé à grandir au sein de l’industrie.

« Un véhicule propre, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, va tellement mieux! », résume M. Beauchesne.

Pour l’image de marque

« En région, on ne peut se permettre de négliger un détail mécanique, car les gens s’y connaissent », évoque Vincent Beauchesne. PHOTO Groupe Beauchesne

Aux yeux de plusieurs concessionnaires, le cycle de remise en état d’un véhicule d’occasion s’effectue aussi dans l’optique de préserver l’image établie par le constructeur.

À Rivière-du-Loup, Vincent Beauchesne, président du Groupe Beauchesne, rappelle souvent aux siens que la base reste la même, que l’approche demeure inchangée.

« Des véhicules propres, inspectés, réparés avec des pièces d’origine, certifiés, preuve à l’appui, aident à rehausser la valeur du produit et à préserver l’image de marque de nos différents manufacturiers. »

À cet effet, lorsque l’entreprise se trouve particulièrement éloignée des grands centres urbains, le volet mécanique occupe une place importante dans la démarche.

C’est pourquoi, en raison du contexte qui prime, il faut savoir élargir ses horizons.

« En région, on ne peut se permettre de négliger un détail mécanique, car les gens s’y connaissent.

Sur le plan de la main-d’oeuvre, nous avons fait appel à des Philippins qui détiennent les papiers nécessaires pour bien effectuer le travail. »

Une fois ce « menu détail » réglé, il reste à dénicher des ressources humaines qui assureront les retouches dites esthétiques moyennant un salaire qui n’influencera pas trop la facture lors de la revente. Plus facile à écrire qu’à faire, selon M. Beauchesne.

« Sur ce point, l’industrie constate qu’il devient de plus en plus difficile de trouver de la main-d’oeuvre qualifiée à prix abordable. »

Catégories : Concessionnaires, Éditorial
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