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Comment se porte le marché d’occasion

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Directeur général de l’AMVOQ, Steeve De Marchi a fait le point sur la santé du secteur du véhicule d’occasion au Québec. PHOTO Autosphere

Le 3 août dernier, Steeve De Marchi, directeur général de l’AMVOQ, a fait le point avec nous sur l’état de son marché.

Selon M. De Marchi, le marché du véhicule d’occasion a énormément évolué au cours des derniers mois.

« Certaines personnes qui n’étaient plus intéressées par le véhicule d’occasion ont commencé à le regarder », explique le directeur général de l’Association des marchands de véhicules d’occasion du Québec qui confirme que la situation s’est beaucoup améliorée au cours des derniers mois.

Selon lui, plusieurs facteurs contribuent à cet intérêt que ce soit la réduction des inventaires de véhicules neufs, la reprise d’acquisition d’un deuxième véhicule par les familles ou encore une certaine réticence à emprunter les transports en commun.

Vendus aux États-Unis

Il indique que ce marché d’offre et de demande est perturbé présentement par certains phénomènes comme l’exode de véhicules d’occasion vers le marché américain, un mouvement qui semble s’amplifier.

En fait, selon un récent rapport de DesRosiers Automotive consultants, 310 000 voitures usagées canadiennes ont traversé la frontière vers les États-Unis en 2020 alors que seulement 9000 ont fait le parcours inverse.

Ce phénomène est lié à la valeur du dollar canadien, mais les analystes de DesRosiers indiquent que le marché est déstabilisé en ce moment et que la hausse de la valeur de notre dollar pourrait ne pas suffire à corriger cet exode tant que la situation dans la voiture neuve ne sera pas normalisée.

Car le secteur de la voiture d’occasion est lié à celui de la voiture neuve et les problèmes d’approvisionnement des concessionnaires ont un impact direct sur les inventaires de voitures usagées.

Une barrière tarifaire pourrait être appliquée par les Américains, notamment sur les camionnettes fort prisées par ses consommateurs.

Cette taxe à l’importation, qui pour ce type de véhicule pourrait atteindre 25 % en frais de douane combinée à l’appréciation du dollar canadien, rendraient moins grand le facteur d’attraction et pourrait inverser la tendance.

Des prix à la hausse

Évidemment, cette demande combinée à une certaine rareté pousse les prix à la hausse.

« Des véhicules qui se vendaient à un certain prix il y a 18 mois ont vu des hausses de 8 à 15 % pour certains modèles, constate M. De Marchi. La rareté crée une pression à la hausse. »

Les ventes au détail relèvent de l’Office de la protection du consommateur qui est à revoir certaines pratiques transactionnelles du secteur automobile.

Comme le souligne le directeur général de l’AMVOQ, cette réflexion ne date pas d’hier.

Un projet de loi avait été déposé en 2017 et une deuxième version est en préparation.

« En consultation avec les acteurs de l’industrie, l’OPC veut voir et encadrer là où il pourrait y avoir abus par certaines personnes, reprend M. De Marchi. Le fait de vouloir régler un problème pourrait en causer un autre dans cet écosystème fragile.

« Ce que l’Office regarde ce sont certains points qui ont été reprochés aux marchands et concessionnaires, notamment concernant l’équité négative, la durée des prêts et la garantie obligatoire qu’un marchand doit donner sur un véhicule d’occasion. Ces travaux devraient être complétés au début de 2022. »

La mise à jour de la Loi de la protection du consommateur pourrait par contre offrir une nouvelle flexibilité aux marchands concernant les transactions en ligne.

Phénomène dont la popularité a été accélérée par la pandémie, le magasinage en ligne pourrait inclure la signature électronique du contrat.

Présentement, la conclusion du contrat de vente doit se faire obligatoirement au commerce.

Le directeur général de l’AMVOQ souhaite que le projet de loi tienne compte du désir de la population de pouvoir conclure la transaction en ligne sans avoir à se déplacer.

Une AGA virtuel

Le Congrès de l’AMVOQ se déroule traditionnellement en octobre.

La décision qui a été prise est de retarder la rencontre en personne pour le congrès.

Toutefois, l’Assemblée générale annuelle se déroulera sur une formule virtuelle, comme ce fut le cas l’an dernier, cet automne.

« On espère pouvoir faire une rencontre fin janvier, début février, avec nos membres, mais notre position sera toujours de faire preuve de prudence et de suivre les directives de la santé publique », conclut M. De Marchi.

Vous pouvez visionner l’intégrale de cette entrevue ici.

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