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L’état du marché du véhicule d’occasion avec Steeve De Marchi

Steeve De Marchi est directeur général de l’Association des marchands de véhicules d’occasion du Québec.

Le marché du véhicule d’occasion au Québec a rencontré ses propres défis au cours des derniers mois. Nous avons invité Steeve De Marchi de l’AMVOQ pour en parler.

D’entrée de jeu, M. De Marchi a indiqué que le marché du véhicule d’occasion a retrouvé une certaine vélocité, remarquant que les mois de décembre, janvier et le début de février ont été surprenants.

« Le marché s’est comporté plus activement que d’habitude. Les gens ont plus confiance envers notre offre. Dans un contexte d’incertitude entraîné par la pandémie, les gens se sont tournés vers les véhicules d’occasion, moins chers et offrant un engagement financier souvent de moins longue durée. »

Ceci étant dit, les gens peuvent compter sur un budget discrétionnaire souvent plus élevé et l’effet en aura été de faire gonfler la demande de voitures convertibles l’été dernier. Les consommateurs ne pouvant voyager ils ont été nombreux à vouloir se gâter. C’est une tendance qui pourrait se répéter l’été prochain.

Les ventes en ligne

La pandémie a eu un effet accélérateur sur le phénomène des ventes en ligne chez les marchands de véhicules d’occasion. Comme l’explique M. De Marchi, le phénomène n’était pas nouveau, mais les contraintes sanitaires en ont fait un incontournable.

« Tout le magasinage en ligne a été très populaire, souligne-t-il. Le seul inconvénient est au niveau réglementaire alors que selon l’office de la protection du consommateur, nous ne pouvons pas effectuer des activités de vente à l’extérieur du commerce. Nos marchands ont fait preuve d’imagination durant les deux périodes de confinement. Et l’Office a fait preuve de flexibilité. »

L’AMVOQ poursuit néanmoins ses efforts, au nom de ses 1300 marchands membres, pour étendre la portée du permis de commerçant.

Chose certaine, le principe du magasinage en ligne a débuté il y a plusieurs années et le marché s’est adapté, plus ou moins rapidement.

« Les consommateurs ne magasinent plus comme il y a dix, quinze ou vingt ans, explique le directeur général de l’AMVOQ. La possibilité d’avoir des accès aux inventaires simplement par un click fait qu’ils vont effectuer une recherche très large pour se faire une idée. Ensuite ils vont éliminer rapidement dans leurs choix les véhicules ou les commerçants qui ne répondent pas à leurs critères. Il est facile de comparer 15 véhicules en même temps. »

Dans ce processus, le consommateur va aussi accorder une grande importance aux commentaires émis concernant le marchand. Ensuite, un fois le choix arrêté, une communication pourra s’établir virtuellement ou menant vers une visite au commerce quand cela est permis. Par le passé, le consommateur visitait cinq à six marchands avant de faire son choix. Avec le magasinage en ligne, ce nombre de visites est tombé à moins de deux.

Pour Steeve De Marchi il est, à ce titre, très important que l’image projetée sur Internet par le marchand se reflète lors de la visite en personne par le consommateur. « On travaille énormément avec nos marchands pour qu’il n’y ait pas d’écart tout au long de l’expérience avec le client. »

Le moral des troupes

Selon M. De Marchi, même si les derniers mois ont été déstabilisants pour le secteur du véhicule d’occasion, les marchands se montrent en général optimistes.

« Il demeure certains doutes, au niveau économique, du marché et de l’approvisionnement, constate-t-il. Notre approvisionnement découle directement du marché du véhicule neuf et vous n’êtes pas sans savoir que certains constructeurs ont cessé de produire durant une certaine période de temps, mais les choses se stabilisent et l’inventaire revient tranquillement à un niveau intéressant.

« Dans l’ensemble, nous sommes favorisés, le véhicule d’occasion voit croître sa cote de popularité, et les commerçants ont réussi à s’adapter au commerce en ligne. Ces pratiques, où 80 % de l’activité menant à l’achat se fait en ligne, vont rester. »

Ceci étant dit, les marchands de véhicules d’occasion sont prêts et fébriles à l’idée d’une réouverture graduelle des activités commerciales traditionnelles.

Catégories : Concessionnaires, Éditorial
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