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Poëti déplore la migration des ventes

Robert Poëti craint la migration des ventes hors du territoire du grand Montréal vers des régions où ces entreprises ont repris leurs activités la semaine dernière. (Photo : Josée Hamelin)

Avec les départements des ventes des concessionnaires de la grande région de Montréal encore fermés, le président de la CCAQ, Robert Poëti, craint la migration des ventes vers d’autres régions.

En entrevue avec Autosphère, M. Poëti a tout d’abord fait remarquer que les concessionnaires automobiles étaient les seuls commerces au Québec dont une partie des services est tronquée. Les services d’entretien sont opérationnels mais pas le département des ventes.

« Quand on va dans les magasins à grandes surfaces qui proposent des produits alimentaires, on peut quand même accéder aux autres sections et acheter des vêtements ou même de l’ameublement », déplore-t-il. Il ne comprend pas cette situation d’autant que les commerces de ventes de voitures neuves ne manquent pas d’espace et que les concessionnaires sont plus que partant pour respecter les normes sanitaires et d’espacement des rendez-vous.

Une fermeture trop longue

Mais au-delà de ce constat, le président de la Corporation des Concessionnaires automobiles du Québec (CCAQ) déplore le maintien de la fermeture des concessions de de la grande région de Montréal.

« Une fermeture d’une semaine ou deux, je peux comprendre, mais là on parle de deux mois, souligne-t-il. Ce que l’on constate, c’est qu’alors que les entreprises montréalaises doivent absorber des frais fixes très lourds sans tirer de revenus, les ventes se déplacent en région. Les consommateurs magasinent en ligne et arrivent bien informés chez un concessionnaire ouvert depuis la semaine dernière pour conclure la vente. Les gens ont le temps de se déplacer pour un achat de cette importance. »

Il y voit l’effet contraire de celui souhaité par le gouvernement d’éviter les déplacements de Montréal vers les régions.

Selon M. Poëti, les consommateurs ont été patients mais certains doivent changer leur voiture qui arrive à la fin du programme de location, même s’ils ont pu bénéficier parfois d’une prolongation. Et il y a les automobilistes qui devaient changer simplement de voiture et qui sont attirés par les nombreuses offres avantageuses offertes par les constructeurs qui veut faire tourner les inventaires.

Sans parler d’une tranche de la population qui va reprendre le travail et qui veut une voiture personnelle pour éviter les transports en commun.

Il souhaite la reprise des activités de vente dès le 25 mai, mais se montre d’un optimisme mesuré à cet égard. « Le gouvernement pourrait au moins permettre les opérations de signature des contrats en concession et de livraison. »

Reprise des ventes

Ailleurs au Québec, les activités de ventes automobiles ont repris le 4 mai dernier, sous un protocole très rigide de contrôle sanitaire. Difficile d’évaluer présentement les achats faits par des consommateurs venus de Montréal. Chose certaine, la machine est en branle et les concessionnaires qui ont repris leurs activités, même dans ce contexte de contraintes, ont retrouvé le sommeil.

« Nous avons mis en place un protocole très stricte pour la réouverture et nos quelque 145 concessions membres s’y sont ralliés en bloc, explique Charles Drouin, chef de la direction de la corporation Mobilis, dans la grande région de Québec. Ceux qui n’étaient pas prêts ont préféré retarder de quelques jours le déverrouillage de leurs portes. »

Selon M. Drouin, le printemps 2020 ne battra pas des records de ventes, mais c’est une reprise d’activités très appréciée. Il ne sait pas jusqu’à quel point les gens de Montréal se sont déplacé pour acheter ailleurs et il souhaite une reprise rapide des activités de ventes partout au Québec. « Le nature de notre secteur d’activité est basée sur l’achat local, c’est essentiel. »

Des acheteurs informés

Les échos qui parviennent aux oreilles de M. Drouin de la part de ses membres sont positifs et intéressants. Les volumes de vente ne semblent pas encore avoir atteint leur vitesse de croisière, mais les gens qui prennent rendez-vous se présentent pour conclure la vente.

« Tout le magasinage, la comparaison des prix et même l’obtention d’informations plus pointes par clavardage avec un conseiller ont été faits en ligne. Ces premières semaines sont résolument axées sur l’achat. Non, ce n’est pas le meilleur printemps, mais la reprise nous ramène l’espoir et la confiance », conclut-il.

 

Catégories : Concessionnaires, Éditorial
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