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Travailler selon les règles des constructeurs

Le respect des procédures des constructeurs est devenu un pilier du travail en carrosserie. (Crédit : Huw Evans)
Bien réparer un véhicule, c’est garantir la sécurité de ses occupants et éviter des reprises de travail coûteuses pour l’atelier.
Le 18 septembre, l’Association des industries de l’automobile du Canada (AIA Canada) a présenté la Déclaration canadienne des normes minimales pour la réparation de carrosserie. Ce document demande notamment aux ateliers de pouvoir démontrer qu’ils ont consulté et appliqué les procédures des constructeurs pour chaque réparation effectuée.
Une exigence devenue incontournable
Les véhicules d’aujourd’hui sont de véritables concentrés de technologie : matériaux sophistiqués, systèmes électroniques intégrés, aides à la conduite. La moindre erreur de procédure peut compromettre la sécurité. Un capteur ou une caméra mal calibré suffit à fausser le fonctionnement d’un système ADAS, avec des conséquences potentiellement graves sur la route. Il faut donc s’appuyer sur des pratiques reconnues et vérifiables.
Certaines erreurs sautent aux yeux : une peinture irrégulière ou un panneau mal aligné se voient tout de suite. D’autres, invisibles, sont beaucoup plus dangereuses. J’ai déjà vu des véhicules retirés de la circulation aux frais de l’atelier, parce que les réparations réalisées ne pouvaient plus être corrigées. Ces situations auraient pu être évitées avec une application stricte des procédures et un suivi rigoureux.
Tout documenter, sans exception
Aujourd’hui, toute réparation ou tout procédé non consigné est réputé ne pas avoir été effectué. Et lorsqu’un véhicule est mal réparé, le risque persiste, même après sa revente. Si l’on parvient à retracer des réparations non conformes jusqu’à l’atelier qui les a réalisées, celui-ci peut encore être tenu responsable, parfois des années plus tard.
Les consommateurs peuvent désormais retracer plus facilement l’historique d’un véhicule, notamment les dommages et les réparations effectuées, sans passer par l’ancien propriétaire, l’assureur ou l’atelier. Il m’est arrivé de constater des situations où un deuxième propriétaire, par l’entremise de son assureur, a exigé la reprise complète d’une réparation mal effectuée. La facture est alors revenue à l’atelier d’origine.
Former, vérifier et responsabiliser
Assurer des réparations conformes commence par la formation : estimateurs, techniciens et gestionnaires doivent savoir où trouver les procédures des constructeurs et comment les appliquer correctement. Chaque étape doit ensuite être validée dans un processus de contrôle qualité clair, qui engage la responsabilité de chacun.
L’adhésion à un programme de certification constructeur complète cette démarche en donnant à l’atelier accès aux outils homologués, aux formations obligatoires, aux informations techniques actualisées et aux pièces à diffusion restreinte. Ce processus profite à tous : au client, à l’assureur, au constructeur et à l’atelier.





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