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Choisir les pièces vertes dans la réparation de carrosserie

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Les ventes de pièces recyclées au Québec par les membres de l’ARPAC atteignent une valeur de 200 millions de dollars annuellement. Photo LKQ / Brigitte Faucher

Dans un contexte de turbulences en approvisionnement, opter pour des pièces recyclées dans la réparation de carrosserie s’avère un choix intéressant pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, rappelons-le, il s’agit après tout de pièces d’origine usagées, certes, mais fabriquées dans les mêmes usines et sous les mêmes conditions que les véhicules qui vont les accueillir. De plus, depuis plusieurs années, les entreprises qui les fournissent ont mis en place de rigoureux processus de contrôle de qualité et une classification transparente de la condition des pièces, calculée en temps de préparation à la demi-heure près. Un recycleur qui envoie des pièces qui ne correspondent pas à la qualité attendue par les carrossiers met à risque ses relations d’affaires. Et finalement, le réseau québécois des recycleurs combine un important inventaire, un atout majeur lorsque les pièces neuves d’origine ou similaires sont en rupture de stock.

Simon Matte, président-directeur général de l’Association des recycleurs de pièces d’autos et de camions du Québec (ARPAC), qui compte 71 de ces recycleurs en son giron, va plus loin. « Nous parlons ici de pièces vertes, un chaînon important dans l’économie circulaire. Qui plus est, alors que les coûts de réparation après collision gonflent constamment, le recours à des pièces recyclées plus économiques, lorsque cela est possible, réduit d’autant la facture. »

Respecter le contrat

Simon Matte, président-directeur général de l’ARPAC signale l’importance des pièces recyclées dans une économie circulaire.
 Photo ARPAC

Comme l’indique M. Matte, les pièces recyclées sont un choix gagnant lorsque le contrat qui lie l’assureur à son client le permet. Dans le cas d’une valeur à neuf par exemple, le client s’attendra à ce que sa voiture soit réparée exclusivement avec des pièces neuves d’origine.

« Dans le contexte normal, oui, signale Vincent Lacasse, directeur des ventes pour l’est du Canada chez LKQ. Cependant, on constate une hausse de la demande pour les pièces recyclées, même dans ce type de couverture. L’équation est simple, d’un côté on explique au client qu’il devra attendre possiblement des mois pour sa voiture faute de pièces d’origine disponibles, et de l’autre l’assureur peut lui proposer l’option de pièces recyclées afin qu’il puisse récupérer son véhicule réparé beaucoup plus rapidement. Ça n’a pas de sens de laisser une voiture chez le carrossier des mois en attendant la pièce de 50 dollars qui manque. »
M. Lacasse, qui représente une entreprise que fournit les trois catégories de pièces de remplacement – d’origine, équivalentes et recyclées – mentionne aussi que dans l’attente de pièces d’origine, des réparations temporaires avec des pièces recyclées sont parfois effectuées pour remettre entre-temps la voiture sur la route, en accord avec tous les partis.

Une pression sur les inventaires

M. Lacasse estime que 25 000 véhicules retirés de la route au Canada sont nécessaires pour répondre aux besoins annuels en pièces usagées pour la réparation automobile. Leur disponibilité a été réduite par la diminution du nombre de véhicules jugés pertes totales, le fait que les automobilistes conservent leurs voitures plus longtemps, mais aussi par l’exportation de ces véhicules gravement accidentés sur des marchés où leur remise sur la route après réparation est moins contraignante. Cela met de la pression sur les inventaires et pourrait pousser les prix à la hausse, ce qui ne semble pas être le cas pour le moment.

Chose certaine, M. Lacasse, à l’instar de M. Matte, communique depuis longtemps avec les carrossiers et les assureurs pour leur rappeler que l’option des pièces recyclées contribue à réduire significativement les coûts totaux de réparation.

« Opter pour des pièces recyclées dans la réparation de carrosserie peut faire la différence entre une perte totale et un véhicule qu’on pourra remettre sur la route », constate Charles Aubry, gestionnaire de compte, Québec et Maritimes francophones pour Progi. « Notre plateforme ProgiPièces va proposer les pièces de remplacement selon les filtres imposés par le contrat. Le client qui paie une assurance promettant des pièces d’origine s’attend à avoir des pièces neuves sur son véhicule accidenté. Toutefois, on voit qu’il y a des ententes et de la créativité pour réduire les temps d’attente et les frustrations. Un véhicule immobilisé pendant des mois dans l’attente d’une pièce risque d’avoir besoin à la fin d’une nouvelle batterie ou encore d’un entretien sérieux des freins. Qui va payer pour ces travaux supplémentaires ? »

La plateforme d’achat de pièces de carrosserie ProgiPièces présente une pièce de remplacement dans les trois catégories, son prix et sa disponibilité. Photo Progi

Une question de sécurité

Ceci étant dit, sous aucune circonstance les processus de réparation des constructeurs automobiles ne doivent être escamotés lors du choix d’une des catégories de pièces. « Dans certains cas liés à la sécurité par exemple, il faut absolument que la réparation se fasse avec une pièce neuve venant du constructeur », précise Alexandre Rocheleau, capitaine marketing aussi chez Progi.

Ce dernier précise aussi que pour faciliter l’accès des véhicules donateurs de pièces, Progi mène un projet pilote sur sa plateforme d’encan ProgiPix sous la forme de la Réserve, permettant aux recycleurs de garantir des pièces tirées des véhicules achetés à l’assureur. « Un recycleur pourrait ainsi payer moins cher le véhicule s’il s’entend avec l’assureur pour la fourniture ultérieure des pièces qu’il récoltera sur le véhicule », résume M. Rocheleau.

Le contrôle de la qualité des pièces recyclées, ici aux installations de LKQ, est la base de la relation de confiance avec le carrossier.
 Photo LKQ / Brigitte Faucher

Économie circulaire

De toutes parts on constate une volonté de développer des solutions face aux enjeux d’approvisionnement et de préservation des ressources. « Notre secteur s’est adapté pour répondre aux attentes des carrossiers en matière de qualité, notamment par la formation et la proposition de pièces plus récentes. On estime que 10 % des pièces de remplacement utilisées lors des réparations sont des pièces recyclées, estime M. Matte. Toutefois, on signale une migration vers cette catégorie de pièces et les solutions similaires pour des questions de coûts et d’accessibilité. Nous travaillons aussi à introduire graduellement de nouvelles catégories de pièces pour répondre à l’évolution technologique, notamment en matière d’électrification des transports. Nous allons aussi relancer une campagne de sensibilisation au sujet des coussins gonflables, que nous recyclons depuis une dizaine d’années et qui font toute une différence dans le coût des réparations. »

 

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