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Une histoire de passion

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Alexandre Gaudet, Jean-François Poliquin et Pascal Garcia, restaurateurs de AG Artiste Carrossier, devant une corvette 427 1967. PHOTO AG Artiste Carrossier
Fiat500 1971, première grosse restauration réalisée pour un et client particulièrement agréable. PHOTO AG Artiste
Austin Healey 1960 qui a eu droit à une peinture complète. Une relation tellement positive s’est développée avec le client qu’il a confié à l’atelier la peinture de la BMW 2002TII 1972 de son épouse. PHOTO AG Artiste
Une vue sur l’atelier de ce passionné où on retrouve un Muscle, Car (Trans Am 1994), un Tuner Car ( BRZ avec modifications esthétiques), une camionnette F350 V10 et un antique Cadillac 1926, entre autres. PHOTO AG Artiste
Lucien Cloutier a une affection toute particulière pour les vieilles Cadillac dont il possède neuf exemplaires. PHOTO Lucien Cloutier
Le restaurateur et collectionneur Lucien Cloutier se demande chaque matin avec laquelle de ses voitures classiques il prendra la route… et fera tourner les têtes. PHOTO Lucien Cloutier

La voiture antique est histoire de passion. Certains les collections, d’autres les restaurent et tous partagent leur amour pour ces remarquables véhicules d’une autre époque.

Président du club Voitures anciennes du Québec, qui regroupe plus de 2500 membres, Denis Vallée explique le phénomène. « Pour plusieurs personnes, la voiture est liée à des souvenirs, une nostalgie d’une époque. Moi j’adore le design des voitures d’avant 1960 avec leurs carrosseries distinctives et tous ces chromes. Notre association regroupe des propriétaires de voitures ayant au moins 25 ans et malgré la pandémie et la suspension de nos activités publiques le nombre de membres a augmenté. »

Cet optométriste illustre bien ce qui forme l’écosystème de la voiture antique. Un père garagiste qui l’amenait en balade dans une vieille voiture des années 1930. Dans la quarantaine, plus de temps pour développer un passe-temps d’où l’achat d’une Cadillac convertible 1954 en 2009. Une belle voiture de balade qu’il partage avec son épouse, mais dont la fiabilité lui fait dire : « On sait à quelle heure on part, mais jamais à quelle heure on va arriver ». Il mentionne d’ailleurs que plusieurs membres de son association se débrouillent en mécanique, ce qui semble en effet un prérequis.

Acheter des projets

Le collectionneur Lucien Cloutier lève son verre aux amateurs de belles voitures anciennes. PHOTO Lucien Cloutier

Parlant Cadillac et connaissances mécaniques, rencontrons Lucien Cloutier qui compte une collection de neuf Cadillac mises en  marché de 1954 à 1976. Depuis 1990, il les répare et les restaure lui-même. « Pour moi, Cadillac c’est une marque mythique, explique-t-il. J’achète des projets, car c’est moins cher que d’acquérir des voitures déjà restaurées. Ce sont des défis à chaque fois, car j’aime les remettre en condition comme si elles sortaient du concessionnaire. C’est plus facile aujourd’hui de trouver des pièces, avec internet. Avant, c’était au téléphone ou par courrier. »

Quand on lui demande s’il vend parfois ces beautés restaurées, il se braque. « Mais non, surtout pas, ce sont des trophées. J’aime les faire rouler. Je me lève le matin et je me demande, tiens, quelle voiture je vais prendre aujourd’hui. »

Des ateliers de mordus

Richard Grenon a conduit sa première Hot Rod lorsqu’il avait 14 ans. Pas étonnant de le retrouver dans son atelier à Sainte-Anne-de-Bellevue où il se spécialise dans la restauration de voitures rares. « La voiture antique de prestige c’est un petit monde où tous se connaissent. Quand j’ai restauré ma première voiture en 1981, une Bentley, le bouche-à-oreille a fait son œuvre. J’ai quelques clients au Canada, mais la plupart se trouvent à travers le monde. Je restaure les voitures que ces clients me confient, mais j’achète aussi des voitures en mauvaise condition que je vais remettre à neuf avant de les revendre. Ces clients que nous croisons aux grandes expositions américaines sont devenus des amis au fil des années. »

Cette clientèle au portefeuille bien garni comprend que restaurer ce type de voitures classiques demande un investissement majeur en temps et en pièces. « Normal d’être au sommet des prix de revente quand on pense qu’on trouve les pièces un peu partout dans le monde et que l’on compte en milliers d’heures le temps nécessaire à la restauration », explique M. Grenon. Ce dernier, qui travaille avec son fils Nicolas aimerait bien conserver pour lui quelques modèles qui lui passent sous la main, mais n’a simplement pas l’espace pour les conserver.

Le restaurateur Richard Grenon, ici en compagnie de son fils Nicolas, s’est fait une spécialité de faire briller de mille feux les voitures anciennes luxueuses. PHOTO Richard Grenon

Alexandre Gaudet a travaillé dans des ateliers de carrosserie où l’on répare aussi rapidement que possible les voitures accidentées. Après quelques années, il a réalisé que ce n’était pas dans ce contexte qu’il trouverait son bonheur. « J’ai toujours adoré travailler sur des voitures le fun et je conservais toujours un projet de restauration pour occuper mes temps libres. Il y a maintenant six ans, je lançais ma propre entreprise de carrosserie où je répare des voitures accidentées, certes, mais où je peux vraiment laisser libre cours à ma passion pour la restauration. » L’atelier AG Artiste Carrossier, bien nommée, restaure à son rythme deux voitures anciennes par année à travers les autres travaux.

Une clientèle particulière

« J’adore cette clientèle de passionnés, témoigne l’artiste. Ce sont des gens de la grande région de Montréal qui n’attendent pas après cette voiture pour aller travailler. Plusieurs viennent me voir pendant les travaux et j’envoie à tous des photos pour illustrer l’avancement du projet. Je trie les clients sur le volet, car ils deviennent associés au projet. L’important est qu’ils comprennent le travail que ça représente et à quel point je veux un résultat parfait. Ma réputation en dépend dans ce milieu où tous se connaissent. » Pour lui, le collectionneur ou simple amateur de belles voitures doit avant tout vouloir les faire rouler et non pas les sceller dans une vitrine.

Il explique qu’il est bien difficile de dire à un client qui lui confie une perle rare à restaurer combien coûtera l’opération. « Une fois le démontage fait, je vais aviser le client si la voiture ne vaut pas la peine d’être restaurée. Sinon, je vais faire une évaluation sommaire du temps nécessaire, mais il y a tellement d’imprévus que le client comprend que les montants vont varier. Je suis toujours transparent et mes clients me font confiance. »

 

Catégories : Carrosserie, Éditorial
Étiquettes : Entretien et réparation

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