Steeve De Marchi tire sa révérence de l’AMVOQ

Steeve De Marchi aura passé 14 ans redorer l’image du marchand de voitures d’occasion. Crédit : AMVOQ
Arrivé en poste en janvier 2013, Steeve De Marchi quittera son poste de directeur général de l’Association des marchands de véhicules d’occasion du Québec (AMVOQ) en décembre après une présence déterminante de 14 ans.
Annoncé cet été, le départ de M. De Marchi a été souligné de belle façon lors de la soirée de gala de l’Annuel de l’AMVOQ qui s’est déroulée en octobre au Manoir Richelieu dans Charlevoix. C’est là qu’Autosphere a pu rencontrer le directeur général sortant afin de faire le point sur son passage, mais aussi sur les défis qui attendent celui qui prendra sa succession.
Rappelons qu’avant de prendre les rênes de l’association, M. De Marchi avait déjà complété un riche parcours dans l’industrie automobile. Il a touché à la vente de véhicules neufs, à la distribution de pneus puis à celle de pièces automobiles. Le détenteur d’un MBA en gestion d’entreprise est par la suite approché par l’AMVOQ qui vit alors une période de turbulences. Rapidement, il insuffle à cette association d’environ 1250 membres les valeurs de rigueur et de transparence que son entourage professionnel lui reconnaît encore aujourd’hui.
« Je ne veux pas parler de moi, mais plutôt de cette association de gens d’affaires qui ont vécu au cours des dernières années, et qui continueront de connaître dans l’avenir, de nombreux défis, tranche M. De Marchi. Notre objectif n’a jamais été d’augmenter le nombre de membres, mais plutôt de rehausser la barrière à l’accès. »
Redorer l’image du secteur
En fait, promouvoir le professionnalisme et l’éthique tout en défendant les intérêts à la fois des marchands et des consommateurs représente l’essentiel du legs de M. De Marchi. Il est bien conscient toutefois du travail à accomplir par son successeur pour contribuer à redorer l’image du secteur de la revente de véhicules.
Comme s’amuse à l’illustrer le directeur général, la vente de véhicules est une opération simple. D’un côté, une voiture et de l’autre, un client. « C’est entre les deux que tout se complexifie, poursuit-il. Il y a une grande sophistication des outils, autant pour la gestion que pour la mise en marché. De plus, il ne faut pas écarter les complexités réglementaires qui exigent que nos marchands s’informent et marchent droit. »
Pour M. De Marchi, le défi pour l’avenir pour les membres de l’AMVOQ sera de réaliser pleinement les avantages de la conformité. « Je sais que c’est lourd et coûteux alors que les consommateurs recherchent les économies. Mais il y a une grande valeur à avoir une belle image tout en travaillant sur le long terme. Bref, faites la job comme il faut et vous allez rentrer dans votre argent. »
La retraite pour M. De Marchi, ce sera d’abord de voyager, en profiter à fond alors que la santé est bonne. Un peu d’ébénisterie aussi. Et au niveau professionnel, rien à déclarer pour l’instant.
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