Pour l’exercice de ce mois, j’ai tourné ma loupe dans la direction de la répartition de l’âge des véhicules qui sont entretenus et réparés dans nos ateliers indépendants. Et derrière ces données se cachent de très intéressantes informations.
Le tableau principal de cette chronique indique qu’une tranche importante de nos visiteurs sur quatre roues, soit plus de 68 % du volume total, sont âgés de plus de huit ans. Cette réalité historique révèle deux facteurs déterminants pour notre marché présentement.
Le premier constat, c’est que les véhicules légers sont construits d’une façon beaucoup plus durable. L’autre facteur expliquant cette concentration de voitures de la clientèle dans les tranches d’âge plus avancées est lié à l’actualité. Le prix des véhicules, neufs comme d’occasion, a tellement grimpé au cours des dernières années que les automobilistes les conservent plus longtemps. En soi, c’est une excellente nouvelle pour nos ateliers.
Si je tourne mon regard vers la tranche plus jeune de ce bassin de clients, la pointe de zéro à trois ans, nous voyons qu’elle représente près de 10 % du volume des visites. Nos lecteurs seront heureux d’apprendre que ce pourcentage encore modeste est composé à 24 % de véhicules électriques ou hybrides.
Cela signifie que des propriétaires de véhicules de haute technologie, encore attachés au concessionnaire par la couverture de la garantie d’origine, choisissent de confier leurs voitures à motorisation alternative à des ateliers indépendants de leur voisinage. Et sachez que cette tendance n’ira qu’en croissant au fil des prochaines années.
Nos ateliers précurseurs qui ont négocié le virage électrique en allant chercher la formation et les équipements nécessaires pour répondre à cette nouvelle demande peuvent se réjouir.
La facture moyenne pour ces véhicules à niveau d’entretien plus réduit s’élève toutefois à 410 dollars. Certes, une partie de cette facture est composée de la vente de pneus, item souvent usé prématurément sur ces véhicules.
Si je me fie à la facture moyenne réglée par les propriétaires de véhicules légers de plus de quatre ans, qui atteint en ce moment 521 $ à chaque visite, il ne fait aucun doute à mon esprit que lorsque les véhicules électriques et hybrides vont franchir cet anniversaire, leurs coûts d’entretien vont peser nettement plus lourd dans nos caisses enregistreuses.
Parlant des coûts d’entretien, je tiens à partager une petite information stratégique avec vous. Saviez-vous que les véhicules à motorisation diesel ont en moyenne près de neuf ans lorsqu’ils passent dans nos ateliers et que la facture moyenne s’élève à 932 $ pour chaque visite ? Souvent représentée par des camionnettes et autres véhicules commerciaux légers, cette catégorie de véhicule travaille fort et très longtemps. Dans ces conditions, leurs propriétaires ou les gestionnaires qui en supervisent des flottes complètes ne se surprennent pas des frais élevés de l’entretien de ces bêtes de somme, d’autant qu’ils sont absorbés par les opérations financières de l’entreprise. Pour un atelier qui veut diversifier ses sources de revenus, à l’instar de l’électrique, cela pourrait bien s’intéresser à cette famille de véhicules et aux besoins des gestionnaires de parcs commerciaux.
Le virage asiatique
Notre dernier constat concerne la provenance des véhicules qui sont entretenus dans nos ateliers. Les plus récentes statistiques confirment la tendance déjà décrite à nos lecteurs d’un marché migrant vers les véhicules asiatiques. Au Québec, les trois premières marches du podium sont occupées par Toyota, Ford et Hyundai. Les constructeurs Honda et KIA complètent la liste des cinq premiers constructeurs dont les divers modèles passent entre les mains de nos techniciens.
On voit ici, dans cette chronique, comment des données prennent une tout autre dimension lorsqu’on les exprime en potentiel commercial ou en avenues de diversification des revenus.
Les données du mois
![]() |
Ventes globales 2026 versus 2025
Le premier trimestre était bien parti mais le temps froid et la neige donnent du retard à mars, les ventes de janvier + 2,9 %, Février +6,7 % et Mars -5,8 %. Du côté des bonnes nouvelles, les ventes de main d’œuvre sont en hausse de 8 % |
![]() |
Nombre de factures vs facture moyenne
Pour le premier trimestre le nombre de factures est en baisse de 2,8 %, cela ne signifie pas un élément négatif si la facture moyenne augmente ce qui est le cas de +9,16 %. |









D.D.O.
Permanent

